Ça fait 3 mois que je suis à 100% en télétravail avec le confinement (avant, c'était 0%).
Ça m'a permis d'avancer sur certains sujets où je patinais car interrompu trop fréquemment au bureau et ces sujets demandaient de la concentration sur plusieurs jours. Pour ça, pouvoir m'isoler une semaine ou deux d'affilée en télétravail de temps en temps peut être un gain de productivité.
Mais d'un autre côté, il y a plein de petites choses qui me manquent. Il y a beaucoup d'informations professionnelles qui sont échangées de manière informelle lors des pauses café, pause déjeuner, couloirs, etc. Des infos qui ne trouveraient pas forcément leur place dans une réunion organisée, mais qui sont importantes quand même.
Les séances dépannage d'un collègue, à son poste, où on cherche ensemble à comprendre ce qui cloche, où on esquisse un début de conception sur le coin de table, où on fait découvrir une techno ou sa « création » au collègue en lui montrant l'écran avec les doigts (si on l'aime pas on peut même toucher l'écran avec les doigts gras).
Les séances débugage en plateforme, quand on fait face à un problème redoutable, où tout le monde s’agglutine pour donner sa petite idée. Ce cocktail de jus de cerveau distillé en live. À plusieurs, physiquement présents, on se sent davantage tous ensemble dans le même bateau. Et la joie partagée quand on trouve enfin, collectivement, la source du désastre.
La possibilité de parler à quelqu'un de son problème (sans organiser une réunion), d'échanger à ce sujet. Ce quelqu'un peut n'en avoir rien à cirer du problème en question, mais juste apporter une écoute, faire office de soutien moral, parfois ouvrir des idées, et parfois on résout son problème naturellement juste en l'exposant à l'oral à son interlocuteur.
Ces mini réunions brain storming au bureau ou dans un couloir où on repart avec une roadmap de killer et une bonne dose de motivation après avoir découvert ensemble une super idée de conception.
La possibilité de se pointer au bureau d'un collègue en tirant une sale gueule en lui disant d'entrée de jeu : « on va parler un peu de tes specs/ton code là... » Parfois en débarquant à plusieurs d'ailleurs (style « on vient pour te péter la gueule » [:trollface])
On se sent aussi moins seul face à un évènement qui nous touche collectivement (positif comme négatif). C'est beaucoup plus facile de voir les réactions des gens ou d'entamer une discussion sur ces sujets à chaud. Dans une grosse boite, c'est important de ne pas se sentir seul face à une bureaucratie écrasante ou des process délirants.
# Relations sociales
Posté par Meku (site web personnel) . En réponse au journal Télétravail, premier pas vers une délocalisation générale ?. Évalué à 9.
Ça fait 3 mois que je suis à 100% en télétravail avec le confinement (avant, c'était 0%).
Ça m'a permis d'avancer sur certains sujets où je patinais car interrompu trop fréquemment au bureau et ces sujets demandaient de la concentration sur plusieurs jours. Pour ça, pouvoir m'isoler une semaine ou deux d'affilée en télétravail de temps en temps peut être un gain de productivité.
Mais d'un autre côté, il y a plein de petites choses qui me manquent. Il y a beaucoup d'informations professionnelles qui sont échangées de manière informelle lors des pauses café, pause déjeuner, couloirs, etc. Des infos qui ne trouveraient pas forcément leur place dans une réunion organisée, mais qui sont importantes quand même.
Les séances dépannage d'un collègue, à son poste, où on cherche ensemble à comprendre ce qui cloche, où on esquisse un début de conception sur le coin de table, où on fait découvrir une techno ou sa « création » au collègue en lui montrant l'écran avec les doigts (si on l'aime pas on peut même toucher l'écran avec les doigts gras).
Les séances débugage en plateforme, quand on fait face à un problème redoutable, où tout le monde s’agglutine pour donner sa petite idée. Ce cocktail de jus de cerveau distillé en live. À plusieurs, physiquement présents, on se sent davantage tous ensemble dans le même bateau. Et la joie partagée quand on trouve enfin, collectivement, la source du désastre.
La possibilité de parler à quelqu'un de son problème (sans organiser une réunion), d'échanger à ce sujet. Ce quelqu'un peut n'en avoir rien à cirer du problème en question, mais juste apporter une écoute, faire office de soutien moral, parfois ouvrir des idées, et parfois on résout son problème naturellement juste en l'exposant à l'oral à son interlocuteur.
Ces mini réunions brain storming au bureau ou dans un couloir où on repart avec une roadmap de killer et une bonne dose de motivation après avoir découvert ensemble une super idée de conception.
La possibilité de se pointer au bureau d'un collègue en tirant une sale gueule en lui disant d'entrée de jeu : « on va parler un peu de tes specs/ton code là... » Parfois en débarquant à plusieurs d'ailleurs (style « on vient pour te péter la gueule » [:trollface])
On se sent aussi moins seul face à un évènement qui nous touche collectivement (positif comme négatif). C'est beaucoup plus facile de voir les réactions des gens ou d'entamer une discussion sur ces sujets à chaud. Dans une grosse boite, c'est important de ne pas se sentir seul face à une bureaucratie écrasante ou des process délirants.