Comme il parle de 2020 dans son ensemble (tu prends juste la période d'épidémie), je suis allé vérifier sur le site de l'insee : si mes calculs sont bons, à partir des données mensuelles, on a 18000 décès en plus cette année au premier mai qu'en 2019. Après, c'est vrai que c'est quand même sensiblement moins que le nombre de décès attribués au covid (autour de 29000 si je me souviens bien). Un article de l'insee explique que pour analyser il faut regarder ce qui se passe avant et après. Ils émettent l'hypothèse que, comme la grippe de cette année a été clémente (plus douce que celle de 2019 qui était proche de la moyenne), elle « a épargné des personnes très fragiles, ce qui a sans doute accru la population à risque face à cette épidémie ». De plus, ils disent du coup qu'on pourrait par la suite constater "un « déficit de mortalité » correspondant aux vies écourtées par l’épidémie", et concluent que « ce travail d’évaluation oblige à beaucoup d’humilité dans les projections aujourd’hui, et dans les interprétations demain. » Les chiffres (non définitifs) pour le mois de mai sont similaires à 2019.
Bref, c'est encore tôt pour vraiment analyser et comparer même avec les chiffres toutes causes confondues (même s'ils sont en effet au moins fiables en soi).
[^] # Re: un graphique utile de plus
Posté par anaseto . En réponse au journal Graphiques et cartes Grafana de l'évolution du COVID-19. Évalué à 5. Dernière modification le 18 juin 2020 à 10:44.
Comme il parle de 2020 dans son ensemble (tu prends juste la période d'épidémie), je suis allé vérifier sur le site de l'insee : si mes calculs sont bons, à partir des données mensuelles, on a 18000 décès en plus cette année au premier mai qu'en 2019. Après, c'est vrai que c'est quand même sensiblement moins que le nombre de décès attribués au covid (autour de 29000 si je me souviens bien). Un article de l'insee explique que pour analyser il faut regarder ce qui se passe avant et après. Ils émettent l'hypothèse que, comme la grippe de cette année a été clémente (plus douce que celle de 2019 qui était proche de la moyenne), elle « a épargné des personnes très fragiles, ce qui a sans doute accru la population à risque face à cette épidémie ». De plus, ils disent du coup qu'on pourrait par la suite constater "un « déficit de mortalité » correspondant aux vies écourtées par l’épidémie", et concluent que « ce travail d’évaluation oblige à beaucoup d’humilité dans les projections aujourd’hui, et dans les interprétations demain. » Les chiffres (non définitifs) pour le mois de mai sont similaires à 2019.
Bref, c'est encore tôt pour vraiment analyser et comparer même avec les chiffres toutes causes confondues (même s'ils sont en effet au moins fiables en soi).