• [^] # Re: L'Histoire a aussi un contexte

    Posté par . En réponse au journal Une question complexe : pourquoi on déboulonne des statues. Évalué à 3. Dernière modification le 17 juin 2020 à 21:46.

    Mouais, on peut aussi prendre des définitions plus biologiques et moins prudes...

    On y lit par exemple que chez les animaux domestiques on parle de races, mais que d'autres termes sont employés pour plus ou moins la même chose pour les animaux sauvages (sous-espèces) ou les végétaux (variétés). Et je ne pense pas que ceux qui parlaient de race au XIXème siècle imaginaient que les hommes aient été découpés en sous-groupes par sélection.

    Il existe des populations humaines qui ont vécu de manière assez isolée pendant de longues périodes. De la même manière que ça se traduit par des caractéristiques visibles différentes, il y a des chances pour que ça se traduise par des caractéristiques invisibles différentes (et je ne parle pas juste des blancs/noirs, on a des gênes plus ou moins présents chez les Japonais, les Chinois ou les Coréens par exemple ; lesquels ne se ressemblent pas forcément physiquement d'ailleurs). Il y a un exemple (un peu connu ?) avec la tolérance au lactose à l'âge adulte, beaucoup plus présente dans les populations européennes qu'est-asiatiques (les Européens ayant développé une agriculture incluant les produits laitiers depuis longtemps).

    Alors bien sûr les principes habituels s'appliquent (pas de généralisations à deux balles, tous ces gens qui constituent l'humanité ne sont pas des groupes complètement distincts n'ayant aucune caractéristiques communes et on ne peut pas tracer des traits très nets autour de ces groupes ; tout comme les animaux sauvages d'ailleurs, voire les animaux domestiques), mais tout ça ressemble à une manière de cacher une posture morale derrière une approche scientifique... ça ne nous apprend rien.