Ceci satisfait "tous les éléments de 1 ne sont pas forcément plus grand que ceux de 2"
(pour rappel, la phrase était "je remets en cause que tous les individus de B sont forcément mieux lotis que ceux de A").
Pourtant, ça reste vrai que pour chaque élément de 1, il existe un élément de 2 qui est plus petit
(pour rappel, la phrase était "s'il existe des gens du groupe B qui ont 2 parts, alors, il existe des gens du groupe A qui ont 0 parts")
Eh bien je pense que certains critères de discrimination peuvent jouer tellement qu'un autre peut devenir négligeable ...
Mouais. C'est un exemple ad hoc qui est basé sur "je pense" et qui est construit pour démontrer ce que tu veux démontrer. Je peux faire la même chose et montrer que l'application de la discrimination positive va favoriser le blanc de Clichy-sous-Bois: la discrimination des habitants des banlieues est à 50% liées à la mauvaise réputation de ses habitants noirs, et une fois la discrimination positive appliquée, la mauvaise réputation des noirs disparaît et ce biais d'association disparaît et la probabilité d'embauche du blanc de Clichy-sous-Bois augmente de tandis que ses concurrent blancs diminuent.
Et puis, c'est bien pratique "certains critères de discrimination peuvent jouer tellement" sorti de ton chapeau. Pourquoi aller dans un sens et pas dans l'autre: pourquoi ce ne serait pas la discrimination envers la couleur de peau qui rend la discrimination envers les gens de banlieue (entre deux blancs, un de banlieue et un pas de banlieue, et un noir, le fait que le blanc vienne de banlieue n'a plus vraiment d'importance). Peut-être que tu penses cela irréaliste, mais c'est pas moins légitime que ton affirmation.
Et puis, si tu élimines la discrimination envers les gens de banlieue de manière à ce qu'ils trouvent un job en fonction de leur mérite, c'est donc que tu "punis" les noirs pas de banlieue, non ? À moins que ta solution soit qu'il est immoral de ne pas discriminer (parce que selon ton raisonnement, tout impact sur une discrimination signifie que tu punis quelqu'un victime d'une discrimination différente).
et qu'ils sont plus proche du 50/50
Mouais. D'accord pour dire que les comparaison à si basse échelle ne valent pas grand'chose, mais l'un des deux aura en moyenne une période de chômage 2 fois plus longue. Avec une moyenne de durée de chômage en France de l'ordre d'un an, on parle d'une personne qui finit par avoir plus d'un an de chômage en plus que l'autre, c'est pas vraiment 50/50.
va donc avoir tendance, à mon avis, à surcompenser
On n'en est pas à une autre évaluation ad hoc, hein. Et pourquoi pas plutôt: une correction sur ce biais va donc avoir tendance, à mon avis, à s'appliquer uniquement aux noirs qui ont une chance et qui ne cumulent pas les discriminations, c-à-d pas de Clichy-sous-Bois, avec donc 0 conséquence sur le blanc de Clichy-sous-Bois.
Mais cela ne répond pas vraiment à ma question: que fais-tu du cas inverse. Quand tu appliques la discrimination, ton blanc de banlieue passe de 1.5% à 0%, mais ton noir pas de banlieue, de 32.5% à 49%.
Comment tu justifies de faire passer le noir pas de banlieue de 49% à 32.5%, soit de une chance sur deux à une chance sur trois, simplement pour améliorer de une chance sur 66 celle de ton blanc de banlieue ? Pour un impact en pratique nul sur la vie du blanc de banlieue, tu réduit significativement et injustement les chances du noir pas de banlieue. Comment tu justifies ce choix ? De mon côté, le choix est facile à justifier: on a retiré une discrimination et avancé vers une situation plus juste (et l'étape suivante sera la discrimination de banlieue si tu veux).
[^] # Re: Trouvé sur le net
Posté par j-c_32 . En réponse au lien Luttes antiracistes : le renouveau par les femmes - Mediapart (vidéo, 10 min). Évalué à -2. Dernière modification le 10 juin 2020 à 21:13.
liste_1 = (3, 4, 5, 6, 7, 8)
liste_2 = (1, 2, 3, 4, 5, 6)
Ceci satisfait "tous les éléments de 1 ne sont pas forcément plus grand que ceux de 2"
(pour rappel, la phrase était "je remets en cause que tous les individus de B sont forcément mieux lotis que ceux de A").
Pourtant, ça reste vrai que pour chaque élément de 1, il existe un élément de 2 qui est plus petit
(pour rappel, la phrase était "s'il existe des gens du groupe B qui ont 2 parts, alors, il existe des gens du groupe A qui ont 0 parts")
Mouais. C'est un exemple ad hoc qui est basé sur "je pense" et qui est construit pour démontrer ce que tu veux démontrer. Je peux faire la même chose et montrer que l'application de la discrimination positive va favoriser le blanc de Clichy-sous-Bois: la discrimination des habitants des banlieues est à 50% liées à la mauvaise réputation de ses habitants noirs, et une fois la discrimination positive appliquée, la mauvaise réputation des noirs disparaît et ce biais d'association disparaît et la probabilité d'embauche du blanc de Clichy-sous-Bois augmente de tandis que ses concurrent blancs diminuent.
Et puis, c'est bien pratique "certains critères de discrimination peuvent jouer tellement" sorti de ton chapeau. Pourquoi aller dans un sens et pas dans l'autre: pourquoi ce ne serait pas la discrimination envers la couleur de peau qui rend la discrimination envers les gens de banlieue (entre deux blancs, un de banlieue et un pas de banlieue, et un noir, le fait que le blanc vienne de banlieue n'a plus vraiment d'importance). Peut-être que tu penses cela irréaliste, mais c'est pas moins légitime que ton affirmation.
Et puis, si tu élimines la discrimination envers les gens de banlieue de manière à ce qu'ils trouvent un job en fonction de leur mérite, c'est donc que tu "punis" les noirs pas de banlieue, non ? À moins que ta solution soit qu'il est immoral de ne pas discriminer (parce que selon ton raisonnement, tout impact sur une discrimination signifie que tu punis quelqu'un victime d'une discrimination différente).
Mouais. D'accord pour dire que les comparaison à si basse échelle ne valent pas grand'chose, mais l'un des deux aura en moyenne une période de chômage 2 fois plus longue. Avec une moyenne de durée de chômage en France de l'ordre d'un an, on parle d'une personne qui finit par avoir plus d'un an de chômage en plus que l'autre, c'est pas vraiment 50/50.
On n'en est pas à une autre évaluation ad hoc, hein. Et pourquoi pas plutôt: une correction sur ce biais va donc avoir tendance, à mon avis, à s'appliquer uniquement aux noirs qui ont une chance et qui ne cumulent pas les discriminations, c-à-d pas de Clichy-sous-Bois, avec donc 0 conséquence sur le blanc de Clichy-sous-Bois.
Mais cela ne répond pas vraiment à ma question: que fais-tu du cas inverse. Quand tu appliques la discrimination, ton blanc de banlieue passe de 1.5% à 0%, mais ton noir pas de banlieue, de 32.5% à 49%.
Comment tu justifies de faire passer le noir pas de banlieue de 49% à 32.5%, soit de une chance sur deux à une chance sur trois, simplement pour améliorer de une chance sur 66 celle de ton blanc de banlieue ? Pour un impact en pratique nul sur la vie du blanc de banlieue, tu réduit significativement et injustement les chances du noir pas de banlieue. Comment tu justifies ce choix ? De mon côté, le choix est facile à justifier: on a retiré une discrimination et avancé vers une situation plus juste (et l'étape suivante sera la discrimination de banlieue si tu veux).