C'est donc une question de principe plus que de fait,
Pas vraiment. Le pied dans la porte est une technique utilisée très couramment en politique (et pas seulement en politique, d'ailleurs). On commence par un truc contre lequel personne ne peut vraiment solidement argumenter (par exemple : qui serait contre le relevé d'ADN chez les pédophiles récidivistes) pour arriver à un truc proprement délirant (tests pour tout le monde ou presque : braqueurs de banlieue, faucheurs d'OGM...). C'est un exemple caricatural quoique réel mais c'est toujours le même scénario : quand on veut introduire quelque chose d'inacceptable, on commence par le principe général dans un cadre très acceptable puis on introduit de subtiles évolutions pour finir quelques années plus tard par atteindre quelque chose de nettement moins fun.
Pour cette appli de traçage, il est facile d'imaginer que ceux qui l'auront installés auront à terme des droits supplémentaires par rapport à ceux qui ne l'auront pas fait. Puis, pour des raisons d'efficacité, on basculera un jour ou l'autre au traçage véritable. Peut-être par étapes...
Est-ce l'intention du gouvernement aujourd'hui ? Je n'en sais rien. Sans doute pas mais peut-on leur faire confiance. En tout état de cause, si un jour un gouvernement veut le faire, le cadre sera déjà prêt. La mise en place d'une telle appli, dans une ambiance politique qui évolue tranquillement vers du tout sécuritaire / répressif est pour le moins inquiétante car la constitution française, les accords européens, la justice et les lois ne protègent pas les citoyens contre les abus du gouvernement. Ils peuvent faire n'importe quoi sans avoir de comptes à rendre à la population qui les a élu.
De plus, l'acceptation du traçage des populations par les GAFAM... C'est l'argument massue mais est-il réellement solide ?
A-t-on vraiment le choix ?
Oui sans doute mais à quel prix. Tout ce qu'on fait est tracé mais si l'on pouvait désactiver le GPS d'un téléphone (vraiment, hein, pas juste en faisant confiance à google. Un interrupteur physique), ou mieux, acheter des téléphones sans GPS, n'y aurait-il pas beaucoup de monde à le faire ?
Si l'on pouvait utiliser facebook en hébergeant soi même les données que l'on publie, n'y aurait-il pas du monde à l'utiliser de la sorte ?
Dire qu'on l'accepte me semble excessif. On l'accepte comme on accepte les séquelles d'un accident. On s'en passerait bien mais les liens entre les gens se sont très nettement virtualisés et le coût d'un refus de ce traçage est relativement élevé. Quand Linky a été installé, de nombreuses personnes se sont élevées contre la possibilité d'intrusion dans les vies privées. Linky a été installé. Est-ce à dire qu'il a été pleinement accepté ? A-t-on le choix ?
De toute façon, cela rejoint ce que je disait au premier paragraphe. Ces situations sont arrivées progressivement (il suffit de lire les évolutions des clauses d'utilisation des données privées sur google ou facebook...). Comme le réchauffement climatique et l'effondrement de la bio diversité. La progressivité rend l'opposition difficile car chaque étape ne verra qu'un nombre réduit d'opposants.
On n'est pas d'accord mais quel choix avons nous et comment le refuser ?
[^] # Re: Liberticide à long terme (i.e. pas tout de suite) ?
Posté par Jice . En réponse au journal StopCovid : inefficace, dangereux, totalitaire. Évalué à 4.
Pas vraiment. Le pied dans la porte est une technique utilisée très couramment en politique (et pas seulement en politique, d'ailleurs). On commence par un truc contre lequel personne ne peut vraiment solidement argumenter (par exemple : qui serait contre le relevé d'ADN chez les pédophiles récidivistes) pour arriver à un truc proprement délirant (tests pour tout le monde ou presque : braqueurs de banlieue, faucheurs d'OGM...). C'est un exemple caricatural quoique réel mais c'est toujours le même scénario : quand on veut introduire quelque chose d'inacceptable, on commence par le principe général dans un cadre très acceptable puis on introduit de subtiles évolutions pour finir quelques années plus tard par atteindre quelque chose de nettement moins fun.
Pour cette appli de traçage, il est facile d'imaginer que ceux qui l'auront installés auront à terme des droits supplémentaires par rapport à ceux qui ne l'auront pas fait. Puis, pour des raisons d'efficacité, on basculera un jour ou l'autre au traçage véritable. Peut-être par étapes...
Est-ce l'intention du gouvernement aujourd'hui ? Je n'en sais rien. Sans doute pas mais peut-on leur faire confiance. En tout état de cause, si un jour un gouvernement veut le faire, le cadre sera déjà prêt. La mise en place d'une telle appli, dans une ambiance politique qui évolue tranquillement vers du tout sécuritaire / répressif est pour le moins inquiétante car la constitution française, les accords européens, la justice et les lois ne protègent pas les citoyens contre les abus du gouvernement. Ils peuvent faire n'importe quoi sans avoir de comptes à rendre à la population qui les a élu.
De plus, l'acceptation du traçage des populations par les GAFAM... C'est l'argument massue mais est-il réellement solide ?
A-t-on vraiment le choix ?
Oui sans doute mais à quel prix. Tout ce qu'on fait est tracé mais si l'on pouvait désactiver le GPS d'un téléphone (vraiment, hein, pas juste en faisant confiance à google. Un interrupteur physique), ou mieux, acheter des téléphones sans GPS, n'y aurait-il pas beaucoup de monde à le faire ?
Si l'on pouvait utiliser facebook en hébergeant soi même les données que l'on publie, n'y aurait-il pas du monde à l'utiliser de la sorte ?
Dire qu'on l'accepte me semble excessif. On l'accepte comme on accepte les séquelles d'un accident. On s'en passerait bien mais les liens entre les gens se sont très nettement virtualisés et le coût d'un refus de ce traçage est relativement élevé. Quand Linky a été installé, de nombreuses personnes se sont élevées contre la possibilité d'intrusion dans les vies privées. Linky a été installé. Est-ce à dire qu'il a été pleinement accepté ? A-t-on le choix ?
De toute façon, cela rejoint ce que je disait au premier paragraphe. Ces situations sont arrivées progressivement (il suffit de lire les évolutions des clauses d'utilisation des données privées sur google ou facebook...). Comme le réchauffement climatique et l'effondrement de la bio diversité. La progressivité rend l'opposition difficile car chaque étape ne verra qu'un nombre réduit d'opposants.
On n'est pas d'accord mais quel choix avons nous et comment le refuser ?