Ce que tu dis c'est comme dire que ceux qui dénoncent une injustices sont des utopistes car il y aura toujours des injustice
Houla, j'ai surtout du mal à formaliser ma pensée sur ce sujet, que clairement, je ne maitrise pas. Je vais essayer de préciser mes idées.
Si c'est ce qui ressort de mon post précédent, ce n'est pas ce que je voulais dire.
On est d'accord, comme tu l'as souligné plusieurs fois, le populisme n'est pas la démagogie. (le raccourci que je faisait initialement). L'amalgame est possible et est assez rependu de nos jours à point de presque en faire un synonyme péjoratif dans l’inconscient collectif.
C'est n'est bien sûr pas être utopiste de dénoncer les injustices, inégalités etc.
En gros, je suis très pessimiste sur le fait que la société peut être régie de manière égalitariste (disclaimer : je ne prêche pas pour la dictature ou autre régime totalitaire). Si l'effort n'a pas de valeur ou ne donne pas un avantage dans la société, cette dernière n'avancera pas.
L'injustice (sociale, économique) peut être suggestive à mon sens.
Le peuple trouve injuste de subir les décisions du pouvoir et le pouvoir trouve injuste l'ingratitude du peuple.
Évidemment, plus le peuple et les élites composant le pouvoir sont éloignés, plus le sentiment d'injustice est grand.
Mais pourquoi il y a-t-il un "éloignement" ?
Celui ou celle qui œuvre plus pour la société au départ sans contrepartie ou moyens d'action finira toujours par être limité.
Sans gain par rapport à l'effort, il sera à un moment démotivé et arrêtera ses efforts (sauf rares cas idéalistes totalement désintéressés ou masochistes, "pourquoi faire plus pour les autres s'ils ne me le rendent pas").
Sans moyens d'action, de pouvoir pour agir, il y aura toujours des freins pour la mise en place des idées et donc stagnation. Et là aussi, démotivation
Il faut donc un équilibre. Les décisions par consensus sont une solution, c'est ce que tend à faire (ou du moins c'était l'idée de départ) les différentes assemblées mises en place dans nos sociétés dites démocratiques : le peuple dans son entièreté fait la société mais ne pourra pas la régir efficacement, il faut donc faire un choix de représentants et leur donner un avantage pour agir.
Les participants choisis dans ses assemblées deviennent de fait des "élites".
Le système actuel fait que les contre-pouvoirs font finalement aussi parti de ces élites.
Le peuple garde "la rue" comme ultime moyen de s'exprimer.
Malheureusement, la décision finale n'est pas actuellement un consensus puisque qu'un coté majoritaire prime toujours par idéologie, copinage ou autre. Et de là nait un sentiment d'injustice etc.
Cela finit par créer une oligarchie. Surtout si les moyens sont laissés pour l'installation à long terme.
En politique, par exemple, je suis partisan du non cumul des mandats en nombre et en durée pour cela : l'effectif de l'oligarchie doit tourner. C'est un moyen qui pourrait à mon avis éviter trop de dérives par l'installation quasi permanente des mêmes personnes qui de fait amassent des pouvoirs de plus en plus fort, peuvent œuvrer pour conforter leur position et cela augmente les risques de collusion entre élites (politiques, économiques etc).
Ainsi, le populisme (dans le sens non péjoratif ou du moins l'idée que j'en ai), ce serait de dénoncer la mise en place d'une oligarchie qui devient trop éloignée de l’intérêt du peuple dans le développement de la société.
[^] # Re: Inefficace ?
Posté par littlebreizhman . En réponse au journal StopCovid : inefficace, dangereux, totalitaire. Évalué à 3.
Houla, j'ai surtout du mal à formaliser ma pensée sur ce sujet, que clairement, je ne maitrise pas. Je vais essayer de préciser mes idées.
Si c'est ce qui ressort de mon post précédent, ce n'est pas ce que je voulais dire.
On est d'accord, comme tu l'as souligné plusieurs fois, le populisme n'est pas la démagogie. (le raccourci que je faisait initialement). L'amalgame est possible et est assez rependu de nos jours à point de presque en faire un synonyme péjoratif dans l’inconscient collectif.
C'est n'est bien sûr pas être utopiste de dénoncer les injustices, inégalités etc.
En gros, je suis très pessimiste sur le fait que la société peut être régie de manière égalitariste (disclaimer : je ne prêche pas pour la dictature ou autre régime totalitaire). Si l'effort n'a pas de valeur ou ne donne pas un avantage dans la société, cette dernière n'avancera pas.
L'injustice (sociale, économique) peut être suggestive à mon sens.
Le peuple trouve injuste de subir les décisions du pouvoir et le pouvoir trouve injuste l'ingratitude du peuple.
Évidemment, plus le peuple et les élites composant le pouvoir sont éloignés, plus le sentiment d'injustice est grand.
Mais pourquoi il y a-t-il un "éloignement" ?
Celui ou celle qui œuvre plus pour la société au départ sans contrepartie ou moyens d'action finira toujours par être limité.
Sans gain par rapport à l'effort, il sera à un moment démotivé et arrêtera ses efforts (sauf rares cas idéalistes totalement désintéressés ou masochistes, "pourquoi faire plus pour les autres s'ils ne me le rendent pas").
Sans moyens d'action, de pouvoir pour agir, il y aura toujours des freins pour la mise en place des idées et donc stagnation. Et là aussi, démotivation
Il faut donc un équilibre. Les décisions par consensus sont une solution, c'est ce que tend à faire (ou du moins c'était l'idée de départ) les différentes assemblées mises en place dans nos sociétés dites démocratiques : le peuple dans son entièreté fait la société mais ne pourra pas la régir efficacement, il faut donc faire un choix de représentants et leur donner un avantage pour agir.
Les participants choisis dans ses assemblées deviennent de fait des "élites".
Le système actuel fait que les contre-pouvoirs font finalement aussi parti de ces élites.
Le peuple garde "la rue" comme ultime moyen de s'exprimer.
Malheureusement, la décision finale n'est pas actuellement un consensus puisque qu'un coté majoritaire prime toujours par idéologie, copinage ou autre. Et de là nait un sentiment d'injustice etc.
Cela finit par créer une oligarchie. Surtout si les moyens sont laissés pour l'installation à long terme.
En politique, par exemple, je suis partisan du non cumul des mandats en nombre et en durée pour cela : l'effectif de l'oligarchie doit tourner. C'est un moyen qui pourrait à mon avis éviter trop de dérives par l'installation quasi permanente des mêmes personnes qui de fait amassent des pouvoirs de plus en plus fort, peuvent œuvrer pour conforter leur position et cela augmente les risques de collusion entre élites (politiques, économiques etc).
Ainsi, le populisme (dans le sens non péjoratif ou du moins l'idée que j'en ai), ce serait de dénoncer la mise en place d'une oligarchie qui devient trop éloignée de l’intérêt du peuple dans le développement de la société.