• [^] # Re: c'e'st déjà un peu le cas

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal pourquoi pas: vaccin libre/opensource. Évalué à 1.

    Il me semble que dans l'industrie pharma, les brevets sont valables 20 ans; il n'existe pas vraiment de molécules anciennes brevetées.

    Un brevet a toujours une durée de vie limitée, au maximum 25 ans selon les pays. Puis selon les pays, comme en France, tu as un délai pour exploiter ton brevet, autrement le monopole accordé au brevet devient caduque.

    C'est valable pour toute industrie, la pharmacologie n'a pas de dispositifs à part.

    Ces coûts ne font qu'augmenter, d'une part parce qu'il est de plus en plus dur de trouver de nouveaux médocs

    Pour information, ou l'oublie un peu mais il n'y a pas que des médicaments dans la santé. De plus en plus de travail est fait sur les dispositifs médicaux : lecteur de glycémie en continue, organes artificiels, prothèses diverses, les appareils médicaux dans les hôpitaux ou pour particuliers, etc. Et une bonne partie des solutions à venir pour certaines maladies est là dedans plutôt que le pur médicamenteux.

    Avec justement le progrès technique, cela est un axe grandissant de recherches pour notamment personnaliser le traitement au mieux aussi.

    les prix ne sont pas vraiment soumis à l'offre et à la demande ou aux règles habituelles de la concurrence.

    De plus en plus, les industriels négocient avec les sécurités sociales et assurances du monde entier. Si par exemple les USA sont prêts à mettre 2 fois le prix par rapport à la sécurité sociale française, le fabricant orientera ses ventes là bas pouvant causer une pénurie en France du traitement si la production ne suit pas. Cela arrive.

    Et pour un médicament générique par exemple, les labos tirent les prix vers le bas pour remporter certains marchés.

    Bref, sur un marché donné il n'y a pas des prix fixés librement mais il y a quand même des négociations et une concurrence qui influencent ces prix.

    D'ailleurs, aucune boîte d'accepte plus de produire les vaccins trivalents de base, ce qui prouve que le tarif sécu est sous leur seuil de rentabilité.

    Il était peut être à une époque dans les clous de rentabilité. Comme toute industrie, pour diminuer le coût de production par unité vendue, il faut augmenter le volume. Les coûts d'un médicament ayant des coûts fixes énormes, plus tu en produit, plus le prix de vente peut être bas par unité.

    Légalement le vaccin trivalent était le seul exigé. Mais les gens pour autant faisaient souvent plus que les vaccins obligatoires. Pour baisser les coûts, les industriels ont proposé des vaccins penta et hexavalents en mutualisant des lignes de production et en diminuant le besoin de transport et stockage liés à ces vaccins qui sont combinés.

    Comme ces vaccins ont bien fonctionné, les ventes du trivalent ont baissé. Et comme la demande pour ce type de vaccin est trop bas aujourd'hui, le tarif sécu ne convient plus. Donc pourquoi les industriels les produiraient ? Il faudrait que l'État accepte de payer (beaucoup) plus cher pour finalement peu de citoyens.

    C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les maladies orphelines sont mal traités ou à des prix exorbitants. Les coûts fixes sont répartis sur peu de patients donc à l'unité cela revient très cher. Seul l'État peut raisonnablement prendre en charge ce coût (à la place du citoyen) mais le fait que le traitement soit fait par des labos privés ou publics n'a aucune incidence : cela coût cher à produire et à la fin c'est l'État qui doit payer la dose.

    Et si les États sont prêts à mettre la main à la poche en achetant les doses à certains prix pour des maladies rares, les labos s'y lanceraient sans problèmes.