• [^] # Re: Sous-clefs ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Bien démarrer avec GnuPG. Évalué à 4.

    Les sous-clefs ont été introduites par PGP 5 (RFC 2440) pour plusieurs raisons, la principale étant le besoin de séparer les clefs de signature des clefs de chiffrement.

    Cette séparation était elle-même motivée par plusieurs considérations :

    • Tous les algorithmes de cryptographie asymétrique ne permettent pas forcément d’utiliser une même paire de clefs pour à la fois signer et chiffrer. RSA le permet (on chiffre avec la clef publique, on signe avec la clef privée), mais en fait c’est l’un des seuls (en fait parmi les algorithmes disponibles dans OpenPGP c’est le seul). Une clef DSA ne peut servir qu’à signer, une clef ElGamal ne peut servir qu’à chiffrer.

    • Même quand il est possible d’utiliser une même paire pour signer et chiffrer (avec RSA donc), les cryptologues ne voient pas ça comme une bonne idée, ça peut entr’ouvrir la porte à certaines attaques, au moins théoriquement.

    • Certains pays ont passé des lois obligeant à la remise des clefs de chiffrement sous injonction judiciaire (notamment le Regulation of Investigatory Powers Act au Royaume-Uni). Séparer les clefs de signature des clefs de chiffrement permettait de ne remettre aux autorités que ces dernières, sans compromettre les clefs de signature.

    Un autre avantage des sous-clefs est de permettre une rotation plus facile des clefs, puisqu’on peut changer de sous-clef de manière transparente pour les correspondants (contrairement à la clef principale).

    Faut-il en avoir ou est-ce facultatif ? Est-ce automatique ?

    La clef principale est une clef de signature. Il faut au minimum une sous-clef de chiffrement associée. GnuPG en génère une automatiquement.

    La plupart des utilisateurs n’ont pas besoin de s’en soucier davantage. Il y a des raisons valables de vouloir d’autres sous-clefs, mais ça les fait basculer du côté (削除) obscur (削除ここまで) des utilisateurs « avancés ».