• [^] # Re: C'est mal parti dans certains endroits ...

    Posté par . En réponse au journal Mieux que Santa Barbara : Munich revient aux logiciels libres. Évalué à 10.

    Ce qui est une excuse irrecevable puisque Microsoft est un des plus gros contributeur du noyau Linux en terme de commits

    Faut revoir tes références, Microsoft a été en 2011 dans le top 20 des contributeurs au noyau Linux, lorsque Microsoft a nettoyé ses pilotes Hyper-V, que la société avait commencé à ajouter en 2009. Depuis les contributions au noyau Linux de Microsoft se font beaucoup plus discrètes et Microsoft n'apparaît plus dans le top des contributeurs au noyau Linux.

    Faudra m'expliquer en quoi ajouter le support de noyau Linux à Hyper-V, un système de virtualisation propriétaire contribue au logiciel libre et au bureau sous GNU/Linux ? L'intérêt de GNU/Linux est d'avoir un système d'exploitation le plus libre possible et virtualiser GNU/Linux sous Windows c'est ajouter des millions de lignes de codes propriétaires pour exécuter GNU/Linux, donc s'éloigner de la philosophie du logiciel libre.

    Donc le commentaire de Lgmdmdlsr est tout à fait pertinent, bien que Microsoft soit un gros contributeur open source, Microsoft ne fait pas de logiciel libre, comme l'informe la page Microsoft open source, le code de Microsoft est publié sous des licences open source approuvées par l'OSI. Tous les logiciels vendus ou donnés par Microsoft sont des logiciels propriétaires, qui peuvent parfois être basés sur des briques open source. Le cas emblématique est Visual Studio Code qui est un projet open source diffusé sous licence MIT, mais le binaire de Visual Studio Code est diffusé sous une licence propriétaire qui interdit la décompilation.

    Comme l'explique très bien Chris Dias de Microsoft dans son commentaire sous GitHub :

    Nous voulions proposer un produit de marque Microsoft, construit sur une base de code open source que la communauté pourrait explorer et à laquelle elle pourrait contribuer. [...] Nous avons observé qu'un certain nombre de produits de marque étaient commercialisés sous une licence de produit personnalisée, tout en mettant le code source sous-jacent à la disposition de la communauté sous une licence open source. Par exemple, Chrome est construit sur Chromium, le JDK d'Oracle est construit sur OpenJDK, Xamarin Studio est construit sur MonoDevelop, et les produits JetBrains sont construits sur la plate-forme IntelliJ. Ces produits de marque ont leurs propres termes de licence, mais sont construits sur une base de code qui a été open source. Nous suivons ensuite un modèle similaire pour le code de Visual Studio. Nous nous appuyons sur la base de code vscode que nous venons d'ouvrir et nous le publions sous une licence Microsoft standard.

    Donc Microsoft adhère complètement à la notion de l'open source, c'est à dire une méthode de développement open source qui permet d'attirer des contributeurs externes, améliorer la qualité du logiciel tout en abaissant les coûts de développement. Mais dans le même temps, Microsoft prive ses utilisateurs des quatre libertés du logiciel libre en ne publiant que des logiciels totalement propriétaires.