Elle a ainsi l'avantage d'être facilement parsé par l'informatique, je me demandais si cela pourrait aider dans "l'open law" pour rendre compréhensible la loi automatiquement ou des specs...
Le soucis, c'est que l'on n'a pas d'ambiguïté syntaxiques, mais il nous reste les ambiguïtés sémantiques (même si chaque mot n'a qu'un sens comme en lojban ou toaq, il peut être vague/vaste), donc l'interprétation humaine joue toujours un rôle.
Sinon, je me demandais aussi si on pouvait réinventer la langue écrite française, en écrivant ce que l'on entend et en réduisant au minimum le nombre de règles et autres exceptions, tout en le gardant lisible pour le commun des mortels (pas de nouvelles lettres, etc...)
Si on écrit ce que l'on entend, on obtient plusieurs langues suivant les personnes :-)
Si on se limite au français d'une seule personne, ou qu'on autorise les différentes variantes, une écriture phonétique permet d'obtenir exactement le minimum de distinctions qui sont faites à l'oral ; en pratique, on veut une écriture phonétique simplifiée, car il y a toujours des petites différences de prononciation suivant la position dans un mot etc. qu'on ne veut pas distinguer à l'écrit car ça ne nous aiderait pas à distinguer mieux les mots. Au mieux on veut le résultat le plus simple qui permette de distinguer les mots qu'on distingue à l'oral, en pratique on veut même moins que ça (on perd des intonations etc. qui changent le sens des mots et regroupe plusieurs sens différents à l'oral sous un même mot écrit).
Si on veut que ça marche pour un groupe plus gros, l'idée serait plutôt d'éliminer toutes les règles pour lesquelles aucun locuteur ou presque ne fait la distinction : par exemple, les verbes du premier groupe à l'indicatif présent n'ont que trois formes distinctes, au lieu des cinq artificielles de l'écrit. Pour les exceptions, ça les fera pas toutes disparaître non plus, à moins que ce soit des exceptions purement écrites (du fait des plusieurs façons d'écrire un même son ou d'un découpage particulier en mots), mais l'approche qui en supprime le plus, c'est celle autorisant les différentes formes qu'on entend (en d'autres termes, beaucoup de « fautes » courantes n'en seraient plus).
Après, il reste que si on pousse à l'extrême, on a plus d'homonymes, donc c'est potentiellement plus difficile à lire pour quelqu'un d'habitué, mais ça reste à prouver que l'effet est significatif et que les endroits où on choisit d'introduire des différences actuellement sont les plus utiles : « je chante » vs « tu chantes » apparait comme une différence introduite par l'écriture plutôt redondante et inutile, si on considère que pour d'autres trucs qui s'écrivent pareil de nos jours (tous les mots ayant plusieurs sens), c'est bien plus difficile et on se débrouille avec le contexte sans introduire des variantes d'écriture pour chaque sens, alors que ça aurait peut-être été plus utile. Un autre exemple de distinction historiquement mal placée, c'est pour les liaisons : linguistiquement, la liaison s'accroche au début du mot suivant, donc on devrait écrire « il z'ont » (ou quelque chose comme ça) plutôt que « ils ont » (en français il n'y a qu'un seul pronom troisième personne commun pour singulier et pluriel). D'ailleurs, l'écriture actuelle des liaisons a pour résultat que les gens finissent par douter quand il faut faire une liaison ou non. Mais, suivant les cas, la liaison, on l'aura 100%, 0% ou 50% du temps, pas de réponse absolue en général, donc deux écritures et sons possibles pour la même chose. Bref, l'écriture c'est compliqué, même si clairement on peut faire mieux :-)
[^] # Re: pour l'absence de genre c'est raté :-)
Posté par anaseto . En réponse au journal Mi kama sona e toki pona*. Évalué à 2.
Le soucis, c'est que l'on n'a pas d'ambiguïté syntaxiques, mais il nous reste les ambiguïtés sémantiques (même si chaque mot n'a qu'un sens comme en lojban ou toaq, il peut être vague/vaste), donc l'interprétation humaine joue toujours un rôle.
Si on écrit ce que l'on entend, on obtient plusieurs langues suivant les personnes :-)
Si on se limite au français d'une seule personne, ou qu'on autorise les différentes variantes, une écriture phonétique permet d'obtenir exactement le minimum de distinctions qui sont faites à l'oral ; en pratique, on veut une écriture phonétique simplifiée, car il y a toujours des petites différences de prononciation suivant la position dans un mot etc. qu'on ne veut pas distinguer à l'écrit car ça ne nous aiderait pas à distinguer mieux les mots. Au mieux on veut le résultat le plus simple qui permette de distinguer les mots qu'on distingue à l'oral, en pratique on veut même moins que ça (on perd des intonations etc. qui changent le sens des mots et regroupe plusieurs sens différents à l'oral sous un même mot écrit).
Si on veut que ça marche pour un groupe plus gros, l'idée serait plutôt d'éliminer toutes les règles pour lesquelles aucun locuteur ou presque ne fait la distinction : par exemple, les verbes du premier groupe à l'indicatif présent n'ont que trois formes distinctes, au lieu des cinq artificielles de l'écrit. Pour les exceptions, ça les fera pas toutes disparaître non plus, à moins que ce soit des exceptions purement écrites (du fait des plusieurs façons d'écrire un même son ou d'un découpage particulier en mots), mais l'approche qui en supprime le plus, c'est celle autorisant les différentes formes qu'on entend (en d'autres termes, beaucoup de « fautes » courantes n'en seraient plus).
Après, il reste que si on pousse à l'extrême, on a plus d'homonymes, donc c'est potentiellement plus difficile à lire pour quelqu'un d'habitué, mais ça reste à prouver que l'effet est significatif et que les endroits où on choisit d'introduire des différences actuellement sont les plus utiles : « je chante » vs « tu chantes » apparait comme une différence introduite par l'écriture plutôt redondante et inutile, si on considère que pour d'autres trucs qui s'écrivent pareil de nos jours (tous les mots ayant plusieurs sens), c'est bien plus difficile et on se débrouille avec le contexte sans introduire des variantes d'écriture pour chaque sens, alors que ça aurait peut-être été plus utile. Un autre exemple de distinction historiquement mal placée, c'est pour les liaisons : linguistiquement, la liaison s'accroche au début du mot suivant, donc on devrait écrire « il z'ont » (ou quelque chose comme ça) plutôt que « ils ont » (en français il n'y a qu'un seul pronom troisième personne commun pour singulier et pluriel). D'ailleurs, l'écriture actuelle des liaisons a pour résultat que les gens finissent par douter quand il faut faire une liaison ou non. Mais, suivant les cas, la liaison, on l'aura 100%, 0% ou 50% du temps, pas de réponse absolue en général, donc deux écritures et sons possibles pour la même chose. Bref, l'écriture c'est compliqué, même si clairement on peut faire mieux :-)