• [^] # Re: J'aime pas :)

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Mi kama sona e toki pona*. Évalué à 5.

    Rien que son nom, toki pona peut s'interpréter de différentes manières tel que "langue du bien" ou [...]

    ou encore novlangue. ;-) (Je taquine, rien de sérieux.)

    L'expérience que tu décris par "De part sa simplicité, la langue force à changer sa manière de penser" je l'ai en partie vécue en m'installant en Allemagne il y a 10 ans avec des connaissances rudimentaires dans la langue. Cela m'a permis de retrouver les chemin vers les catégories les plus simples comme "oui, non, bon, mauvais, j'aime, j'aime pas, je veux, je veux pas" et rappelé que s'il est louable de faire preuve d'esprit de finesse, il ne faut pas pour autant perdre de vue ces catégories car lorsque le temps est venu d'agir ou décider, il n'y a pas toujours d'entre deux et d'équilibre.

    À ce propos, les gens de la mer étaient-ils vraiment obligés de créer tout un vocabulaire redondant avec le français courant ?

    Il faut croire que oui. :-) Surtout il ne faut pas oublier que jusqu'à il n'y a pas très longtemps le français n'était pas forcément parlé par les français, qui pratiquaient des langues régionales. Les gens de la mer dont le vocabulaire a irrigué notre langue n'étaient pas forcément français et de nombreux termes de marine proviennent du néerlandais.

    Gauche, droite, avant et arrière sont vraiment ambiguës au point de nécessiter bâbord, tribord, proue et poupe ?

    Sur un bateau entraîné par des rameurs, ces derniers et le barreur (qui guide l'embarcation) regardent dans des directions opposées, ce qui rend gauche et droite assez ambigus.