Par contre, j'ai beaucoup de mal avec la prétention que cette langue devienne un moyen de communication.
N'est-ce pourtant pas le but de toute langue, communiquer ?
Comment peut-on voir comme un avantage:
* d'éliminer de facto toute notion d'étymologie,
Je ne vois pas non plus en quoi c'est un inconvénient. Au moins on s'épargne les aller-retours entre nénuphar et nénufar selon les avancées de l'étymologie ou les bizarreries issue de l'historique.
de supprimer les possibilités d'ambiguïté, de double sens,
au contraire, avec une faible quantité de mots fortement polysémiques, la langue est très ambiguë. Rien que son nom, toki pona peut s'interpréter de différentes manières tel que "langue du bien" ou "réparation simple" car toki pouvant vouloir dire langue, parler, bonjour et pona bien, simple, réparer (la créatrice a choisi la première option). Et c'est bien pour cela que j'ai dit qu'on ne pourra pas en faire une langue technique ou diplomatique, il est beaucoup trop difficile d’énoncer clairement et sans ambiguïté des propos.
Est-ce vraiment un progrès de réduire l'expression humaine a 120 mots ?
Tout dépend du contexte et des besoins. Si tu veux voyager et que tu es nul en langues, il te sera sûrement plus facile d'apprendre les 120 mots du toki pona que les 850 du vocabulaire de base anglais (oui, je sais, actuellement la langue n'est pas répandue, mais pour le bien de l'expérience de pensée, admettons que).
C'est même pas le vocabulaire nécessaire pour désigner l'accastillage d'un voilier...
Je n'ai absolument de que « accastillage » peut vouloir dire. Mais j'en fiche un peu, je ne fais pas de bateau. À ce propos, les gens de la mer étaient-ils vraiment obligés de créer tout un vocabulaire redondant avec le français courant ? Gauche, droite, avant et arrière sont vraiment ambiguës au point de nécessiter bâbord, tribord, proue et poupe ?
[^] # Re: J'aime pas :)
Posté par jtremesay (site web personnel) . En réponse au journal Mi kama sona e toki pona*. Évalué à 1.
N'est-ce pourtant pas le but de toute langue, communiquer ?
Je ne vois pas non plus en quoi c'est un inconvénient. Au moins on s'épargne les aller-retours entre nénuphar et nénufar selon les avancées de l'étymologie ou les bizarreries issue de l'historique.
au contraire, avec une faible quantité de mots fortement polysémiques, la langue est très ambiguë. Rien que son nom, toki pona peut s'interpréter de différentes manières tel que "langue du bien" ou "réparation simple" car toki pouvant vouloir dire langue, parler, bonjour et pona bien, simple, réparer (la créatrice a choisi la première option). Et c'est bien pour cela que j'ai dit qu'on ne pourra pas en faire une langue technique ou diplomatique, il est beaucoup trop difficile d’énoncer clairement et sans ambiguïté des propos.
Tout dépend du contexte et des besoins. Si tu veux voyager et que tu es nul en langues, il te sera sûrement plus facile d'apprendre les 120 mots du toki pona que les 850 du vocabulaire de base anglais (oui, je sais, actuellement la langue n'est pas répandue, mais pour le bien de l'expérience de pensée, admettons que).
Je n'ai absolument de que « accastillage » peut vouloir dire. Mais j'en fiche un peu, je ne fais pas de bateau. À ce propos, les gens de la mer étaient-ils vraiment obligés de créer tout un vocabulaire redondant avec le français courant ? Gauche, droite, avant et arrière sont vraiment ambiguës au point de nécessiter bâbord, tribord, proue et poupe ?