Revenu universel de nouveau à l'ordre du jour (même au USA)
AMHA (je précise que ça reste dans la cadre de ce journal, que c’est un point de vue, et qu’avoir un autre avis ne le rend pas non-pertinent ou inutile :)
AMHA, le revenu universel n’est pas une bonne solution car l’idée d’un « revenu minimal pour subsister dignement » (tout autant possible et souhaitable qu’elle soit aujourd’hui) dans une économie de marché risque fortement d’aboutir à une hausse globale des prix pour les produits/services, même les plus élémentaires.
J’imagine que si tout le monde reçoit 400€-500€ / mois, alors certaines dépenses jusque là impensables deviendront accessibles sinon acceptables, le (削除) matraquage publicitaire (削除ここまで) marketing sachant si bien vendre des biens et des services ô combien superflus. Les entreprises ne se gêneront pas pour s’accaparer une partie du gâteau et gonfler ses revenus. Et comme, dans une économie libérale, on ne peut pas attendre de l’État qu’il fixe des prix pour tous les produits/services, alors la hausse globale des prix sera inéluctable.
Si l’objectif de ce revenu est bien de « subsister dignement » et non de « relancer l’économie (toujours en crise celle-là!) par la consommation » alors la meilleure alternative serait d’assurer GRATUITEMENT à tous les foyers un quota de ressources nécessaires pour vivre. Ex. : 4.5 m3 d’eau / personne (minoré si enfant) / foyer / mois ), et ainsi de suite pour l’électricité et/ou le gaz, la nourriture de provenance locale, accès à internet (etc.) et cela à TOUS les citoyens, indépendamment de la situation sociale).
Points positifs :
Si ces ressources de base (et leur acheminement) sont gérées par l’État (via des entreprises publiques) dans un objectif de service publique, alors on sort également de la course à la rentabilité et on baisse les coûts pour les administrés.
De plus, la gestion « collective » permettrait également de travailler sur l’optimisation/amélioration de l’acquisition/transformation de ces ressources (ancrage local, choix des fournisseurs/sous-traitants, modernisation des infrastructures et choix des technologies de long terme). Ça baisserait le coût total de fourniture de ces services pour l’État (et donc les administrés).
On sortirait de la logique du toujours plus pour moins cher (dont on se rend compte que la logique n’est pas tenable dans un monde aux ressources finies, menacé par le réchauffement climatique), en tout cas pour les biens de première nécessité.
L’existence d’un tel fonctionnement permettrait de supprimer d’autres aides sociales dispersées qui couteraient un « pognon de dingue » alors que « les gens ne s’en sortent pas » (dixit Macron). Là on serait dans du concret non dans des liquidités versées pour acheter la paix sociale.
Pour autant ça ne casserait pas l’économie de marché, celle-ci existerait en parallèle et fournirait biens et services "non-essentiels" qu’achèteraient ceux qui veulent/peuvent continuer à travailler. Elle fournirait des biens complémentaires ou supplémentaires aux ressources de base : je veux manger plus de viande donc je paye, j’ai besoin de plus d’eau pour ma piscine donc je paye, je veux le nouvel iPhone 13 donc je paye, je veux ce gros SUV donc je paye).
On peut imaginer que dans un tel système peu de gens resteraient oisifs et se contenteraient du minimum mais au moins cela porterait un gros coup à la pauvreté/précarité, réduirait l’aliénation de bien des gens qui se tuent au travail par peur d’être licencié et de se retrouver à la rue et améliorerait la résilience des territoires ; moins soumis aux aléas de la mondialisation dont l’épidémie de Covid-19 nous montre à quel point nous sommes vulnérables. Et finalement ça concrétiserait vraiment le caractère social de notre république, inscrit dans sa constitution. Parce que mettre la solidarité sous le tapis pour lui substituer la charité via des ONG (Resto’ de coeur, Secours Pop.), ce n’est pas satisfaisant, ce n’est pas être social.
# Le revenu universel ? Pas convaincu
Posté par PS12r . En réponse au journal Covid le rouge. Évalué à 10.
AMHA (je précise que ça reste dans la cadre de ce journal, que c’est un point de vue, et qu’avoir un autre avis ne le rend pas non-pertinent ou inutile :)
AMHA, le revenu universel n’est pas une bonne solution car l’idée d’un « revenu minimal pour subsister dignement » (tout autant possible et souhaitable qu’elle soit aujourd’hui) dans une économie de marché risque fortement d’aboutir à une hausse globale des prix pour les produits/services, même les plus élémentaires.
J’imagine que si tout le monde reçoit 400€-500€ / mois, alors certaines dépenses jusque là impensables deviendront accessibles sinon acceptables, le
(削除) matraquage publicitaire (削除ここまで)marketing sachant si bien vendre des biens et des services ô combien superflus. Les entreprises ne se gêneront pas pour s’accaparer une partie du gâteau et gonfler ses revenus. Et comme, dans une économie libérale, on ne peut pas attendre de l’État qu’il fixe des prix pour tous les produits/services, alors la hausse globale des prix sera inéluctable.Si l’objectif de ce revenu est bien de « subsister dignement » et non de « relancer l’économie (toujours en crise celle-là!) par la consommation » alors la meilleure alternative serait d’assurer GRATUITEMENT à tous les foyers un quota de ressources nécessaires pour vivre. Ex. : 4.5 m3 d’eau / personne (minoré si enfant) / foyer / mois ), et ainsi de suite pour l’électricité et/ou le gaz, la nourriture de provenance locale, accès à internet (etc.) et cela à TOUS les citoyens, indépendamment de la situation sociale).
Points positifs :
Si ces ressources de base (et leur acheminement) sont gérées par l’État (via des entreprises publiques) dans un objectif de service publique, alors on sort également de la course à la rentabilité et on baisse les coûts pour les administrés.
De plus, la gestion « collective » permettrait également de travailler sur l’optimisation/amélioration de l’acquisition/transformation de ces ressources (ancrage local, choix des fournisseurs/sous-traitants, modernisation des infrastructures et choix des technologies de long terme). Ça baisserait le coût total de fourniture de ces services pour l’État (et donc les administrés).
On sortirait de la logique du toujours plus pour moins cher (dont on se rend compte que la logique n’est pas tenable dans un monde aux ressources finies, menacé par le réchauffement climatique), en tout cas pour les biens de première nécessité.
L’existence d’un tel fonctionnement permettrait de supprimer d’autres aides sociales dispersées qui couteraient un « pognon de dingue » alors que « les gens ne s’en sortent pas » (dixit Macron). Là on serait dans du concret non dans des liquidités versées pour acheter la paix sociale.
Pour autant ça ne casserait pas l’économie de marché, celle-ci existerait en parallèle et fournirait biens et services "non-essentiels" qu’achèteraient ceux qui veulent/peuvent continuer à travailler. Elle fournirait des biens complémentaires ou supplémentaires aux ressources de base : je veux manger plus de viande donc je paye, j’ai besoin de plus d’eau pour ma piscine donc je paye, je veux le nouvel iPhone 13 donc je paye, je veux ce gros SUV donc je paye).
On peut imaginer que dans un tel système peu de gens resteraient oisifs et se contenteraient du minimum mais au moins cela porterait un gros coup à la pauvreté/précarité, réduirait l’aliénation de bien des gens qui se tuent au travail par peur d’être licencié et de se retrouver à la rue et améliorerait la résilience des territoires ; moins soumis aux aléas de la mondialisation dont l’épidémie de Covid-19 nous montre à quel point nous sommes vulnérables. Et finalement ça concrétiserait vraiment le caractère social de notre république, inscrit dans sa constitution. Parce que mettre la solidarité sous le tapis pour lui substituer la charité via des ONG (Resto’ de coeur, Secours Pop.), ce n’est pas satisfaisant, ce n’est pas être social.
Il y a sans doute à redire à ce que j’écris là. Mais pour aller plus loin, j’avais bien aimé lire cet article du Monde Diplomatique intitulé « Éloge de la gratuité ».