• [^] # Re: C'est quoi la suite

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Covid19. Quid du volontariat ?. Évalué à 5.

    Comment se fait-il qu'en Allemagne, au Portugal ou même aux Pays bas et en Suède (même si l'histoire n'est pas finie), les modèles ne fonctionnent pas de la même façon (moins de conséquences sur le social et l'économie et également moins de morts) ?

    Car l'épidémie n'est pas quelque chose de uniforme que ce soit dans une région ou dans le monde.

    Tout d'abord un R0 n'est pas une valeur constante liée au virus. Elle dépend énormément de la densité de population, des échanges au sein de celles-ci, des habitudes culturelles, etc.

    Chaque pays a des habitudes et une structure de sa population qui impacte +/- la contamination. D'où le fait que de comparer la situation en Suède avec la France de manière directe n'a pas un grand sens.

    Ensuite une épidémie dépend beaucoup des échanges au sein de la population. Plus on tarde à limiter ces échanges au début, plus les conséquences seront fortes et dans la durée. Mais d'ailleurs on le voit, en France l'épidémie a surtout touché le Nord, l'Est et Paris. Le confinement a stoppé les flux avec les autres régions de manière suffisamment forte que les cas sont restés concentrés dans ces régions.

    C'est d'ailleurs le cas en Italie ou Espagne où les régions très peuplées et touchées au début de l'épidémie qui concentrent l'essentiel des cas, les régions plus éloignées et moins dense ont profité du confinement pour stopper assez tôt la propagation.

    C'est aussi probablement ce qui a aidé à protéger certains pays comme l'Allemagne ou la Suède qui ont été probablement moins touchés à l'origine. Et les mesures prises localement et par les pays voisines ont été suffisamment efficaces pour que le confinement général ne soit pas nécessaire.

    De même qu'il n'est pas sûr que de nouveaux confinements soient nécessaires chez nous à l'avenir même si ça remonte. Par contre la vie normale comme avant sans restrictions cela mettra du temps à se revenir oui.