• [^] # Re: Mes deux centimes de vieux francs

    Posté par . En réponse à la dépêche Robert, un logiciel de stockage en mémoire vive. Évalué à 2.

    Effectivement.

    Au-delà, ça pose la question de la frontière entre sciences informatiques et de l'information. Un clavier n'est pas quelque chose de si naturel pour l'écriture, car ça limite le nombre de signes utilisables directement. Mécaniquement : on imagine difficilement un clavier avec des centaines voire des milliers de touches.

    J'en rajoute une couche, mais tant pis.

    Un exemple qui me tient à cœur: ASCII prévoit ainsi des caractères pas particulièrement spéciaux pour le coup, mais qui n'ont pas de "matérialité" sur un clavier : GROUP / RECORD / UNIT SEPARATOR (29-31). L'intérêt c'était alors de faire la distinction entre ce qui tient des signes d'imprimerie classiques (lisibles, visibles) de ce qui tient des caractères de séparation propre à un système informatique (fin de ligne, de fichier, etc.). J'imagine que je n'apprends rien à personne. Ainsi pas besoin de gérer les séparateurs type tabulation dans le texte, car il y a des séparateurs pour ça (exemple de CSV).

    Si les claviers avaient ces touches, le format fréquent des fichiers aurait été peut-être différent. Mais probablement aussi plus simple. L'histoire fourmille de (bons) standards qui n'ont pas ou mal été utilisés, face à des arguments fallacieux (la disposition du clavier en est une).

    Enfin pour les langues qui n'utilisent pas un alphabet mais un logogramme (permettant de former des idéogrammes), un clavier est dans toutes les situations, quelque chose de relativement fastidieux. Il faut une combinaison de touches pour former un mot, correspondant donc pour nous à un "caractère"... En soi c'est bien "pire" à retenir et à utiliser que n'importe quelle disposition classique AZERTY / QZERTY face à notre propre langue.