Oui, d'accord avec toi, par sources disponibles je sous entendais que tout était là pour compiler toi-même (sinon ce n'est pas vraiment disponible).
En fait, il faut même que la compilation soit reproductible si tu veux utiliser les binaires fournis, condition nécessaire aussi avec du logiciel libre. Beaucoup de projets libres n'ont pas de compilation reproductible, d'où l'initiative reproducible-builds.
Quant à l'interdiction de compiler soi même quand on a les sources, je ne l'ai jamais rencontrée. Ça peut être difficile si on n'a pas toutes les infos ou s'il manque des outils, mais ce n'est à ma connaissance jamais interdit et le problème se pose aussi avec du logiciel libre. On parlait ici il y a quelques dépêches de OnlyOffice qui par un temps ne fournissait pas toute la chaîne de compilation, problème corrigé maintenant. On peut mentionner le sdk d'Android, dont la recompilation est un vrai casse tête (merci beuc !).
Des logiciels à sources disponibles pas libres il y en a quelques uns, il y a par exemple unrar-nonfree, le navigateur Vivaldi et le compilateur Open Watcom, utilisé pour construire le BIOS de VirtualBox (qui est dans la position intéressante d'être considéré open source par l'OSI mais pas libre par Debian qui utilise essentiellement la même définition que l'OSI, ni par la FSF et d'autres distributions).
On joue sur les mots, mais le débat est déjà sémantique et il y a des cas concrets derrières ces réflexions :-)
Je ne suis pas fan de simplifier le problème de manière incorrect, pour moi ça sème le trouble.
[^] # Re: L’ambiguïté persiste
Posté par raphj (site web personnel) . En réponse au journal Logiciel libre et vie privée. Évalué à 3. Dernière modification le 20 avril 2020 à 08:13.
Oui, d'accord avec toi, par sources disponibles je sous entendais que tout était là pour compiler toi-même (sinon ce n'est pas vraiment disponible).
En fait, il faut même que la compilation soit reproductible si tu veux utiliser les binaires fournis, condition nécessaire aussi avec du logiciel libre. Beaucoup de projets libres n'ont pas de compilation reproductible, d'où l'initiative reproducible-builds.
Quant à l'interdiction de compiler soi même quand on a les sources, je ne l'ai jamais rencontrée. Ça peut être difficile si on n'a pas toutes les infos ou s'il manque des outils, mais ce n'est à ma connaissance jamais interdit et le problème se pose aussi avec du logiciel libre. On parlait ici il y a quelques dépêches de OnlyOffice qui par un temps ne fournissait pas toute la chaîne de compilation, problème corrigé maintenant. On peut mentionner le sdk d'Android, dont la recompilation est un vrai casse tête (merci beuc !).
Des logiciels à sources disponibles pas libres il y en a quelques uns, il y a par exemple unrar-nonfree, le navigateur Vivaldi et le compilateur Open Watcom, utilisé pour construire le BIOS de VirtualBox (qui est dans la position intéressante d'être considéré open source par l'OSI mais pas libre par Debian qui utilise essentiellement la même définition que l'OSI, ni par la FSF et d'autres distributions).
On joue sur les mots, mais le débat est déjà sémantique et il y a des cas concrets derrières ces réflexions :-)
Je ne suis pas fan de simplifier le problème de manière incorrect, pour moi ça sème le trouble.