N'empêche que mon argument se tient par rapport au logiciel libre et qu'un logiciel n'est pas comparable à une autre œuvre de l'esprit aussi pour les autres arguments de que j'ai sortis.
La limite entre le logiciel et l'art libre est plus ténu que tu ne le penses.
La différence réside essentiellement dans le but de chacun, et donc de business model qu'on peut établir avec. Mais en terme de possibilités d'évolution et de droit d'auteur, on est face aux mêmes questions, mêmes problématiques et mêmes droits.
Les arguments que tu utilises ici sont globalement ceux qu'on a entendu pendant des années contre le Logiciel Libre. Zenitram a raison de souligner l'hypocrisie d'un tel propos ici.
Et ce n'est pas parce que certains artistes considèrent que leurs œuvres est toujours en travail (je pense notamment à la musique de Boulez qui avait du mal à considérer une œuvre comme terminée) qu'ils doivent la mettre sous licence libre uniquement pour faire plaisir à deux ou trois personnes qui ont une vision un peu particulière des œuvres de l'esprit et une méconnaissance assez grande du secteur.
Mais on s'en fout de si l'auteur considère son œuvre comme finie ou pas en réalité. Comme pour un logiciel par ailleurs. C'est indépendant.
Rien ne m'empêche de considérer mon logiciel comme fini aussi, en quoi le rendre libre serait débile pour autant ? Si quelqu'un veut l'améliorer, il le peut avec la licence qui va bien.
Une œuvre ça évolue aussi. D'ailleurs on l'a bien vu même aux temps modernes. Les traductions, les fan fictions, les produits dérivés, les redémarrages de licences, les adaptations en jeux vidéo / cinéma / BD / etc. Tout ça sont des évolutions courantes d'une œuvre dans la culture en adaptant le support, la langue ou même l'histoire elle même car certains s'amusent à faire des histoires alternative à celle officielle.
Sans licence libre, seul l'auteur d'origine peut accepter ce qui peut être fait de son œuvre. Tout comme Microsoft est le seul à décider si un bogue de Windows devra être corrigé ou si tu peux t'en servir de façon X ou Y.
C'est leur droit, mais on peut considérer aussi que la licence libre limiterait l'arbitraire autour de ces notions. Et qu'on pourrait tous en bénéficier, comme pour les Logiciels Libres.
Ne pourrait-on pas laisser aux gens la liberté d'attribuer la licence qu'ils veulent à leur travail pour pouvoir en jouir et en bénéficier comme ils l'entendent ou en ont besoin
Personne ne remet en cause son droit d'auteur.
ils parlent de logiciel libre sans pinailler sur les licences avec agressivité souvent, les traiter de malhonnête ou encore leur dire qu'ils ne sont que de vulgaires profiteurs (tous arguments que je peux lire ici) ? C'est trop compliqué ou bien ?
On a le droit de souligner le double discours de quelqu'un, cela me semble sain de le rappeler. Si l'auteur du documentaire était si sensible à la cause libre, il utiliserait une licence adéquate pour son travail c'est tout. Après il fait ce qu'il veut, mais on a le droit de dire que c'est hypocrite comme démarche. Ou du moins peu sincère.
Parce qu'en fait, moi, j'ai bien l'impression que certains des pinailleurs sont des gens qui, en fait, veulent profiter gratuitement du travail des autres sans aucune contrepartie.
Mais bien sûr, c'est vrai qu'ici on veut surtout voir son film gratuitement, c'est évident.
Surtout que libre a toujours signifié pas forcément gratuit. Donc cela n'a pas de sens.
Et j'ai bien l'impression qu'il y a quelque chose de malsain dans le royaume du logiciel libre à lire certaines remarques.
Ce qui est malsain c'est plutôt d'être incohérent dans son discours.
[^] # Re: open-green-washing
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal «Logiciel libre : une affaire sérieuse» en streaming. Évalué à 6.
La limite entre le logiciel et l'art libre est plus ténu que tu ne le penses.
La différence réside essentiellement dans le but de chacun, et donc de business model qu'on peut établir avec. Mais en terme de possibilités d'évolution et de droit d'auteur, on est face aux mêmes questions, mêmes problématiques et mêmes droits.
Les arguments que tu utilises ici sont globalement ceux qu'on a entendu pendant des années contre le Logiciel Libre. Zenitram a raison de souligner l'hypocrisie d'un tel propos ici.
Mais on s'en fout de si l'auteur considère son œuvre comme finie ou pas en réalité. Comme pour un logiciel par ailleurs. C'est indépendant.
Rien ne m'empêche de considérer mon logiciel comme fini aussi, en quoi le rendre libre serait débile pour autant ? Si quelqu'un veut l'améliorer, il le peut avec la licence qui va bien.
Une œuvre ça évolue aussi. D'ailleurs on l'a bien vu même aux temps modernes. Les traductions, les fan fictions, les produits dérivés, les redémarrages de licences, les adaptations en jeux vidéo / cinéma / BD / etc. Tout ça sont des évolutions courantes d'une œuvre dans la culture en adaptant le support, la langue ou même l'histoire elle même car certains s'amusent à faire des histoires alternative à celle officielle.
Sans licence libre, seul l'auteur d'origine peut accepter ce qui peut être fait de son œuvre. Tout comme Microsoft est le seul à décider si un bogue de Windows devra être corrigé ou si tu peux t'en servir de façon X ou Y.
C'est leur droit, mais on peut considérer aussi que la licence libre limiterait l'arbitraire autour de ces notions. Et qu'on pourrait tous en bénéficier, comme pour les Logiciels Libres.
Personne ne remet en cause son droit d'auteur.
On a le droit de souligner le double discours de quelqu'un, cela me semble sain de le rappeler. Si l'auteur du documentaire était si sensible à la cause libre, il utiliserait une licence adéquate pour son travail c'est tout. Après il fait ce qu'il veut, mais on a le droit de dire que c'est hypocrite comme démarche. Ou du moins peu sincère.
Mais bien sûr, c'est vrai qu'ici on veut surtout voir son film gratuitement, c'est évident.
Surtout que libre a toujours signifié pas forcément gratuit. Donc cela n'a pas de sens.
Ce qui est malsain c'est plutôt d'être incohérent dans son discours.