Sur la base de sa première étude. il considère que la baisse de la charge virale est significative et que ce n'est pas quelque chose que l'on peut changer par effet placebo, et que parce que l'on saurait que l'on a été traité, alors on irait mieux par la seule force de notre esprit. Pour lui cet indicateur reste le plus pertinent. Je ne suis pas capable de trancher, mais c'est cohérent.
On ne parle pas ici d'effet placebo (qui est contrôlable en faisant des études en aveugle), mais simplement de l'effet intrinsèque du traitement, qu'il soit placebo ou non. Il a constaté une baisse de la charge virale, soit (ce qui n'est d'ailleurs pas forcément une indication d'un meilleur état). Mais cette baisse de la charge virale est-elle due à l'action de la chloroquine, ou tout simplement à l'évolution naturelle de la maladie ou à l'effet des soins hospitaliers ? Si ça se trouve, la charge virale a moins baissé avec la chloroquine qu'en l'absence du traitement... Et on a aucun moyen de vérifier ça avec les études de Raoult en l'absence de groupe témoin.
C'est le principal reproche qui lui ai fait (en plus de ses choix de protocoles douteux et de ses traitements statistiques biaisés). Raoult a certes montré que la plupart de ses patients guérissaient. Ça tombe bien, c'est effectivement le cas partout dans le monde, la grande majorité des malades mêmes hospitalisés guérissent tout seul. Et sans groupe témoin dans son étude, il n'y a aucun moyen de savoir si la prescription de la chloroquine a un effet bénéfique sur la guérison par rapport à un traitement hospitalier symptomatique standard.
[^] # Re: Bôf pas convaincu
Posté par Ytterbium . En réponse au journal Victor Hugo : « Les nains sapent sans bruit le travail des géants ». Évalué à 5.
On ne parle pas ici d'effet placebo (qui est contrôlable en faisant des études en aveugle), mais simplement de l'effet intrinsèque du traitement, qu'il soit placebo ou non. Il a constaté une baisse de la charge virale, soit (ce qui n'est d'ailleurs pas forcément une indication d'un meilleur état). Mais cette baisse de la charge virale est-elle due à l'action de la chloroquine, ou tout simplement à l'évolution naturelle de la maladie ou à l'effet des soins hospitaliers ? Si ça se trouve, la charge virale a moins baissé avec la chloroquine qu'en l'absence du traitement... Et on a aucun moyen de vérifier ça avec les études de Raoult en l'absence de groupe témoin.
C'est le principal reproche qui lui ai fait (en plus de ses choix de protocoles douteux et de ses traitements statistiques biaisés). Raoult a certes montré que la plupart de ses patients guérissaient. Ça tombe bien, c'est effectivement le cas partout dans le monde, la grande majorité des malades mêmes hospitalisés guérissent tout seul. Et sans groupe témoin dans son étude, il n'y a aucun moyen de savoir si la prescription de la chloroquine a un effet bénéfique sur la guérison par rapport à un traitement hospitalier symptomatique standard.