Je suis d'accord! Si un musicien amateur enregistre sur CD-R ses morceaux ou ses délires pour son entourage, il va payer des musiciens professionnels avec sa musique gratuite! Pire, il va payer les maisons d'édition, alors qu'il croyait ne jamais avoir signé aucun contrat avec elles!
Plus sérieusement, il est évident que les graveurs etc cachent un nombre incalculable de copies. Mais aussi, on traite en coupable tout le monde, sans motif: en droit, c'est de l'accusation et de la condamnation à dommages et intérêts sans preuves qu'il y ait eu dommage. On ne peut pas accuser tout le monde comme cela. Surtout qu'il ne faudrait pas croire que l'on aura une quelconque compensation: hé oui, on va quand même poursuivre les copistes, il n'y a pas de raison!
Cette idée révèle surtout l'avidité et le refus d'une concurrence honnête des éditeurs et des grands groupes (qui, assurés du succés, ont seuls les moyens de négocier des contrats à leur faveur devant les éditeurs). Les éditeurs ne font pas de musique, ils font de la pub et des marges. Aujourd'hui, le coût du support devient ridicule, et cela ne se retrouve pas dans le prix de la musique: je trouve cela intolérable.
Enfin, rappelons que l'on observe que les consommateurs de MP3 et de CD-R semblent ne pas acheter moins de CD qu'auparavent: ces supports servent d'essai avant l'achat, ou à avoir quand même ce que l'on n'aurait jamais acheté. Personnellement, j'achète davantage de CD depuis que je mets des MP3 sur mon disque dur, pour écouter en travaillant dans le train: il faut bien remplir!
Je trouve surtout peu tolérable que nos politiques, élus et donc censés relever un intérêt général qui dépasserait nos intérêts particuliers céder davant des intérêts aussi catégoriels et industriel dans le pays de "l'exception culturelle". Dans un pays où la culture ne s'échangera donc ni à bon marché, ni librement (alors que c'est possible dans le respect des droit d'auteurs, au moins quand ceux-ci renoncent à leurs droits, comme c'est le cas en particulier dans le libre).
[^] # Payer ses concurrents.
Posté par François Heiblé . En réponse à la dépêche Taxe sur les CD-R. Évalué à 1.
Plus sérieusement, il est évident que les graveurs etc cachent un nombre incalculable de copies. Mais aussi, on traite en coupable tout le monde, sans motif: en droit, c'est de l'accusation et de la condamnation à dommages et intérêts sans preuves qu'il y ait eu dommage. On ne peut pas accuser tout le monde comme cela. Surtout qu'il ne faudrait pas croire que l'on aura une quelconque compensation: hé oui, on va quand même poursuivre les copistes, il n'y a pas de raison!
Cette idée révèle surtout l'avidité et le refus d'une concurrence honnête des éditeurs et des grands groupes (qui, assurés du succés, ont seuls les moyens de négocier des contrats à leur faveur devant les éditeurs). Les éditeurs ne font pas de musique, ils font de la pub et des marges. Aujourd'hui, le coût du support devient ridicule, et cela ne se retrouve pas dans le prix de la musique: je trouve cela intolérable.
Enfin, rappelons que l'on observe que les consommateurs de MP3 et de CD-R semblent ne pas acheter moins de CD qu'auparavent: ces supports servent d'essai avant l'achat, ou à avoir quand même ce que l'on n'aurait jamais acheté. Personnellement, j'achète davantage de CD depuis que je mets des MP3 sur mon disque dur, pour écouter en travaillant dans le train: il faut bien remplir!
Je trouve surtout peu tolérable que nos politiques, élus et donc censés relever un intérêt général qui dépasserait nos intérêts particuliers céder davant des intérêts aussi catégoriels et industriel dans le pays de "l'exception culturelle". Dans un pays où la culture ne s'échangera donc ni à bon marché, ni librement (alors que c'est possible dans le respect des droit d'auteurs, au moins quand ceux-ci renoncent à leurs droits, comme c'est le cas en particulier dans le libre).