• [^] # Re: Obligation d’avoir un smartphone bis

    Posté par . En réponse au journal Covid-19 Traçage : la suite de mes cogitations suite à vos réactions. Évalué à 7.

    En Corée du sud, comme à Taiwan et dans les autres pays du coin, ils ont été atteints par le SRAS en 2003. Ils ont donc une expérience récente d'épidémie mortelle. Grâce à cette expériences, Taiwan a par exemple créé un centre de gestion de crises sanitaires par exemple. Ils ont pris rapidement des mesures dès le début de l'épidémie incitant les comportements permettant de limiter la propagation du covid au lieu de dire que tout va bien et d'aller au théâtre, en prenant 3 mois pour ses décider à prendre des premières mesures.
    Là-bas, certaines mesures prises, tel que les thermomètres thermiques dans les lieux publics et le tracking des mobiles, ont permis de détecter rapidement les premiers cas de covid pour les prendre en charge tôt, ce qui a permis de limiter les complications et les décès. Leur détection rapide a également permis d'éviter qu'ils contaminent beaucoup d'autres personnes, comme par exemple le cas des toursites du bateau de croisière "Diamond Princess" (placé en quarantaine). Le tracking des personnes a servi à établir des chemins de contaminations.

    Ici, cette logique pour un tracking des mobiles, est totalement inapplicable car le virus circule librement sur le territoire (d'où le stade 3 de gestion d'épidémie en fait). De plus, dans ces pays d'asie, le tracking du téléphone était associé à d'autres mesures, comme des tests de dépistages, mais aussi aux caméras thermiques, aux mesures de quarantaines, etc. Ici, on a clairement fait le choix de ne pas faire de quarantaine, on ne peut faire un depistage que si on a des symptomes et des problèmes respiratoires, on a pas de masques (en asie, culturellement ils mettent très facilement des masques dès qu'ils ont un rhume, contre la pollution, ou d'une facon générale). Même avec les nouveaux tests de dépistages plus rapide à faire et plus fiables qui sortent, on ne pourra pas suivre pour le nombre de tests à réaliser (juste comme ca, ce que je disais sur la capacité du nombre de tests quotidien, c'était ce qui était annoncé aux infos hein). Et on ne va pas parler des caméras thermiques, de l'information permettant d'éduquer les comportements, et des autres mesures prises en Asie mais auxquelles on a pas pensé ici.

    Donc non, il n'y a strictement rien de factuel à l'utilisation d'une appli dans le contexte nationale, car il ne ressemble strictement en rien à celui qu'il y avait à Taiwan ou en Corée du sud au moment de la mise en place de ce tracking.

    Si tu as des pointeurs vers des études concrètes de l'impact d'une telle appli sur un territoire où il est considéré que le virus circule librement mais que moins de la population n'a été touché ou n'est immunisée, et qu'il y a de nombreux porteurs saints inconnus, je reste preneur.

    Emacs le fait depuis 30 ans, et sans pubs ni télémétrie.