il y a forcément besoin de moins d'ouvriers [...]. Ces ouvriers sont reversés dans le reste de l'activité, avec baisse du temps de travail pour tout le monde, ce qui permet de les absorber.
Théorie intéressante. En général, c'est ce qui se passe ... au début. Au bout de quelques années, ou encore à la moindre claque sur l'activité, l'entreprise constate qu'elle a trop d'ouvriers par rapport à sa production et elle en met une partie à la porte.
Dans l'entreprise de moyenne taille où j'étais précédemment (une entreprise cotée je précise), les actionnaires surveillaient régulièrement le ratio "objectif de chiffre d'affaire" / "coût de la R&D". Et ils avaient un ratio suffisamment précis en tête pour que la direction mène un plan de licenciement sec de 50 personnes sur les 300 qu'en comportait l'entreprise. Tout cela dans un contexte où l'entreprise perdait de l'argent, mais ce n'était pas la perte qui était en cause, uniquement la notion d'efficacité théorique d'une R&D.
Dans la version plus brute, on voit ça régulièrement chez les grosse boites genre SFR qui estiment que pour produire le service X, il faut Y personnes et lance des plans de licencement jusqu'à atteindre Y. Le fait que Y soit irréaliste, que les personnes s'en allant ont une compétence clé qui ne permet plus de produire les services ne rentre pas en ligne de compte. Et comme ça se passe mal, l'entreprise décide de faire des économies en visant finalement 3/5*Y pour le même service, en demandant aux employés de s'arracher un peu le cul compte tenu des difficultés économiques.
J'ai même vu des entreprises qui gagnaient très bien leur vie mais aux actionnaires très gourmands, qui ont viré TOUT le personnel productif de la boite. Ils se faisaient des couilles en or avec un soft, qu'ils ne savaient plus maintenir. Au bout de quelques années, ils ont acheté à prix d'or de la maintenance sur leur soft ... qu'ils ne savaient plus gérer. Et comme unique élément de l'historique du soft et de la documentation, ils ont donné à ce sous-traitant ... un gros zip avec toutes les sources.
[^] # Re: L’individu a bon dos
Posté par Philippe F (site web personnel) . En réponse au journal À titre individuel, que faisons-nous, pour l'écologie ?. Évalué à 5.
Théorie intéressante. En général, c'est ce qui se passe ... au début. Au bout de quelques années, ou encore à la moindre claque sur l'activité, l'entreprise constate qu'elle a trop d'ouvriers par rapport à sa production et elle en met une partie à la porte.
Dans l'entreprise de moyenne taille où j'étais précédemment (une entreprise cotée je précise), les actionnaires surveillaient régulièrement le ratio "objectif de chiffre d'affaire" / "coût de la R&D". Et ils avaient un ratio suffisamment précis en tête pour que la direction mène un plan de licenciement sec de 50 personnes sur les 300 qu'en comportait l'entreprise. Tout cela dans un contexte où l'entreprise perdait de l'argent, mais ce n'était pas la perte qui était en cause, uniquement la notion d'efficacité théorique d'une R&D.
Dans la version plus brute, on voit ça régulièrement chez les grosse boites genre SFR qui estiment que pour produire le service X, il faut Y personnes et lance des plans de licencement jusqu'à atteindre Y. Le fait que Y soit irréaliste, que les personnes s'en allant ont une compétence clé qui ne permet plus de produire les services ne rentre pas en ligne de compte. Et comme ça se passe mal, l'entreprise décide de faire des économies en visant finalement 3/5*Y pour le même service, en demandant aux employés de s'arracher un peu le cul compte tenu des difficultés économiques.
J'ai même vu des entreprises qui gagnaient très bien leur vie mais aux actionnaires très gourmands, qui ont viré TOUT le personnel productif de la boite. Ils se faisaient des couilles en or avec un soft, qu'ils ne savaient plus maintenir. Au bout de quelques années, ils ont acheté à prix d'or de la maintenance sur leur soft ... qu'ils ne savaient plus gérer. Et comme unique élément de l'historique du soft et de la documentation, ils ont donné à ce sous-traitant ... un gros zip avec toutes les sources.