Posté par rewind (Mastodon) .
En réponse au journal Les girouettes.
Évalué à 8.
Dernière modification le 01 avril 2020 à 00:42.
On ne peut pas toujours être prêt à tout et tout surdimensionner.
Il y a un juste milieu entre tout surdimensionner et prévoir ce qui semble nécessaire. Il y a quelques années, par chez moi, il y a plusieurs villes qui ont vendu leurs déneigeuses parce que «ça coûte cher». Au final, chaque fois qu'il neige, c'est le merdier partout (il m'est arrivé une fois de mettre 1h pour aller à mon travail par temps de neige alors que je mets normalement 10 minutes), et ça aussi ça coûte très cher collectivement, mais c'est pas grave, ça se voit moins, c'est distribué sur tous les acteurs économiques. Alors oui, entretenir une déneigeuse, ça coûte, mais le jour où on en a besoin, on est bien content de l'avoir.
Sauf qu'un service public, c'est précisément ça : un service dont on n'a pas forcément besoin mais qu'on est bien content d'avoir le moment venu. L'armée, c'est complètement inutile (on n'est pas en guerre ici), mais on est quand même bien content de l'avoir si jamais un jour ça devait recommencer (et d'ailleurs, c'est un des services publics les mieux dotés ses dernières années, ce qui ne veut pas dire qu'il est bien doté). L'histoire des masques, c'est exactement ça, comme les déneigeuses, on a fait une micro-économie et au final, quand on en a besoin, c'est le merdier. Les lits à l'hôpital, on les a fermé les uns après les autres parce que ça coûtait cher, et maintenant qu'on en a besoin, c'est le merdier. On pourrait faire une liste sans fin de tout ce qui a été démantelé au nom de l'argument «ça coûte».
Alors oui, ça coûte. Mais on n'est pas un pays du tiers monde, on est un des pays les plus riches au monde, alors je pense qu'on peut raisonnablement se «payer» ce petit surplus qui permet d'être tranquille quand des grosses tuiles arrivent. Ça évite les gros merdiers comme on est en train de le vivre.
[^] # Re: Journal hors sujet
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Les girouettes. Évalué à 8. Dernière modification le 01 avril 2020 à 00:42.
Il y a un juste milieu entre tout surdimensionner et prévoir ce qui semble nécessaire. Il y a quelques années, par chez moi, il y a plusieurs villes qui ont vendu leurs déneigeuses parce que «ça coûte cher». Au final, chaque fois qu'il neige, c'est le merdier partout (il m'est arrivé une fois de mettre 1h pour aller à mon travail par temps de neige alors que je mets normalement 10 minutes), et ça aussi ça coûte très cher collectivement, mais c'est pas grave, ça se voit moins, c'est distribué sur tous les acteurs économiques. Alors oui, entretenir une déneigeuse, ça coûte, mais le jour où on en a besoin, on est bien content de l'avoir.
Sauf qu'un service public, c'est précisément ça : un service dont on n'a pas forcément besoin mais qu'on est bien content d'avoir le moment venu. L'armée, c'est complètement inutile (on n'est pas en guerre ici), mais on est quand même bien content de l'avoir si jamais un jour ça devait recommencer (et d'ailleurs, c'est un des services publics les mieux dotés ses dernières années, ce qui ne veut pas dire qu'il est bien doté). L'histoire des masques, c'est exactement ça, comme les déneigeuses, on a fait une micro-économie et au final, quand on en a besoin, c'est le merdier. Les lits à l'hôpital, on les a fermé les uns après les autres parce que ça coûtait cher, et maintenant qu'on en a besoin, c'est le merdier. On pourrait faire une liste sans fin de tout ce qui a été démantelé au nom de l'argument «ça coûte».
Alors oui, ça coûte. Mais on n'est pas un pays du tiers monde, on est un des pays les plus riches au monde, alors je pense qu'on peut raisonnablement se «payer» ce petit surplus qui permet d'être tranquille quand des grosses tuiles arrivent. Ça évite les gros merdiers comme on est en train de le vivre.