La politique ne sait plus s'exercer sur l'avenir, mais seulement sur le présent.
On peut constater que la plupart des politiques regardent de près les sondages, qui ne donnent une vision que très court-termiste de l'opinion du peuple.
Etienne KLEIN en parle de temps en temps dans ses conférences :
- auparavant, l'avenir faisait rêver, on te parlait d'une société pleine de technologies, de conquêtes spaciales, de gadget, de progrès, de science...
- maintenant, l'avenir fait peur, on te parle de catastrophe écologique, financière, pandémie, etc.
Les valeurs défendues sont elles aussi très restrictives, tout en étant très vagues. Je prends l'exemple de l'égalité.
Tout le monde semble avoir une idée dessus, mais personne ne sait bien la définir, personne ne sait la borner, et c'est extrêmement abstrait. Au nom de l'égalité, on te contraint sur comment tu dois penser et ce que tu dois défendre, et elle doit pourtant s'étaler à toute les sauces, sans limite.
C'est le contraire pour la liberté. On parle sans cesse de liberté à défendre (d'expression notamment), alors que cette liberté est de plus en plus bornée, voir réduite... au nom même parfois de l'égalité !
Dans les générations précédentes, on te parlait de la défense de la terre, de la culture, de la famille, de la civilisation. Des choses très concrètes, aujourd'hui notions désuètes voir vues comme "fachistes". Sans doute à cause du traumatisme des deux grandes guerres.
La génération actuelle n'agit plus en visionnant l'avenir, mais uniquement le présent. On a pu l'observer avec les pénuries de PQ, pâtes, riz. On réagit immédiatement à un stimuli, sans réfléchir, sans penser.
==> Le titre du journal, est la parfaite illustration de ça. Une girouette réagit immédiatement à un stimuli, le vent. Si il change de direction, elle change. si il n'y en a pas, elle reste immobile sur sa dernière position.
Le règne de l'individualisme.
L'Homme est devenu son propre dieu, par rejet de tout ce qui le contraint. Mais l'individualisme est quelque chose de très restrictif. A l'échelle individuelle, l'avenir n'existe pas, seul le présent existe.
On ne se définit plus au travers de l'autre, mais seulement de soi-même (ex.: ne me mégenre pas...). Autrement dit, on ne fait plus corps avec l'autre, la société, voir c'est même son propre corps qu'on rejette.
La politique est le parfait reflet de tout ça. Nous ne votons pas en pensant à l'avenir, mais uniquement au présent. Il faut faire barrage à XX qui est la menace immédiate, alors je vote pour YY.
Oui, mais si tu avais voté pour ZZ, tu n'aurais sans doute à devoir faire barrage à XX.
Même la science est rejetée, supplantée par... le ressenti ! Et dire qu'on a rejeté la religion pour la science...mais la nouvelle religion ne fait pas moins appel à une forme de foi. (Discutez homéopathie avec un athée qui y croit, c'est marrant...)
En résumé, au lieu d'être des girouettes, nous ferions tous mieux d'être des gouvernails. Nos politiques, ne sont que le reflet de ce que nous sommes. Ils sont girouettes, car tout le peuple est girouette. Ils ne gouvernent plus. Ca se ressent aussi très clairement sur l'autorité, qui tend à disparaître.
Même YT l'illustre très bien, ce qui marche le mieux dans les "Tendances", ce sont les vidéos de réactions ! Pas celles qui nous instruises et nous amène de la réflexion, du qualitatif et du recul.
# Politique du présent et individualisme.
Posté par Xinul . En réponse au journal Les girouettes. Évalué à 10.
Ce qui suit est mon opinion / ressenti personnel.
On peut constater que la plupart des politiques regardent de près les sondages, qui ne donnent une vision que très court-termiste de l'opinion du peuple.
Etienne KLEIN en parle de temps en temps dans ses conférences :
- auparavant, l'avenir faisait rêver, on te parlait d'une société pleine de technologies, de conquêtes spaciales, de gadget, de progrès, de science...
- maintenant, l'avenir fait peur, on te parle de catastrophe écologique, financière, pandémie, etc.
Les valeurs défendues sont elles aussi très restrictives, tout en étant très vagues. Je prends l'exemple de l'égalité.
Tout le monde semble avoir une idée dessus, mais personne ne sait bien la définir, personne ne sait la borner, et c'est extrêmement abstrait. Au nom de l'égalité, on te contraint sur comment tu dois penser et ce que tu dois défendre, et elle doit pourtant s'étaler à toute les sauces, sans limite.
C'est le contraire pour la liberté. On parle sans cesse de liberté à défendre (d'expression notamment), alors que cette liberté est de plus en plus bornée, voir réduite... au nom même parfois de l'égalité !
Dans les générations précédentes, on te parlait de la défense de la terre, de la culture, de la famille, de la civilisation. Des choses très concrètes, aujourd'hui notions désuètes voir vues comme "fachistes". Sans doute à cause du traumatisme des deux grandes guerres.
La génération actuelle n'agit plus en visionnant l'avenir, mais uniquement le présent. On a pu l'observer avec les pénuries de PQ, pâtes, riz. On réagit immédiatement à un stimuli, sans réfléchir, sans penser.
==> Le titre du journal, est la parfaite illustration de ça. Une girouette réagit immédiatement à un stimuli, le vent. Si il change de direction, elle change. si il n'y en a pas, elle reste immobile sur sa dernière position.
L'Homme est devenu son propre dieu, par rejet de tout ce qui le contraint. Mais l'individualisme est quelque chose de très restrictif. A l'échelle individuelle, l'avenir n'existe pas, seul le présent existe.
On ne se définit plus au travers de l'autre, mais seulement de soi-même (ex.: ne me mégenre pas...). Autrement dit, on ne fait plus corps avec l'autre, la société, voir c'est même son propre corps qu'on rejette.
La politique est le parfait reflet de tout ça. Nous ne votons pas en pensant à l'avenir, mais uniquement au présent. Il faut faire barrage à XX qui est la menace immédiate, alors je vote pour YY.
Oui, mais si tu avais voté pour ZZ, tu n'aurais sans doute à devoir faire barrage à XX.
Même la science est rejetée, supplantée par... le ressenti ! Et dire qu'on a rejeté la religion pour la science...mais la nouvelle religion ne fait pas moins appel à une forme de foi. (Discutez homéopathie avec un athée qui y croit, c'est marrant...)
En résumé, au lieu d'être des girouettes, nous ferions tous mieux d'être des gouvernails. Nos politiques, ne sont que le reflet de ce que nous sommes. Ils sont girouettes, car tout le peuple est girouette. Ils ne gouvernent plus. Ca se ressent aussi très clairement sur l'autorité, qui tend à disparaître.
Même YT l'illustre très bien, ce qui marche le mieux dans les "Tendances", ce sont les vidéos de réactions ! Pas celles qui nous instruises et nous amène de la réflexion, du qualitatif et du recul.