On vit dans un système très complexes, où connaître les tenants et aboutissants de toutes les intrications de notre monde est peut-être devenu impossible pour une intelligence humaine. Mais on peut faire le postulat que la nature humaine change peu en quatre ou cinq mille ans. C'est pour ça que j'apprécie la lecture d'ouvrages plus ou moins anciens. Dans une société à l'économie plus simple, les analyses font plus facilement le lien entre les humains et les épiphénomènes qui les préoccupent et arrivent donc mieux à cerner les problèmes essentiels. Quand on lit la Bible, Zola, ou Aristote, on comprend mieux les sociétés humaines. En tout cas plus facilement qu'en s'attaquant à Lacan, Marx, Jorion, ou Bourdieu.
J'aime bien votre formulation. Mais je crois qu'il faudrait beaucoup d'intelligence pour asservir l'économie à l'humanité dans son ensemble. Actuellement, il semble qu'elle soit plus ou moins heureusement conduites par de petits groupes qui l'orientent dans le sens de leurs intérêts (cf. société du mont Pélerin et les analyses de Jorion sur le sujet, ou les politiques d'Aristote) ; mais plus à la manière d'un cocher conduisant un attelage emballé, où à celle d'un pilote de B737 Max, qu'à celle d'un écuyer du cadre noir ou des pilotes de la patrouille de France. D'où notre (pour ceux qui sont en bas de l'echelle sociale) impression d'asservissement. Mais on peut se rassurer en remarquant à quel point notre condition est meilleure que celle de ceux qui nous ont précédés dans cette classe (ouvriers, serfs, esclaves...). Le salariat a tout de même beaucoup de bon.
[^] # Re: L'économie, ce sont nos règles
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Covid moins dangereux que la crise économique ?. Évalué à 3.
On vit dans un système très complexes, où connaître les tenants et aboutissants de toutes les intrications de notre monde est peut-être devenu impossible pour une intelligence humaine. Mais on peut faire le postulat que la nature humaine change peu en quatre ou cinq mille ans. C'est pour ça que j'apprécie la lecture d'ouvrages plus ou moins anciens. Dans une société à l'économie plus simple, les analyses font plus facilement le lien entre les humains et les épiphénomènes qui les préoccupent et arrivent donc mieux à cerner les problèmes essentiels. Quand on lit la Bible, Zola, ou Aristote, on comprend mieux les sociétés humaines. En tout cas plus facilement qu'en s'attaquant à Lacan, Marx, Jorion, ou Bourdieu.
J'aime bien votre formulation. Mais je crois qu'il faudrait beaucoup d'intelligence pour asservir l'économie à l'humanité dans son ensemble. Actuellement, il semble qu'elle soit plus ou moins heureusement conduites par de petits groupes qui l'orientent dans le sens de leurs intérêts (cf. société du mont Pélerin et les analyses de Jorion sur le sujet, ou les politiques d'Aristote) ; mais plus à la manière d'un cocher conduisant un attelage emballé, où à celle d'un pilote de B737 Max, qu'à celle d'un écuyer du cadre noir ou des pilotes de la patrouille de France. D'où notre (pour ceux qui sont en bas de l'echelle sociale) impression d'asservissement. Mais on peut se rassurer en remarquant à quel point notre condition est meilleure que celle de ceux qui nous ont précédés dans cette classe (ouvriers, serfs, esclaves...). Le salariat a tout de même beaucoup de bon.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace