Il n'y a pas à être sachant ou ignorant sur ce sujet, c'est une question politique de choix de société.
A ta locution latine, je peux t'opposer la Non-assistance à personne en Péril qui est définie par :
Pour que cette infraction soit constituée, plusieurs conditions doivent être réunies : il faut une situation de péril, une absence de risque pour celui qui intervient ou pour les tiers, une abstention volontaire, ce qui suppose une conscience de la situation de péril, et une faculté d’intervention, soit personnelle, soit en provoquant un secours.
Tu as le droit de considérer que pour que l'on administre un traitement, il faut que celui-ci soit considéré comme scientifiquement démontré. D'autres ont le droit, que réfléchir en terme de la balance bénéfices/risques est suffisant, et que dans le cadre d'une hospitalisation, les moyens de détecter les effets secondaires sont simples à mettre en oeuvre, que donc la balance penche du cotés des bénéfices. Ce n'est donc en rien un choix médical, ni scientifique, il n'est pas très intelligent de le formuler ainsi. C'est un choix politique, qui en tant que tel prend en compte les informations disponibles à un instant t pour extrapoler non-scientifiquement l'impact de ses décisions.
Si tu t'amuses avec les modèles, tu verras ce que cela donne de réduire la contagiosité de 20 jours à 5 jours sur les modèles, d'éviter que des gens passent en phase ou la réanimation est nécessaire ...
De toute façon, les gens qui ont des complications qui conduisent à la réanimation sont déjà largement au delà de ces effets secondaires. Il s'agit de dire que s'il y a une chance que leur état n'en n'arrive pas là, il serait assez hallucinant d'attendre 6 semaines, dans un contexte ou il y a une progression exponentielle qui nous rapproche de la saturation des lits en réanimation.
Je ne vois pas en quoi le fait que tu sois sachant sur les protocoles de recherche scientifique change quoi que ce soit sur le fait que si c'est efficace et que l'on applique le protocole, on sauvera des vies et si ça ne l'est pas, alors des tas de gens auront des effets secondaires indésirables qu'ils n'auraient pas eu sinon, avec peut être quelques rare décès. Par contre attendre est aussi une action avec des conséquences.
Tu sais les non sachant ont aussi un cerveau et il sont capable d'analyser une situation.
Tu pourrais penser que ceux qui raisonnent en dehors de la doxa scientifique médicale actuelle ont un biais méthodologique qui te semblerais insupportable, mais le biais de penser que sa méthode scientifique est la seule adaptée à une situation est un biais cognitif qui ici me semble bien plus insupportable, car par position d'autorité il prend pour tous des décisions, dont il n'aura pas à prendre la responsabilité après. C'est ce qu'il fallait faire "la science le dit".
Non, la science dit pour démontrer, j'ai besoin de ça, mais elle ne dit rien de l'action. On prend toujours des décisions sans avoir tout analyser scientifiquement. Il ne faudrait pas faire dire n'importe quoi à la science et la laisser là ou elle est, une méthode pour éclairer, mais pas se substituer à une volonté politique, ni une action.
[^] # Re: Primum non nocere
Posté par freejeff . En réponse au journal Coronavirus : vers une sortie de crise ?. Évalué à 3.
Il n'y a pas à être sachant ou ignorant sur ce sujet, c'est une question politique de choix de société.
A ta locution latine, je peux t'opposer la Non-assistance à personne en Péril qui est définie par :
Tu as le droit de considérer que pour que l'on administre un traitement, il faut que celui-ci soit considéré comme scientifiquement démontré. D'autres ont le droit, que réfléchir en terme de la balance bénéfices/risques est suffisant, et que dans le cadre d'une hospitalisation, les moyens de détecter les effets secondaires sont simples à mettre en oeuvre, que donc la balance penche du cotés des bénéfices. Ce n'est donc en rien un choix médical, ni scientifique, il n'est pas très intelligent de le formuler ainsi. C'est un choix politique, qui en tant que tel prend en compte les informations disponibles à un instant t pour extrapoler non-scientifiquement l'impact de ses décisions.
Si tu t'amuses avec les modèles, tu verras ce que cela donne de réduire la contagiosité de 20 jours à 5 jours sur les modèles, d'éviter que des gens passent en phase ou la réanimation est nécessaire ...
De toute façon, les gens qui ont des complications qui conduisent à la réanimation sont déjà largement au delà de ces effets secondaires. Il s'agit de dire que s'il y a une chance que leur état n'en n'arrive pas là, il serait assez hallucinant d'attendre 6 semaines, dans un contexte ou il y a une progression exponentielle qui nous rapproche de la saturation des lits en réanimation.
Je ne vois pas en quoi le fait que tu sois sachant sur les protocoles de recherche scientifique change quoi que ce soit sur le fait que si c'est efficace et que l'on applique le protocole, on sauvera des vies et si ça ne l'est pas, alors des tas de gens auront des effets secondaires indésirables qu'ils n'auraient pas eu sinon, avec peut être quelques rare décès. Par contre attendre est aussi une action avec des conséquences.
Tu sais les non sachant ont aussi un cerveau et il sont capable d'analyser une situation.
Tu pourrais penser que ceux qui raisonnent en dehors de la doxa scientifique médicale actuelle ont un biais méthodologique qui te semblerais insupportable, mais le biais de penser que sa méthode scientifique est la seule adaptée à une situation est un biais cognitif qui ici me semble bien plus insupportable, car par position d'autorité il prend pour tous des décisions, dont il n'aura pas à prendre la responsabilité après. C'est ce qu'il fallait faire "la science le dit".
Non, la science dit pour démontrer, j'ai besoin de ça, mais elle ne dit rien de l'action. On prend toujours des décisions sans avoir tout analyser scientifiquement. Il ne faudrait pas faire dire n'importe quoi à la science et la laisser là ou elle est, une méthode pour éclairer, mais pas se substituer à une volonté politique, ni une action.