• [^] # Re: A posteriori

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Simulation situation en Italie. Évalué à 3.

    Si tu utilises toujours la loi normale, perso je ne suis pas très optimiste sur ce qu'on peut faire dire à ce genre d'identification, parce que ça considère en creux que les conditions de démarrage de l'épidémie sont les mêmes que celles à l'arrivée.

    Hors ce n'est manifestement pas le cas. Pour caricaturer, au début l'épidémie évolue dans un environnement naïf extrêmement vulnérable, et, passé un seuil de prise de conscience, elle évolue dans un contexte cloisonné. Donc la nature cette caricature serait plutôt une évolution franchement asymétrique, ce que ne représente pas ta courbe en cloche.

    Et si on veut sortir de la caricature pour faire des prédictions, il faudrait à mon sens enrichir un des modèles dynamiques tels que ceux présenté dans d'autres journaux (SIR ou SEIQR) avec une composante de distanciation sociale qui serait elle même fonction de la place de l'épidémie dans la population (prise de conscience des morts passés et en cours, probabilité de connaître un malade ou un mort, réglementation/réaction politique et économique, ...). Ça n'a pas besoin d'être extrêmement complexe (peut être que juste la probabilité de connaître un mort est un facteur qui change fortement l'envie de suivre les consignes), mais éventuellement ce paramètre aurait une dépendance à d'autres systèmes dynamiques qui n'ont rien à voir de prime abord (simulant la dynamique de l'appareil médiatico politique, et/ou de l'appareil productif).

    Adhérer à l'April, ça vous tente ?