Je pense qu'il ne faut pas remettre en question le fait que le gouvernement est bien conseillé par des experts
Personne ne doute que des experts conseillent Macron, le débat n'a jamais été là mais sur la transparence et sur le mépris habituellement porté sur les services publics.
tu manques de respect au gouvernement [quand tu dis qu'il ment]
Je ne crois pas que le respect soit une qualité qui caractérise les agissements de ce gouvernement. Ça fait un peu pleurer d'entendre des trucs pareils quand on regarde les chiffres des mouvements sociaux de 2019 de défense du service public et de voir ce que ça a donné sur le plan judiciaire, carcéral, les mutilations et autres victimes de la police, les enquêtes truquées de l'IGPN. Bref, de toute façon, je ne vois pas pourquoi cette notion subjective de "respect" arrive sur la table maintenant. Ce n'est pas un concept pertinent pour analyser des intérêts contradictoires (le curseur dont on parlait) et des rapports de force. Je t'invite par ailleurs à délier la tonalité du journal quand il traite du mépris exprimé par l'exécutif sur le service public depuis plusieurs années et le manque de transparence autour du discours de jeudi soir dernier.
J'aimerais aussi plus de transparence, mais il y a aussi de bonnes raisons de ne pas tout dévoiler.
Je trouve ça ahurissant de ne pas considérer la transparence comme un enjeu démocratique fondamental tout en préférant se féliciter de l'organisation d'élections municipales auxquelles ne sont pas allés des gens flippés (ma mère dans son village par exemple). Hors de question de valoriser cet espèce de sens critique volontairement contrarié. J'y vois une analogie avec les pulsions post-attentats qui consistent à accepter l'autoritarisme sans broncher. "Ne vous inquiétez pas, vous n'avez pas besoin de savoir" C'est tout bonnement l'opposé des idéaux de la culture hackeur.
deux mesures qui peuvent paraître contradictoire ne le sont pas forcément
Il ne s'agit pas de faire "le gestionnaire de crise" ni de nier le caractère complexe d'une telle gestion, on l'a déjà dit, on va pas y revenir à chaque post sinon on avance pas. On parle de transparence, obtenir des informations, évaluer le pour et le contre et discriminer ce qui a relevé du scientifique de ce qui a relevé du politique. J'aurais préféré un Macron qui admets : "le choix a été difficile mais nos élections municipales sont tellement importantes pour la démocratie que les chefs de partis et moi-même avons considéré que les risques, que nous réduirons au minimum, étaient acceptables". Au lieu de ça un conseil scientifique aurait dit pas ok à 18h45 mais ok à 19h20 jeudi 12 mars 2020. Et la majorité des gens qui ne vote pas compte pour du beurre.
Extrait du checknews de Libération, dimanche 15 mars 2020 à 17:13 :
"Alors que la polémique a également porté sur la non-publication de l’avis autorisant la tenue de l’élection, la direction générale de la santé a indiqué à CheckNews, sans plus de précisions, que les avis du conseil scientifique «seront publiés dans les prochains jours»."
ils devraient au moins communiquer cela avec les autres politiques, dont l'opposition.
tout ton journal met tout sur le dos de Macron et du gouvernement alors que l'opposition a été dans le coup du moins dans la décision de jeudi soir.
annuler une élection alors que l'opposition n'y était pas favorable est politiquement très compliqué
Comme toujours, tu préfères simplement ne pas voir au-delà de Macron et de (des) l'opposition, la politique politicienne, opportuniste et carriériste. Tout le reste n'existe pas. C'est bien pour ça que je parlais d'horizon borné. Cette invisibilisation est la marque de fabrique de l'idéologie républicaine qui a franchement pris un sale tournant depuis quelques années. (genre des anciens de Charlie Hebdo qui appellent à tirer sur les jeune de banlieux sur CNews)
la France est le 2e pays européen a avoir adopté des mesures assez fortes (rapidement suivi par la Belgique et d'autres).
La Belgique a fermé les écoles, cafés, restaurants et discothèques jeudi quand la France a autorisé la tenue des municipales pour dimanche (pour rappel, 3 jours c'est un doublement de contaminés) et n'a pas, par contre, fermé les cafés, restaurants et discothèques. Avant de dire samedi aux Français qu'ils étaient irresponsables puis de redire dimanche aux Français qu'ils étaient irresponsables puis de redire lundi aux français qu'ils étaient irresponsables mais que les votants de dimanche sont de "courageux citoyens". Sérieux, ce degré d'idéologie, cette propagande et comment elle passe comme une lettre à la poste, me terrifie.
Maintenant le 2ème tour sera en juin. Le 1er tour à moitié annulé. On rediscutera de nos merveilleux citoyens électeurs dans 10 jours quand on comptera les morts et pendant que l'histoire réécrite retiendra les images de Rémy Buisine aux Buttes-Chaumont pour montrer à quel point "les parigots sont des irresponsables".
Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dimanche 15 mars pour Libération :
"Par conséquent je ne suis pas allé voter, et c’est ce que j’ai recommandé à ma famille. Je considère qu’il s’agit d’un acte civique."
[^] # Re: Idéologie quelqu'en soit le coût
Posté par clingcurious . En réponse au journal Coronavirus, Municipales, Conseil Scientifique Fantôme. Évalué à 3.
Personne ne doute que des experts conseillent Macron, le débat n'a jamais été là mais sur la transparence et sur le mépris habituellement porté sur les services publics.
Je ne crois pas que le respect soit une qualité qui caractérise les agissements de ce gouvernement. Ça fait un peu pleurer d'entendre des trucs pareils quand on regarde les chiffres des mouvements sociaux de 2019 de défense du service public et de voir ce que ça a donné sur le plan judiciaire, carcéral, les mutilations et autres victimes de la police, les enquêtes truquées de l'IGPN. Bref, de toute façon, je ne vois pas pourquoi cette notion subjective de "respect" arrive sur la table maintenant. Ce n'est pas un concept pertinent pour analyser des intérêts contradictoires (le curseur dont on parlait) et des rapports de force. Je t'invite par ailleurs à délier la tonalité du journal quand il traite du mépris exprimé par l'exécutif sur le service public depuis plusieurs années et le manque de transparence autour du discours de jeudi soir dernier.
Je trouve ça ahurissant de ne pas considérer la transparence comme un enjeu démocratique fondamental tout en préférant se féliciter de l'organisation d'élections municipales auxquelles ne sont pas allés des gens flippés (ma mère dans son village par exemple). Hors de question de valoriser cet espèce de sens critique volontairement contrarié. J'y vois une analogie avec les pulsions post-attentats qui consistent à accepter l'autoritarisme sans broncher. "Ne vous inquiétez pas, vous n'avez pas besoin de savoir" C'est tout bonnement l'opposé des idéaux de la culture hackeur.
Il ne s'agit pas de faire "le gestionnaire de crise" ni de nier le caractère complexe d'une telle gestion, on l'a déjà dit, on va pas y revenir à chaque post sinon on avance pas. On parle de transparence, obtenir des informations, évaluer le pour et le contre et discriminer ce qui a relevé du scientifique de ce qui a relevé du politique. J'aurais préféré un Macron qui admets : "le choix a été difficile mais nos élections municipales sont tellement importantes pour la démocratie que les chefs de partis et moi-même avons considéré que les risques, que nous réduirons au minimum, étaient acceptables". Au lieu de ça un conseil scientifique aurait dit pas ok à 18h45 mais ok à 19h20 jeudi 12 mars 2020. Et la majorité des gens qui ne vote pas compte pour du beurre.
Extrait du checknews de Libération, dimanche 15 mars 2020 à 17:13 :
"Alors que la polémique a également porté sur la non-publication de l’avis autorisant la tenue de l’élection, la direction générale de la santé a indiqué à CheckNews, sans plus de précisions, que les avis du conseil scientifique «seront publiés dans les prochains jours»."
Comme toujours, tu préfères simplement ne pas voir au-delà de Macron et de (des) l'opposition, la politique politicienne, opportuniste et carriériste. Tout le reste n'existe pas. C'est bien pour ça que je parlais d'horizon borné. Cette invisibilisation est la marque de fabrique de l'idéologie républicaine qui a franchement pris un sale tournant depuis quelques années. (genre des anciens de Charlie Hebdo qui appellent à tirer sur les jeune de banlieux sur CNews)
La Belgique a fermé les écoles, cafés, restaurants et discothèques jeudi quand la France a autorisé la tenue des municipales pour dimanche (pour rappel, 3 jours c'est un doublement de contaminés) et n'a pas, par contre, fermé les cafés, restaurants et discothèques. Avant de dire samedi aux Français qu'ils étaient irresponsables puis de redire dimanche aux Français qu'ils étaient irresponsables puis de redire lundi aux français qu'ils étaient irresponsables mais que les votants de dimanche sont de "courageux citoyens". Sérieux, ce degré d'idéologie, cette propagande et comment elle passe comme une lettre à la poste, me terrifie.
Maintenant le 2ème tour sera en juin. Le 1er tour à moitié annulé. On rediscutera de nos merveilleux citoyens électeurs dans 10 jours quand on comptera les morts et pendant que l'histoire réécrite retiendra les images de Rémy Buisine aux Buttes-Chaumont pour montrer à quel point "les parigots sont des irresponsables".
Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dimanche 15 mars pour Libération :
"Par conséquent je ne suis pas allé voter, et c’est ce que j’ai recommandé à ma famille. Je considère qu’il s’agit d’un acte civique."