Non, il s’agit de trouver des moyens de parler plus fort et d’essayer d’affirmer qu’on est pas d’accord avec le statu quo par des moyens qu’impose une certaine vision de l’urgence.
Par exemple des gens très impliqués comme Jancovici qui battent le pavé depuis toujours pensent que des démarches comme la conférence citoyenne de Macron sur le climat n’est pas grand chose d’autre qu’un moyen de gagner du temps. En vrai il doit avoir toute les infos sur la table. Mais les moyens d’action sont tellement éloignés de son logiciel qu’il ne sait pas trop quoi faire. Il a essayé Hulot qui ne l’a pas trouvé à la hauteur et s’est barré, il tâtonne sur le sujet, essaye un truc après l’autre alors il lance une « commission citoyenne » qui doit devenir experte en quelque week ends et trouver des solutions mais qui doute elle même que ses préconisations seront prises en compte. C’est regrettable quand il est urgent d’agir.
Mais ces gens auront des informations sur le problème que finalement bien peu de citoyens ont le temps de s’approprier. Si on doit former la jeunesse pour qu’elle agisse tout au long de son cursus scolaire avant d’agir on agira dans 20 ans, et ce sera trop tard pour tenir les engagements des accords de Paris.
Soyons franc, la désobéissance civile a peu de chances d’avoir un impact si elle n’est pas massive. C’est comme cet appel, dans le fond, un espoir de faire du bruit et réveiller les consciences quand tout le reste échoue. Mais rappeler que le pays s’est internationalement engagé à faire bien plus qu’il ne fait en pratique nécessite peut-être de rappeler qu’il s’est engagé à faire bien plus. Et si finalement c’était pas ça, la désobéissance civile ? N’est on pas légitime à s’opposer à des décisions qui sont contradictoires avec des engagements pris par ailleurs à un niveau international par exemple ?
[^] # Re: faire de la politique
Posté par thoasm . En réponse au journal Face à l'urgence climatique, plus de mille scientifiques appellent à la désobéissance civile. Évalué à 3.
Non, il s’agit de trouver des moyens de parler plus fort et d’essayer d’affirmer qu’on est pas d’accord avec le statu quo par des moyens qu’impose une certaine vision de l’urgence.
Par exemple des gens très impliqués comme Jancovici qui battent le pavé depuis toujours pensent que des démarches comme la conférence citoyenne de Macron sur le climat n’est pas grand chose d’autre qu’un moyen de gagner du temps. En vrai il doit avoir toute les infos sur la table. Mais les moyens d’action sont tellement éloignés de son logiciel qu’il ne sait pas trop quoi faire. Il a essayé Hulot qui ne l’a pas trouvé à la hauteur et s’est barré, il tâtonne sur le sujet, essaye un truc après l’autre alors il lance une « commission citoyenne » qui doit devenir experte en quelque week ends et trouver des solutions mais qui doute elle même que ses préconisations seront prises en compte. C’est regrettable quand il est urgent d’agir.
Mais ces gens auront des informations sur le problème que finalement bien peu de citoyens ont le temps de s’approprier. Si on doit former la jeunesse pour qu’elle agisse tout au long de son cursus scolaire avant d’agir on agira dans 20 ans, et ce sera trop tard pour tenir les engagements des accords de Paris.
Soyons franc, la désobéissance civile a peu de chances d’avoir un impact si elle n’est pas massive. C’est comme cet appel, dans le fond, un espoir de faire du bruit et réveiller les consciences quand tout le reste échoue. Mais rappeler que le pays s’est internationalement engagé à faire bien plus qu’il ne fait en pratique nécessite peut-être de rappeler qu’il s’est engagé à faire bien plus. Et si finalement c’était pas ça, la désobéissance civile ? N’est on pas légitime à s’opposer à des décisions qui sont contradictoires avec des engagements pris par ailleurs à un niveau international par exemple ?