D'autant qu'on a quand même un peu d'expérience dans ce domaine donc on ne part pas de 0 niveau estimation.
Je lis : Concernant le démantèlement des centrales et la gestion de la totalité des déchets, la Cour des comptes a indiqué qu’ils sont, par nature, très difficiles à prévoir en raison du manque de retour d’expérience dans ce domaine.
Le coût d'un accident hypothétique n'entre pas dans le cadre du coût du nucléaire
Donc qu'on exclut du coût (quel qu'il soit) les crises qui donc, n'arrivent jamais. Pourtant la gestion de Fukushima, estimée en 2016, c'est 188 Md d'euros, Tchernobyl c'est évalué a 700Md de dollars sur les 30 premières années et dans les deux cas, on ne maîtrise pas la situation et on est loin d'en avoir fini.
Plus proche, combien vont coûter les fuites de la Hague ? Entre le déplacement du stock qui fuit et l'éventuelle dépollution du sol en dessous, sachant que de toutes façons, il ne sera que stocké ailleurs et non réellement dépollué.
Vu les montants et les enjeux sanitaires, est-ce honnête de pas les intégrer dans le coût de production et d'exploitation ? Le coût de Tchernobyl c'est 8 USS Ronald Reagan par an pendant 30 ans !
pas plus que le coût du réchauffement climatique n'entre dans le coût des centrales à gaz.
Je ne parle pas du coût lié au réchauffement, je parle du coût de gestion d'un accident. N'importe quel accident (fuite, explosion, emballement) de n'importe type de production d’électricité autre que nucléaire aura des conséquences bien moindres dans que l'équivalent nucléaire.
Or ces postes sont très bien évalués
Peux tu donner tes sources car le CEA et la court des comptes disent que non : le doc en lien dit justement que le coût réel d'exploitation (taux d'actualisation), le coût de démantèlement et le coût de gestion des déchets sont difficilement évaluables en raison de différents facteurs.
La court des comptes a décidé que le démantèlement et gestion des déchets n'était pas plus de 6% du coup d'exploitation mais :
- il a des grosses critiques sur le coût officiel de gestion les déchets.
- il n'y a aucune expérience française concernant le démantèlement d'une centrale, juste de quelques réacteurs et on sait déjà que c'est plus cher qu'aux US.
- on ne prend pas en compte le coût d'un éventuel incident grave car on sait que c'est l'état qui paiera la facture.
- les déchets sont "retraités" mais il n'existe pas de solution de gestion acceptable de ces déchets à l'heure actuelle : le mieux qu'on ait c'est de les stocker, pour certains plus de 24000 ans de demie vie (soit 4x l'age de l'écriture pour qu'ils soient juste), sachant qu'ils restent dangereux pour la biosphère. Comment évaluer un coût dans ces conditions ?
[^] # Re: ridicule ....
Posté par Toufou (site web personnel) . En réponse au journal Face à l'urgence climatique, plus de mille scientifiques appellent à la désobéissance civile. Évalué à 2.
Je lis : Concernant le démantèlement des centrales et la gestion de la totalité des déchets, la Cour des comptes a indiqué qu’ils sont, par nature, très difficiles à prévoir en raison du manque de retour d’expérience dans ce domaine.
Donc qu'on exclut du coût (quel qu'il soit) les crises qui donc, n'arrivent jamais. Pourtant la gestion de Fukushima, estimée en 2016, c'est 188 Md d'euros, Tchernobyl c'est évalué a 700Md de dollars sur les 30 premières années et dans les deux cas, on ne maîtrise pas la situation et on est loin d'en avoir fini.
Plus proche, combien vont coûter les fuites de la Hague ? Entre le déplacement du stock qui fuit et l'éventuelle dépollution du sol en dessous, sachant que de toutes façons, il ne sera que stocké ailleurs et non réellement dépollué.
Vu les montants et les enjeux sanitaires, est-ce honnête de pas les intégrer dans le coût de production et d'exploitation ? Le coût de Tchernobyl c'est 8 USS Ronald Reagan par an pendant 30 ans !
Je ne parle pas du coût lié au réchauffement, je parle du coût de gestion d'un accident. N'importe quel accident (fuite, explosion, emballement) de n'importe type de production d’électricité autre que nucléaire aura des conséquences bien moindres dans que l'équivalent nucléaire.
Peux tu donner tes sources car le CEA et la court des comptes disent que non : le doc en lien dit justement que le coût réel d'exploitation (taux d'actualisation), le coût de démantèlement et le coût de gestion des déchets sont difficilement évaluables en raison de différents facteurs.
La court des comptes a décidé que le démantèlement et gestion des déchets n'était pas plus de 6% du coup d'exploitation mais :
- il a des grosses critiques sur le coût officiel de gestion les déchets.
- il n'y a aucune expérience française concernant le démantèlement d'une centrale, juste de quelques réacteurs et on sait déjà que c'est plus cher qu'aux US.
- on ne prend pas en compte le coût d'un éventuel incident grave car on sait que c'est l'état qui paiera la facture.
- les déchets sont "retraités" mais il n'existe pas de solution de gestion acceptable de ces déchets à l'heure actuelle : le mieux qu'on ait c'est de les stocker, pour certains plus de 24000 ans de demie vie (soit 4x l'age de l'écriture pour qu'ils soient juste), sachant qu'ils restent dangereux pour la biosphère. Comment évaluer un coût dans ces conditions ?
Bref, sortons du XXeme siècle, de la société basée sur la consommation à outrance. Ça ne nous ramènera pas à la bougie, c'est juste qu'il faut changer certaines habitudes par d'autres moins émettrices de carbone.
Quand on sait que la production d’énergie concerne 25%, l'agriculture 24%, l'industrie 21% et le transport 14% des émissions carbone au niveau mondial, on peut comprendre que la consommation impacte les 4 postes les plus importants => consommons moins, consommons plus intelligemment.