Je pense que tu touches là une grosse partie du problème. Les politiques essaient toujours de convaincre leur électorat que l’avenir sera meilleur (plus de richesse, plus liberté, plus d’aides, moins d’incertitudes, etc.). Tant que l’énergie est abondante (équivalent à bon marché), c’est relativement possible si on fait abstraction du réchauffement climatique.
Maintenant qu’une partie des gens commence à prendre conscience que le réchauffement climatique est un problème et/ou que l’énergie va se raréfier, il va aussi leur falloir prendre conscience des conséquences : moins de croissance donc, dans le système politico-économique actuel, moins de toutes ces promesses de richesse et de liberté. Ça veut aussi dire moins de confort. Là où on pouvait se permettre de chauffer à 25°C chez soi, prendre l’avion pour ses loisirs à l’autre bout du monde, manger les même produits toute l’année etc, il faudra sûrement mettre un pull, visiter le musée du coin et manger les légumes de saison de la région. À mon avis, si ça se limite à ça on sera déjà hyper chanceux...
C’est assez naturel de ne pas vouloir ou ne pas admettre qu’on va devoir vivre moins bien, ou, a minima, différemment d’avant. Soit on admet, on s’y fait et ça peut se passer relativement sans heurt et progressivement, soit on résiste jusqu’à un changement brutal.
D’où la question : comment on passe de maintenant à demain ? quelle(s) transition(s) effectuer et comment ?
Soit on est profondément libéral et on se dit que les systèmes (économique, climatique, politique) vont se réguler tous seuls soit on préfère un minimum d’encadrement.
Dans tous les cas, il faut pouvoir décider en toutes connaissances de cause pour assumer ses choix. Donc il faut continuer d’informer, de chercher, d’instruire, d’éduquer, de débattre de façon la plus transparente et moins partisane possible, ce qui me semble manquer de plus en plus en ce moment.
[^] # Re: ridicule ....
Posté par nonas . En réponse au journal Face à l'urgence climatique, plus de mille scientifiques appellent à la désobéissance civile. Évalué à 9.
Je pense que tu touches là une grosse partie du problème. Les politiques essaient toujours de convaincre leur électorat que l’avenir sera meilleur (plus de richesse, plus liberté, plus d’aides, moins d’incertitudes, etc.). Tant que l’énergie est abondante (équivalent à bon marché), c’est relativement possible si on fait abstraction du réchauffement climatique.
Maintenant qu’une partie des gens commence à prendre conscience que le réchauffement climatique est un problème et/ou que l’énergie va se raréfier, il va aussi leur falloir prendre conscience des conséquences : moins de croissance donc, dans le système politico-économique actuel, moins de toutes ces promesses de richesse et de liberté. Ça veut aussi dire moins de confort. Là où on pouvait se permettre de chauffer à 25°C chez soi, prendre l’avion pour ses loisirs à l’autre bout du monde, manger les même produits toute l’année etc, il faudra sûrement mettre un pull, visiter le musée du coin et manger les légumes de saison de la région. À mon avis, si ça se limite à ça on sera déjà hyper chanceux...
C’est assez naturel de ne pas vouloir ou ne pas admettre qu’on va devoir vivre moins bien, ou, a minima, différemment d’avant. Soit on admet, on s’y fait et ça peut se passer relativement sans heurt et progressivement, soit on résiste jusqu’à un changement brutal.
D’où la question : comment on passe de maintenant à demain ? quelle(s) transition(s) effectuer et comment ?
Soit on est profondément libéral et on se dit que les systèmes (économique, climatique, politique) vont se réguler tous seuls soit on préfère un minimum d’encadrement.
Dans tous les cas, il faut pouvoir décider en toutes connaissances de cause pour assumer ses choix. Donc il faut continuer d’informer, de chercher, d’instruire, d’éduquer, de débattre de façon la plus transparente et moins partisane possible, ce qui me semble manquer de plus en plus en ce moment.