Comme celui d'alimenter en énergie la France, une partie de l'Allemagne, du Luxembourg et de la Belgique depuis 60 ans
Le parc nucléaire français a été déployé dans les années 70 à 80. Donc 40 ans, pas 60. Ce qui est très important pour la suite...
pour un prix correct pour le consommateur (comparé aux pays voisins),
Combien coûte le démantelement d'un réacteur ? On ne sait pas (celui de Brennilis est toujours en cours depuis 1985), et les politiques économique en vigueur ajoutent encore des inconnues par l'emploi massif de sous-traitants, avec derrière une perte de compétence et de connaissance des spécificités de chaque site. Donc on ne connaît pas le coût réel de l'électricité nucléaire.
Sait-on encore aujourd'hui construire des réacteurs, en maîtrisant le calendrier, le budget et la qualité ? Vraisemblablement non (que ce soit l'EPR de Flammanville ou ceux exportés...) On peut largement mettre ça sous le coup des 'errements' d'Anne Lauvergeon (par exemple le choix de gérer tout le chantier et non pas uniquement le réacteur), mais cela reste un échec majeur pour la filière.
Ce qui pose donc la question de son devenir. Les réacteurs n'ont pas été conçus pour tenir éternellement. On peut jouer les prolongations (l'ASN ne les auraient d'ailleurs pas acceptées pour Fessenheim, trop de problèmes techniques), mais on ne peut pas prolonger éternellement. Donc la filière nucléaire française est clairement sur une mauvaise voie.
Pour ma part, je regrette que les investissements dans le nucléaire se limitent aux branches à combustible solide, les papiers de recherche sur notamment le MSFR sont très encourageants, mais le verra-t-on en production par la filière française ? En tout cas, pas sans réorientation des investissements... De plus, la concurrence internationale est forte, et des entreprises se développent autour de la promesse de réacteurs plus petits, construits en usine puis déposés sur site... Donc oui, la filière nucléaire française est dans la mouise à mes yeux, et je ne vois pas de sursaut se profiler.
sans avoir eu d'accident important?
La centrale de saint laurent des eaux a connu deux accidents qui auraient conduit à des rejets hors du site (l'info est soumise à débat, l'état aurait caché la chose et on s'en serait rendu compte a posteriori par des radioéléments artificiels dans la nature, mais les années 70/80 n'étaient pas à la transparence...) Même en se limitant au niveau officiel, le 4 donc, on est sur un accident.
Et si on se base sur le risque de fusion du cœur à ×ばつ10−5 par réacteur.an (étude ExternE, cf. https://hal-mines-paristech.archives-ouvertes.fr/hal-00795118/document), nous avons 57 réacteurs, pour 40 ans de service... donc on a un risque à 0,114... D'ailleurs, nous avons déjà eu deux tels accidents en France.
[^] # Re: échec?
Posté par Pinaraf . En réponse au journal Nucléaire, l'amateurisme d'EDF. Évalué à 3.
Le parc nucléaire français a été déployé dans les années 70 à 80. Donc 40 ans, pas 60. Ce qui est très important pour la suite...
Combien coûte le démantelement d'un réacteur ? On ne sait pas (celui de Brennilis est toujours en cours depuis 1985), et les politiques économique en vigueur ajoutent encore des inconnues par l'emploi massif de sous-traitants, avec derrière une perte de compétence et de connaissance des spécificités de chaque site. Donc on ne connaît pas le coût réel de l'électricité nucléaire.
Sait-on encore aujourd'hui construire des réacteurs, en maîtrisant le calendrier, le budget et la qualité ? Vraisemblablement non (que ce soit l'EPR de Flammanville ou ceux exportés...) On peut largement mettre ça sous le coup des 'errements' d'Anne Lauvergeon (par exemple le choix de gérer tout le chantier et non pas uniquement le réacteur), mais cela reste un échec majeur pour la filière.
Ce qui pose donc la question de son devenir. Les réacteurs n'ont pas été conçus pour tenir éternellement. On peut jouer les prolongations (l'ASN ne les auraient d'ailleurs pas acceptées pour Fessenheim, trop de problèmes techniques), mais on ne peut pas prolonger éternellement. Donc la filière nucléaire française est clairement sur une mauvaise voie.
Pour ma part, je regrette que les investissements dans le nucléaire se limitent aux branches à combustible solide, les papiers de recherche sur notamment le MSFR sont très encourageants, mais le verra-t-on en production par la filière française ? En tout cas, pas sans réorientation des investissements... De plus, la concurrence internationale est forte, et des entreprises se développent autour de la promesse de réacteurs plus petits, construits en usine puis déposés sur site... Donc oui, la filière nucléaire française est dans la mouise à mes yeux, et je ne vois pas de sursaut se profiler.
La centrale de saint laurent des eaux a connu deux accidents qui auraient conduit à des rejets hors du site (l'info est soumise à débat, l'état aurait caché la chose et on s'en serait rendu compte a posteriori par des radioéléments artificiels dans la nature, mais les années 70/80 n'étaient pas à la transparence...) Même en se limitant au niveau officiel, le 4 donc, on est sur un accident.
Et si on se base sur le risque de fusion du cœur à ×ばつ10−5 par réacteur.an (étude ExternE, cf. https://hal-mines-paristech.archives-ouvertes.fr/hal-00795118/document), nous avons 57 réacteurs, pour 40 ans de service... donc on a un risque à 0,114... D'ailleurs, nous avons déjà eu deux tels accidents en France.