J'aimerais savoir ce que vous pensez du mode de fonctionnement démocratique au sein de Debian.
[...]
- vote majoritaire
- utilisation de clef GPG pour voter
Concernant les élections ce n’est pas un vote majoritaire qui est utilisé :
Debian utilise la méthode Condorcet pour les élections du chef du projet (...). Pour simplifier, la méthode originale de Condorcet peut être décrite comme ceci :
Considérez tous les scrutins possibles comprenant seulement 2 candidats choisis parmi tous les candidats. Le vainqueur de Condorcet, s'il existe, est le candidat qui peut battre n'importe quel autre candidat dans un scrutin comprenant uniquement lui-même et l'autre candidat.
L’utilisation de clés GPG est juste un point technique particulier, possible et « facile » dans le contexte de Debian parce que ~tous les développeurs ont une clé pour l’upload des paquets.
Mais sur le fonctionnement, le moment des élections n’est pas (dans Debian) l’unique moment de « démocratie », n’est même pas (à mon sens) un moment particulièrement important, et s’il a un aspect important il est dans la manière dont il établit un temps de discussions plus générales, pas dans le moment du dépôt d’un vote.
Aussi, je parlais des discussions, et celles-ci n’existent heureusement pas uniquement à cette période, elles ont lieu toute l’année. Et sur ce point, Debian, comme d’autres projets (libres ou pas), peut avoir des épisodes assez durs, mais je trouve qu’il y a quand même eu une nette amélioration dans l’expression et l’écoute ces dernières années.
Sur l’application à d’autres environnements, clairement pour moi dans ses aspects techniques le modèle Debian est inapplicable mais adopter des discussions ouvertes, sereines, avec des arguments construits et analysés par chacun·e, ça doit pouvoir marcher partout.
[^] # Re: Debian, est-ce un exemple d'une démocratie qui fonctionne bien ?
Posté par Frédéric Péters (site web personnel) . En réponse à la dépêche Élection du #Debian Project Leader 2020 #DPL Jonathan Carter. Évalué à 5.
Concernant les élections ce n’est pas un vote majoritaire qui est utilisé :
(tiré de https://www.debian.org/vote/index.fr.html)
L’utilisation de clés GPG est juste un point technique particulier, possible et « facile » dans le contexte de Debian parce que ~tous les développeurs ont une clé pour l’upload des paquets.
Mais sur le fonctionnement, le moment des élections n’est pas (dans Debian) l’unique moment de « démocratie », n’est même pas (à mon sens) un moment particulièrement important, et s’il a un aspect important il est dans la manière dont il établit un temps de discussions plus générales, pas dans le moment du dépôt d’un vote.
Aussi, je parlais des discussions, et celles-ci n’existent heureusement pas uniquement à cette période, elles ont lieu toute l’année. Et sur ce point, Debian, comme d’autres projets (libres ou pas), peut avoir des épisodes assez durs, mais je trouve qu’il y a quand même eu une nette amélioration dans l’expression et l’écoute ces dernières années.
Sur l’application à d’autres environnements, clairement pour moi dans ses aspects techniques le modèle Debian est inapplicable mais adopter des discussions ouvertes, sereines, avec des arguments construits et analysés par chacun·e, ça doit pouvoir marcher partout.