Comme il y a un peu de tout et son contraire dans ce sujet, je donne mon expérience personnelle d'un projet que j'ai fait.
Il s'agissait de faire un binding entre un logiciel propriétaire et un logiciel libre pour avoir une situation "win" au niveau du logiciel propriétaire.
La grosse partie préalable a été de s'assurer de la faisabilité technique : il s'agit du logiciel libre R (principalement sous GPL). Après étude, il s'est avéré que les headers C dont j'avais besoin étaient en LGPL (volonté de la core team du logiciel d'ouvrir cette possibilité).
Il m'a donc fallu expliquer à mes N+1 et N+2 les intérêts de ce binding logiciel, sachant que mon N+1 était déjà partant pour le faire.
Je leur ai expliqué que n'étant pas juriste, s'ils avaient un doute, il valait mieux qu'ils prennent conseil, mais que sinon, en me cédant les droits sur l'écriture de ce binding, il n'y aurait pas de soucis, puisque le code à faire était en LGPL. Donc, que même si j'en étais l'auteur et que si je partais, ils pourraient toujours l'utiliser (ce qui fut le cas).
Ce qui les a convaincu, en tant qu'éditeurs propriétaires, c'est que le logiciel libre n'impose pas de diffuser à tout va le code écrit. Il reste rangé dans un espace d'entreprise, et seulement si un client le demande, on doit le fournir.
Du coup, j'ai attendu l'autorisation par mail du N+2, mon N+1 a validé et zou, c'était parti.
Résultats :
L'ancienne société dont je faisais partie n'a jamais (à ma connaissance) contacté d'avocat spécialisé, je devais avoir fait le travail de conviction,
On ne m'a jamais demandé le code source,
Je crois qu'après mon départ, le code est devenu plus ou moins mort, malgré une passation de connaissances. Mais comme c'est du LGPL, le fork est possible, du moins je ne vais pas aller chercher des noises (pas le temps, pas l'envie) et c'est peut-être un argument qui a convaincu mon employeur de l'époque.
Je ne sais pas si ça peut aider, mais choisir des licences « acceptables » peut aider à faire son bout de route. :)
# Expérience perso
Posté par _kaos_ . En réponse au journal Contributions open source en entreprise. Évalué à 2.
Salut,
Comme il y a un peu de tout et son contraire dans ce sujet, je donne mon expérience personnelle d'un projet que j'ai fait.
Il s'agissait de faire un binding entre un logiciel propriétaire et un logiciel libre pour avoir une situation "win" au niveau du logiciel propriétaire.
La grosse partie préalable a été de s'assurer de la faisabilité technique : il s'agit du logiciel libre
R(principalement sous GPL). Après étude, il s'est avéré que les headers C dont j'avais besoin étaient en LGPL (volonté de la core team du logiciel d'ouvrir cette possibilité).Il m'a donc fallu expliquer à mes N+1 et N+2 les intérêts de ce binding logiciel, sachant que mon N+1 était déjà partant pour le faire.
Je leur ai expliqué que n'étant pas juriste, s'ils avaient un doute, il valait mieux qu'ils prennent conseil, mais que sinon, en me cédant les droits sur l'écriture de ce binding, il n'y aurait pas de soucis, puisque le code à faire était en LGPL. Donc, que même si j'en étais l'auteur et que si je partais, ils pourraient toujours l'utiliser (ce qui fut le cas).
Ce qui les a convaincu, en tant qu'éditeurs propriétaires, c'est que le logiciel libre n'impose pas de diffuser à tout va le code écrit. Il reste rangé dans un espace d'entreprise, et seulement si un client le demande, on doit le fournir.
Du coup, j'ai attendu l'autorisation par mail du N+2, mon N+1 a validé et zou, c'était parti.
Résultats :
Je ne sais pas si ça peut aider, mais choisir des licences « acceptables » peut aider à faire son bout de route. :)
Matricule 23415