Peut-être que chez des zététiciens chevronnés il y a quelque chose de précis ?
Se rendre chez les logiciens et philosophes devraient suffire. D'autant que, pour des questions aussi fondamentales, les dernières personnes que j'irai voir sont bien des statisticiens.
Je n'ai pas compris la partie après les deux points.
À considérer les choses objectivement nous n'avons que deux sources de savoir à la base de nos jugements : notre raison et l'expérience via l'observation du monde. Comme il est impossible de tout observer et expérimenter par soi-même, il est inéluctable, dans ce type de connaissance, de substituer l'expérience d'autrui à notre propre expérience au fondement de nos jugements. Procéder ainsi c'est se reposer sur l'autorité d'autrui, ce qui n'a rien de fallacieux.
Si quelqu'un que tu croises te dis qu'en ce moment il y a une pandémie, que tu lui demandes comment il le sait, puis qu'il te répond que c'est ce que dit l'OMS, alors il fait usage d'un argument d'autorité. Rejeter, par principe, tout argument d'autorité au prétexte qu'ils sont nécessairement fallacieux, c'est au pire la porte ouverte à toutes les formes de complotisme, au mieux l'avènement d'un scepticisme radical.
En revanche, dans le champ de la connaissance rationnelle, il n'est pas acceptable de substituer le jugement d'autrui au sien propre : je reconnais le théorème de Pythagore comme vrai, non parce que des géomètres le considèrent comme tel, mais parce je suis en mesure d'en fournir la preuve. La totalité du fondement de telles propositions se trouve en moi-même, dans ma propre raison, et il en est de même pour chacun.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Bien vu
Posté par kantien . En réponse au journal Des virus et des hommes. Évalué à 2.
Se rendre chez les logiciens et philosophes devraient suffire. D'autant que, pour des questions aussi fondamentales, les dernières personnes que j'irai voir sont bien des statisticiens.
À considérer les choses objectivement nous n'avons que deux sources de savoir à la base de nos jugements : notre raison et l'expérience via l'observation du monde. Comme il est impossible de tout observer et expérimenter par soi-même, il est inéluctable, dans ce type de connaissance, de substituer l'expérience d'autrui à notre propre expérience au fondement de nos jugements. Procéder ainsi c'est se reposer sur l'autorité d'autrui, ce qui n'a rien de fallacieux.
Si quelqu'un que tu croises te dis qu'en ce moment il y a une pandémie, que tu lui demandes comment il le sait, puis qu'il te répond que c'est ce que dit l'OMS, alors il fait usage d'un argument d'autorité. Rejeter, par principe, tout argument d'autorité au prétexte qu'ils sont nécessairement fallacieux, c'est au pire la porte ouverte à toutes les formes de complotisme, au mieux l'avènement d'un scepticisme radical.
En revanche, dans le champ de la connaissance rationnelle, il n'est pas acceptable de substituer le jugement d'autrui au sien propre : je reconnais le théorème de Pythagore comme vrai, non parce que des géomètres le considèrent comme tel, mais parce je suis en mesure d'en fournir la preuve. La totalité du fondement de telles propositions se trouve en moi-même, dans ma propre raison, et il en est de même pour chacun.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.