Non, ça ne marche pas comme ça. Ces aides ne seraient pas données à d'autres, elles seraient plus probablement gardées pour limiter le trou de Pôle-Emploi.
Ici, tu bases ton assertion sur la croyance que cet argent distribué en assurance chômage profite moins à la société que s'il était utilisé autrement. J'ai la croyance opposée.
C'est vrai, je pars du principe que le système devrait optimiser la redistribution au bénéfice des plus nécessiteux, ce qui n'est pas forcément le cas dans les faits.
C'est exact, c'est la loi en France (c'est différent ailleurs), même si ce n'était pas le cas initialement. Bien sûr, ce qui se cache derrière le terme « raisonnable » ici est le cœur du problème. Tu m'accorderas peut-être que ce « raisonnable » est dans bien des cas parfaitement déraisonnable, et qu'il est un peu délicat de s'en servir pour trancher le débat.
C'est un de mes points de désaccord majeur avec l'existant. Le « raisonnable » est extrêmement difficile à définir de façon objective.
En effet, la condition est d'être en recherche active d'emploi. Et en effet, on peut ne pas être d'accord avec ces obligations. D'ailleurs, dans ce cas là, au lieu de répéter la loi on peut exhiber ses convictions et soutenir ou contredire l'autre. Je suis très curieux de ton avis sur la question. La loi, je la connais, et elle ne m'intéresse pas plus que ça.
Dans le cadre du système existant, je serais d'avis de prendre en compte l'état psychologique de la personne concernée. Le fait d'être en capacité de retrouver un emploi n'est à mon sens pas réductible à son expérience et ses compétences. C'est ce que font la plupart des conseillers Pôle-Emploi que je connais, mais je ne crois pas que ce soit quelque chose de défini dans les textes.
Dans un cadre plus général, et réalisable dans notre société, on pourrait imaginer un mode de financement par projet, sur une durée convenue, sans impératif de rentabilité, à condition que ce projet serve à la collectivité. Par « servir », j'entends, de façon large. Cela peut être produire du code libre, monter une structure associative, etc. Dans la masse de ces projets, nul doute que se trouveraient des perles. En revanche, je ne pense pas que cela soit le rôle de l'assurance chômage.
Certains ont évoqué le revenu universel, je ne saurais me prononcer à ce propos, je ne l'ai pas assez étudié.
C'est un peu comme l'intermittence. Je suis totalement partisan de son existence, mais pas en faveur de son mode de financement (mais c'est sans doute un autre débat ;) ).
chat échaudé craint l'eau froide. Je ne réponds pas ici sur le plan de la légalité, mais il me semble tout à fait légitime et naturel, après avoir très mal vécu une expérience professionnelle, de ne pas immédiatement en redemander.
Je confirme, il m'est arrivé la même chose il y a quelques années.
J'accuse réception de ton attaque ad-hominem, j'estime que nous sommes quittes. Je détaille : si je suis au chômage, et que je refuse plusieurs emplois (correspondants à mes compétences) pour Addadas, ipple, T0tal ou BéFM Tivi (par exemple), eh bien légalement je dois être privé d'aides au retour à l'emploi.
C'était juste pour illustrer le fait que parfois il faut choisir entre la loi et l'éthique, et je n'hésiterai pas à soutenir quelqu'un qui enfreint la loi, ou la contourne, pour ce genre de raison.
Ce n'était pas une attaque, je n'avais vraiment pas compris où tu voulais en venir. Et détaillé comme cela, je suis d'accord avec toi. Mais il y a pour moi une différence entre contourner la loi de façon assumée, en l'argumentant, et se donner de fausses justifications – peut-être pour se rassurer : l'assurance chômage n'est aujourd'hui pas inconditionnelle, et elle n'est certainement pas une forme de salaire. C'est ici que je parle de torsion de réalité.
[^] # Re: Choqué par les commentaires...
Posté par Letho . En réponse au journal Sortie de ./play.it 2.11.3. Évalué à 4.
C'est vrai, je pars du principe que le système devrait optimiser la redistribution au bénéfice des plus nécessiteux, ce qui n'est pas forcément le cas dans les faits.
C'est un de mes points de désaccord majeur avec l'existant. Le « raisonnable » est extrêmement difficile à définir de façon objective.
Dans le cadre du système existant, je serais d'avis de prendre en compte l'état psychologique de la personne concernée. Le fait d'être en capacité de retrouver un emploi n'est à mon sens pas réductible à son expérience et ses compétences. C'est ce que font la plupart des conseillers Pôle-Emploi que je connais, mais je ne crois pas que ce soit quelque chose de défini dans les textes.
Dans un cadre plus général, et réalisable dans notre société, on pourrait imaginer un mode de financement par projet, sur une durée convenue, sans impératif de rentabilité, à condition que ce projet serve à la collectivité. Par « servir », j'entends, de façon large. Cela peut être produire du code libre, monter une structure associative, etc. Dans la masse de ces projets, nul doute que se trouveraient des perles. En revanche, je ne pense pas que cela soit le rôle de l'assurance chômage.
Certains ont évoqué le revenu universel, je ne saurais me prononcer à ce propos, je ne l'ai pas assez étudié.
C'est un peu comme l'intermittence. Je suis totalement partisan de son existence, mais pas en faveur de son mode de financement (mais c'est sans doute un autre débat ;) ).
Je confirme, il m'est arrivé la même chose il y a quelques années.
Ce n'était pas une attaque, je n'avais vraiment pas compris où tu voulais en venir. Et détaillé comme cela, je suis d'accord avec toi. Mais il y a pour moi une différence entre contourner la loi de façon assumée, en l'argumentant, et se donner de fausses justifications – peut-être pour se rassurer : l'assurance chômage n'est aujourd'hui pas inconditionnelle, et elle n'est certainement pas une forme de salaire. C'est ici que je parle de torsion de réalité.