• [^] # Re: Choqué par les commentaires...

    Posté par . En réponse au journal Sortie de ./play.it 2.11.3. Évalué à 2.

    Tu réagis comme si, en étant au chômage et en profitant de cela pour contribuer au libre, vv te privait de quelque chose.

    Mais c'est le cas. Enfin, pas à moi, mais à la collectivité. Choisir de rester au chômage quand on peut ne pas l'être, c'est bien léser ceux qui n'ont pas les mêmes possibilités, puisqu'on bénéficie d'aides qui seraient plus profitables à ces derniers.

    Non, ça ne marche pas comme ça. Ces aides ne seraient pas données à d'autres, elles seraient plus probablement gardées pour limiter le trou de Pôle-Emploi.

    Ici, tu bases ton assertion sur la croyance que cet argent distribué en assurance chômage profite moins à la société que s'il était utilisé autrement. J'ai la croyance opposée.

    Je rappelle au passage qu'un demandeur d'emploi doit pouvoir justifier être en recherche active d'emploi, et qu'il est tenu d'accepter une offre d'emploi raisonnable, sous peine de radiation.

    C'est exact, c'est la loi en France (c'est différent ailleurs), même si ce n'était pas le cas initialement. Bien sûr, ce qui se cache derrière le terme « raisonnable » ici est le cœur du problème. Tu m'accorderas peut-être que ce « raisonnable » est dans bien des cas parfaitement déraisonnable, et qu'il est un peu délicat de s'en servir pour trancher le débat.

    On peut ne pas être d'accord avec ces obligations (j'aurais moi-même à y redire), mais reste que prétendre qu'on peut faire ce qu'on veut de sa période de chômage qui serait dès lors une sorte de temps libre sans conditions, c'est juste faux.

    En effet, la condition est d'être en recherche active d'emploi. Et en effet, on peut ne pas être d'accord avec ces obligations. D'ailleurs, dans ce cas là, au lieu de répéter la loi on peut exhiber ses convictions et soutenir ou contredire l'autre. Je suis très curieux de ton avis sur la question. La loi, je la connais, et elle ne m'intéresse pas plus que ça.

    Est-ce que tu es juste jaloux ?

    Oh, le petit ad-hominem en filigrane. Sans commentaire.

    En fait, je t'ai confondu avec Blount (non-pas que vos messages se ressemblent pourtant...) Désolé pour ça, j'aurais du relire le fil une fois de plus. :)

    Est-ce qu'il ne vaut pas mieux être au chômage que travailler dans de mauvaises conditions et légitimer ces mauvaises conditions ?

    Bien sûr que si. Mais rien n'empêche pendant la période chômée de rechercher activement un autre emploi avec de meilleures conditions, ou de monter sa structure. Je ne parle même pas de réussir, je parle d'essayer.

    C'est vrai. Mais, chat échaudé craint l'eau froide. Je ne réponds pas ici sur le plan de la légalité, mais il me semble tout à fait légitime et naturel, après avoir très mal vécu une expérience professionnelle, de ne pas immédiatement en redemander.

    Est-ce qu'il ne vaut pas mieux être au chômage que de travailler pour une entreprise ultra-polluante, pour un média de manipulation, une société exploitant directement ou non des enfants, ou vivant de la misère des populations ?

    Il dit qu'il voit pas le rapport. Appel aux sentiments, sophisme de la double faute, toussa. Ce n'est pas du raisonnement. [...]

    J'accuse réception de ton attaque ad-hominem, j'estime que nous sommes quittes. Je détaille : si je suis au chômage, et que je refuse plusieurs emplois (correspondants à mes compétences) pour Addadas, ipple, T0tal ou BéFM Tivi (par exemple), eh bien légalement je dois être privé d'aides au retour à l'emploi.
    C'était juste pour illustrer le fait que parfois il faut choisir entre la loi et l'éthique, et je n'hésiterai pas à soutenir quelqu'un qui enfreint la loi, ou la contourne, pour ce genre de raison.

    [...] Je trouve le système actuel calamiteux. Je considère seulement que tordre la réalité pour servir ses idéaux est la meilleure façon de les desservir, en plus d'être une imposture intellectuelle.

    Effectivement. Mais je ne pense pas qu'il y ait de torsion de réalité ici. Tout au plus, une recherche active de solution pour un système moins calamiteux, en assumant pleinement une position dont la légitimité se place dans un système de pensée autre que la loi française.