Mais qui est responsable ?
Je pense que charger le consommateur en lui disant qu'il suffit qu'il n'achète pas pour que le problème s'arrête est une erreur de jugement.
C'est soutenir l'attitude de Coca Cola qui refuse d'arrêter le conditionnement en bouteilles de plastique au prétexte que les clients le souhaitent.
Avoir une attitude "responsable" nécessite un effort très important, souvent difficilement compatible avec un emploi du temps déjà très chargé. Ainsi, chacun n'adoptera ce genre d'attitude que dans un petit nombre de domaines (je mange local mais je prends ma bagnole pour aller bosser vu qu'il n'y a pas de transport en commun...) si bien qu'au final, sur chacune des problématiques, seule une petite minorité agit.
Si, pour l'attribution des subventions, l'agriculture Bio et les circuits courts étaient récompensés, les pesticides et les circuits longs pénalisés (par exemple par une taxe calculée sur l'exponentielle de la distance parcourue), nul doute que la conversion serait plus rapide.
Au lieu de ça, on détaxe les carburants pour les avions et les cargos, si bien qu'on arrive à avoir des légumes OGM sud-américains élevés aux pesticides moins chers que les bio du patelin d'à côté.
On peut toujours mettre son petit tupperware de purée au frigo pour demain, tant que les boulangeries industrielles balancent des milliers de tonnes de pain tous les jours (pour une grande ville) ou déversent de l'eau de javel sur les invendus pour éviter que des SDF puissent en profiter, ça ne changera pas grand chose.
La situation nécessite un changement de direction profond et rapide de la société. Les entreprises individuelles n'y suffiront en aucun cas. Il n'y a qu'à regarder les courbes pour se rendre compte que malgré les prises de conscience indubitables que l'on peut constater tout autour de soi, rien ne change quant à la direction. On reste sur une courbe de +6° à la fin du siècle.
Donc pour moi, à la question "Si les clients changent, les producteurs suivront, non ?", la réponse est globalement "non". Pour que cela arrive, il faudrait atteindre un seuil critique dont on est TRES loin.
[^] # Re: C’est à tout un chacun d’agir en fonction de ses convictions.
Posté par Jice . En réponse au journal Débat public sur l'agriculture. Évalué à 10.
Avoir une attitude "responsable" nécessite un effort très important, souvent difficilement compatible avec un emploi du temps déjà très chargé. Ainsi, chacun n'adoptera ce genre d'attitude que dans un petit nombre de domaines (je mange local mais je prends ma bagnole pour aller bosser vu qu'il n'y a pas de transport en commun...) si bien qu'au final, sur chacune des problématiques, seule une petite minorité agit.
Si, pour l'attribution des subventions, l'agriculture Bio et les circuits courts étaient récompensés, les pesticides et les circuits longs pénalisés (par exemple par une taxe calculée sur l'exponentielle de la distance parcourue), nul doute que la conversion serait plus rapide.
Au lieu de ça, on détaxe les carburants pour les avions et les cargos, si bien qu'on arrive à avoir des légumes OGM sud-américains élevés aux pesticides moins chers que les bio du patelin d'à côté.
On peut toujours mettre son petit tupperware de purée au frigo pour demain, tant que les boulangeries industrielles balancent des milliers de tonnes de pain tous les jours (pour une grande ville) ou déversent de l'eau de javel sur les invendus pour éviter que des SDF puissent en profiter, ça ne changera pas grand chose.
La situation nécessite un changement de direction profond et rapide de la société. Les entreprises individuelles n'y suffiront en aucun cas. Il n'y a qu'à regarder les courbes pour se rendre compte que malgré les prises de conscience indubitables que l'on peut constater tout autour de soi, rien ne change quant à la direction. On reste sur une courbe de +6° à la fin du siècle.
Donc pour moi, à la question "Si les clients changent, les producteurs suivront, non ?", la réponse est globalement "non". Pour que cela arrive, il faudrait atteindre un seuil critique dont on est TRES loin.