• # C’est à tout un chacun d’agir en fonction de ses convictions.

    Posté par . En réponse au journal Débat public sur l'agriculture. Évalué à 10.

    Reprenons :
    - 1) La dégradation de l'environnement ;
    - 2) le taux de suicide anormalement élevé parmi les agriculteurs ;
    - 3) la prolifération des pesticides dans nos assiettes ;
    - 4) la répartition injuste de la valeur produite par les agriculteurs (en moyenne environ 3% pour le producteur si j'ai bonne mémoire) ;
    - 5) les transports intercontinentaux et inconsidérés de productions agricoles ;
    - 6) le fait que la majorité des agriculteurs ne puissent vivre de leur production (pourtant élevé) mais ne subsistent que par le biais d'aide ;
    - 7) les systèmes de cultures intensives ;
    - 8) et l'apparition corollaire de mégapôles fermiers ;
    - 9) j'en passe et peut-être de plus importants.

    Le 2, le 4 et le 6 sont certainement lié. Je n’ai aucun pouvoir dessus. Le 3, le 1 et le 7 aussi, c’est aussi un choix des producteurs et des exigences consommateurs. Le 5 pose des problèmes écologique au même titre que le 3.

    Mais qui est responsable ? C’est nous, les consommateurs, car c’est nous qui choisissons de manger des fraises à Noël, d’acheter nos légumes en supermaché, etc.

    Avec ma petite famille nous faisons notre possible :

    • Nous faisons le marché tous les dimanches;
    • nous achetons que ce qu’il nous faut pour la semaine (cela demande de préparer des menus pour la semaine);
    • si on en a un peu trop, on le met au frigo, même s’il reste 1⁄2 part car avec 2 ça en fait une;
    • nous choisissons des producteurs locaux qui n’ont que des légumes de saison, ils sont bio, mais ça, ce n’était pas un critère historiquement;
    • nos producteurs ne viennent pas de plus de 50 kms. Nous arrivons à le faire, mais ce n’est pas toujours possible pour tout le monde. Une fois, chez le producteur de légume, un client est revenu parce qu’il y avait de la terre sur les radis qu’il venait d’acheter 😂 le marchand lui a répondu : « Ça pousse dans la terre ! ».

    Quand on en arrive là, je crois qu’il faut d’abord éduquer les clients (nos familles, amis, etc.) avant de tout révolutionner. Si les clients changent, les producteurs suivront, non ?