• [^] # Re: Parfois, ça passe

    Posté par . En réponse au journal Un libriste dans une liste pour les municipales 2020. Évalué à 3.

    Au moins cette publication (m’)aura-t-elle permis de (sa)voir qu’il y a d’autres libristes qui essayent... Je trouve étonnant qu’on ne s’en parle pas davantage, qu’il n‘y ait pas davantage de concertation, ou qu’on ne se mette pas à disposition des outils (comme d’autres mouvements le font, avec du matériel de communication notamment, des flyers, des tracts, des mesures clé en main à prendre par les collectivités, etc.)... Je connais l’expolibre, et c’est très bien, même si c’est très textuel...

    J’avais été très étonné du retour soit négatif soit attentiste lorsque j’avais proposé sur Framasphère qu’on s’implique collectivement auprès des gilets jaunes, qu’on s’affiche, qu’on réfléchisse aux moyens de s’afficher (davantage, ou mieux) en dehors du numérique justement, et de nos salons encore assez élitistes...
    Sur Framasphère, alors qu’on parlait constamment politique au sens large (pas des partis, mais des causes et des moyens de faire évoluer les choses, dans plein de domaines dont l’écologie), les libristes s’étaient braqués très vite. J’avais trouvé ça hyper paradoxal...

    Je me suis penché récemment sur pacte-transition.org, très intéressant.
    L’une des 32 mesures qui ont émergé est : "Donner la priorité au logiciel libre dans le service public pour une informatique au service de l'intérêt général."
    https://www.pacte-transition.org/#mesures?preview=poi.5ccc2dba40bb4e1c727b23c7

    Je l’ai découverte après la rédaction de mon article, ou j’emploie pourtant des termes très similaires...

    Bref, à part l’APRIL, qui fait du lobbying, il n‘y a pas encore de lobbying citoyen concerté et appuyé...
    Une des raisons que je vois à ça est que la base de ce mouvement est constituée de techniciens, de développeurs ou d’administrateurs système, qui tentent de faire avancer les choses sur le plan logiciel avant tout.
    Malheureusement, nombreux sont ceux qui rebutent (malgré eux ?) le grand public.
    Qu’est-ce qui nous empêche de militer sur le terrain et en dehors des périodes électorales, à part notre créativité ? Et notre habitude des écrans... Car ce que je fais et que je découvre pour cette élection : interpeler, tracter, « boîter », je me dis que ça peut s’appliquer à tous les sujets et mouvements...
    Des locaux d’un GAFAM avaient été occupé en Allemagne il y a quelque temps... On pourrait s’inspirer des faucheurs de chaises... https://france.attac.org/se-mobiliser/archives-campagnes/faucheurs-de-chaises

    Globalement, j’ai le sentiment que le libre progresse, lentement mais sûrement, mais que nous sommes assez désunis face à des adversaires pourtant surpuissants... Quand je vois que cette publication, pourtant étayée, se fait aussi moinsser, sur LinuxFr, je suis perplexe : qu’un libriste fasse, avec soin, de la pédagogie, nous pourrions nous accorder sur le fait que c’est positif...