• [^] # Re: Hôpitaux en lutte

    Posté par . En réponse au lien Rançongiciel à l'hôpital, seul Windows est impacté (coût 100 000 € tout de même). Évalué à 6.

    ça ne coûterait pas un bras tout de même. Non ?

    Le problème n'est pas le prix, mais le bon sens.
    Beaucoup de prestataires informatiques, ou de services informatiques, font des trucs compliqués au quotidien, mais les sauvegardes sont un sujet souvent délaissé.

    Pour simplifier, un système de sauvegarde coûte annuellement 50 % du prix de la machine physique à sauvegarder. Un serveur à 2500 € (matériel uniquement, pas les licences ni la mise en œuvre) donne une sauvegarde à 1200 € tout compris (matériels + logiciels + main d'œuvre) pour avoir une sauvegarde automatisée, faite de 2 manières différentes, vers 2 supports différents en 2 endroits physiques différents, avec monitoring (mais pas de vérification de l'intérieur de la sauvegarde), et les sauvegardes ne sont pas accessibles en écriture/effacement depuis le serveur.

    La gigantesque majorité des sauvegardes en entreprise sont archi-nulles. Beaucoup de choses ne sont carrément pas sauvegardées (genre les fichiers PST d'Outlook alors que c'est en POP), et ce qui l'est n'est sauvegardé qu'à un seul endroit (et en général accessible depuis la machine qui est sauvegardée).

    Il est ultra-fréquent que j'arrive chez un nouveau client et découvre que le « NAS de sauvegarde » (donc un truc qui est 100 % accessible depuis le serveur) est à 30 cm du serveur. Déjà là tu sais que c'est n'importe quoi :-)

    Dans des entreprises plus grosses c'est souvent un système de sauvegarde dont les fichiers de sauvegarde sont stockés sur une autre machine Windows faisant partie du même domaine. Lorsqu'un crypto-virus se pointe ça va encore, mais dès que c'est un humain qui s'y met c'est mort.

    Je dirais qu'à la louche il y a moins d'une entreprise sur dix qui a des sauvegardes à peu près correctes. Souvent ce sont des TPE qui font ça à l'arrache sur un jeu de clefs USB. N'empêche que les données sauvegardées sont déconnectées du système, bien plus à l'abri que pour 90 % des entreprises.