Mais encore une fois, cet argument existe aussi pour le logiciel : combien de briques de bases sont partagées entre des logiciels aux finalités différentes, de forks qui coexistent sans rendre leur parent obsolète...
De nouveau, l'argument n'est PAS "voici quelque chose que l'art peut faire mais pas le logiciel" mais "voici une caractéristique intrinsèque à l'art qui n'est pas intrinsèque au logiciel". Tu peux utiliser du logiciel pour faire de l'art, donc, tout ce qui est possible pour l'art est possible pour le logiciel.
Personne ne prétend que le remix de logiciel ne sert QU'à ça, ce qui est dit, c'est que le remix de l'art ne sert qu'à ça, et qu'il existe des logiciels qui ne font pas ça et sont encore des logiciels.
D'ailleurs, ce n'est même pas vraiment mon argument: l'argument n'est pas "rendre le parent obsolète", mais "le but de l'art est le message".
La différence entre logiciel et art qui y est faite montre surtout que c’est un texte rédigé par des artistes (ou des esthètes) convaincus de faire mieux que du logiciel.
Donc selon toi, le simple fait de considérer qu'il y a des différences entre art et logiciel implique qu'on insulte les logiciels ? Je suis une personne rationelle, dire "je n'aime pas considérer que mon logiciel n'est pas aussi important que l'art (que, bizarrement, je considère supérieur), donc, c'est que leur nature même n'est pas différente" n'est pas rationel: la réalité s'en fout de tes sentiments, si, pas de bol, l'art n'est pas la même chose que le logiciel, c'est pas de bol mais c'est la réalité.
Par ailleurs, tu es le seul ici à dire que si le logiciel n'est pas le même que l'art, c'est donc qu'il est moins bien. D'autres pourraient dire le contraire.
Oui mais quand on parle de licence, autoriser cela c’est utiliser une licence libre, pas du ND, pas du NC.
Personne ne dit le contraire.
Donc, tous ces passages du texte sont justes et me vont très bien, c’est juste qu’ils ne plaident pas du tout en faveur d’une distinction entre art et logiciel vis-à-vis de ce qui est qualifiable de libre ou non.
Mais ces passages démontrent que ton analyse d'un auteur "anti-libre" est fausse. Maintenant, tu nous sors que l'auteur est "anti-logiciel car il pense que l'art est mieux". Bref, tu ne t'attaques pas aux arguments, tu prétends juste que si quelqu'un avance ces arguments, c'est que cette personne est motivée par de mauvaises intensions.
Et quand j’écris un patch refusé par les développeurs amont d’un logiciel, ma branche patchée est elle une amélioration itérative ou une nouvelle œuvre dérivée ?
C'est exactement le propos: pour l'art, ce n'est JAMAIS une amélioration itérative. Un remix d'une œuvre publiée comme finie par un auteur (ou plusieurs) n'est JAMAIS une amélioration itérative, c'est TOUJOURS une nouvelle œuvre.
De nouveau, un logiciel peut être vu comme une œuvre d'art (comme tout les résultats d'une création). Par contre, une œuvre d'art n'a pas certaines caractéristiques du logiciel qui ajoute dans la balance sur laquelle se base le choix d'une licence libre ou non. Le fait que l'œuvre d'art n'a pour but QUE de faire passer un message fait que ne pas protéger le message est une mauvaise idée. Un logiciel PEUT faire passer un message, et dans ce cas, utilise une licence non libre, mais PEUT aussi ne pas s'inquiéter du message, et dans ce cas, il n'a pas plus de raisons de ne pas utiliser une licence libre, vu qu'elle apporte d'autres avantages.
Et il n'y a pas de contradictions à dire: lorsque l'auteur s'en fout du message, les avantages des licences libres sont plus importantes que les inconvénients, mais si le message est important, cela change la balance et les avantages des licences libres ne sont pas suffisant pour compenser (et chacun place la balance où il veut).
Et c'est juste une réalité objective: un logiciel sans message reste un logiciel, une œuvre d'art sans message n'est plus une œuvre d'art.
Et ? De Gnome ou de KDE, sur quel critère mesurable peut-on classer le meilleur et le moins bon ?
Je peux objectivement justifier mes choix. Par exemple, pour KDE: KDE a objectivement une approche différente de Gnome en terme de configuration. Si j'utilise KDE, c'est parce que, objectivement, KDE possède des éléments PRATIQUES qui me conviennent. Si Gnome produit une version qui a les mêmes éléments pratique que KDE, alors, je peux utiliser Gnome sans aucun problème (peut-être qu'on touche du doigt un autre aspect: le fait que certains sont émotionellement subjectivement attachés à leur église, et refuseront d'utiliser X même si X propose en pratique la même chose. Mais c'est le problème de la personne, pas du logiciel).
Pareil pour Vim et Emacs: par exemple, dire "j'ai appris à me servir efficacement de emacs, pas de vim" est un critère objectif: on a une situation et, objectivement, un des deux est plus pratique.
Par contre, ça ne marche pas pour l'art. Tout ce que tu peux dire, c'est "je préfère celui là".
Attention, de nouveau, cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas de critère subjectif pour les logiciels. Ce que ça veut dire, c'est que pour l'art, il n'y a jamais de critère objectif.
De nouveau, la question n'est pas "je peux trouver des cas où c'est difficile", la question est "puis-je trouver des cas où c'est facile". Tu peux facilement trouver "benchmark desktop environment", jamais "benchmark œuvres d'art".
Tu les classes où ? L’un des auteurs a-t-il eu tort de continuer son développement si l’autre était meilleur selon des critères mesurables ?
Les utilisateurs de Claws Mail peuvent choisir Claws Mail parce que Claws Mail est meilleur sur des critères mesurables (plus de plugins, ...). Les utilisateurs de Sylpheed peuvent choisir Sylpheed parce que Sylpheed est meilleur sur des critères mesurables (multi-thread, ...) (exemples inventés).
Avoir des critères mesurables ne signifie pas "être objectivement meilleur", cela signifie "avoir une propriété qui ne change pas en fonction de l'observateur". Si quelqu'un me dit "Claws Mail a moins de plugins que Sylpheed", cette personne dit quelque chose de FAUX. Peu importe la personne, c'est toujours, objectivement, faux. Si quelqu'un me dit "cette œuvre d'art est laide", c'est subjectif, une autre personne peut la trouver belle sans que ce soit faux.
Et attention, de nouveau, le logiciel peut faire de l'art: je peux choisir un logiciel parce que je le trouve beau. Mais de nouveau, le problème, c'est que je ne peux pas faire l'inverse avec l'art: tu peux peindre un tableau avec les mêmes proportions de couleur que la Joconde, mais jamais quelqu'un dire "j'aime bien la joconde, mais je peux la remplacer par le tableau de jyes, parce qu'un critère pour moi pour juger une œuvre d'art, c'est les proportions de couleur" (et de nouveau, quelqu'un peut choisir un tableau en fonction de ça, c'est techniquement possible, mais on ne parle plus d'art).
[^] # Re: Bravo
Posté par j-c_32 . En réponse au journal Un site libre pour de l’art libre : Un Renard en Corée. Évalué à 0.
De nouveau, l'argument n'est PAS "voici quelque chose que l'art peut faire mais pas le logiciel" mais "voici une caractéristique intrinsèque à l'art qui n'est pas intrinsèque au logiciel". Tu peux utiliser du logiciel pour faire de l'art, donc, tout ce qui est possible pour l'art est possible pour le logiciel.
Personne ne prétend que le remix de logiciel ne sert QU'à ça, ce qui est dit, c'est que le remix de l'art ne sert qu'à ça, et qu'il existe des logiciels qui ne font pas ça et sont encore des logiciels.
D'ailleurs, ce n'est même pas vraiment mon argument: l'argument n'est pas "rendre le parent obsolète", mais "le but de l'art est le message".
Donc selon toi, le simple fait de considérer qu'il y a des différences entre art et logiciel implique qu'on insulte les logiciels ? Je suis une personne rationelle, dire "je n'aime pas considérer que mon logiciel n'est pas aussi important que l'art (que, bizarrement, je considère supérieur), donc, c'est que leur nature même n'est pas différente" n'est pas rationel: la réalité s'en fout de tes sentiments, si, pas de bol, l'art n'est pas la même chose que le logiciel, c'est pas de bol mais c'est la réalité.
Par ailleurs, tu es le seul ici à dire que si le logiciel n'est pas le même que l'art, c'est donc qu'il est moins bien. D'autres pourraient dire le contraire.
Personne ne dit le contraire.
Mais ces passages démontrent que ton analyse d'un auteur "anti-libre" est fausse. Maintenant, tu nous sors que l'auteur est "anti-logiciel car il pense que l'art est mieux". Bref, tu ne t'attaques pas aux arguments, tu prétends juste que si quelqu'un avance ces arguments, c'est que cette personne est motivée par de mauvaises intensions.
C'est exactement le propos: pour l'art, ce n'est JAMAIS une amélioration itérative. Un remix d'une œuvre publiée comme finie par un auteur (ou plusieurs) n'est JAMAIS une amélioration itérative, c'est TOUJOURS une nouvelle œuvre.
De nouveau, un logiciel peut être vu comme une œuvre d'art (comme tout les résultats d'une création). Par contre, une œuvre d'art n'a pas certaines caractéristiques du logiciel qui ajoute dans la balance sur laquelle se base le choix d'une licence libre ou non. Le fait que l'œuvre d'art n'a pour but QUE de faire passer un message fait que ne pas protéger le message est une mauvaise idée. Un logiciel PEUT faire passer un message, et dans ce cas, utilise une licence non libre, mais PEUT aussi ne pas s'inquiéter du message, et dans ce cas, il n'a pas plus de raisons de ne pas utiliser une licence libre, vu qu'elle apporte d'autres avantages.
Et il n'y a pas de contradictions à dire: lorsque l'auteur s'en fout du message, les avantages des licences libres sont plus importantes que les inconvénients, mais si le message est important, cela change la balance et les avantages des licences libres ne sont pas suffisant pour compenser (et chacun place la balance où il veut).
Et c'est juste une réalité objective: un logiciel sans message reste un logiciel, une œuvre d'art sans message n'est plus une œuvre d'art.
Je peux objectivement justifier mes choix. Par exemple, pour KDE: KDE a objectivement une approche différente de Gnome en terme de configuration. Si j'utilise KDE, c'est parce que, objectivement, KDE possède des éléments PRATIQUES qui me conviennent. Si Gnome produit une version qui a les mêmes éléments pratique que KDE, alors, je peux utiliser Gnome sans aucun problème (peut-être qu'on touche du doigt un autre aspect: le fait que certains sont émotionellement subjectivement attachés à leur église, et refuseront d'utiliser X même si X propose en pratique la même chose. Mais c'est le problème de la personne, pas du logiciel).
Pareil pour Vim et Emacs: par exemple, dire "j'ai appris à me servir efficacement de emacs, pas de vim" est un critère objectif: on a une situation et, objectivement, un des deux est plus pratique.
Par contre, ça ne marche pas pour l'art. Tout ce que tu peux dire, c'est "je préfère celui là".
Attention, de nouveau, cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas de critère subjectif pour les logiciels. Ce que ça veut dire, c'est que pour l'art, il n'y a jamais de critère objectif.
De nouveau, la question n'est pas "je peux trouver des cas où c'est difficile", la question est "puis-je trouver des cas où c'est facile". Tu peux facilement trouver "benchmark desktop environment", jamais "benchmark œuvres d'art".
Les utilisateurs de Claws Mail peuvent choisir Claws Mail parce que Claws Mail est meilleur sur des critères mesurables (plus de plugins, ...). Les utilisateurs de Sylpheed peuvent choisir Sylpheed parce que Sylpheed est meilleur sur des critères mesurables (multi-thread, ...) (exemples inventés).
Avoir des critères mesurables ne signifie pas "être objectivement meilleur", cela signifie "avoir une propriété qui ne change pas en fonction de l'observateur". Si quelqu'un me dit "Claws Mail a moins de plugins que Sylpheed", cette personne dit quelque chose de FAUX. Peu importe la personne, c'est toujours, objectivement, faux. Si quelqu'un me dit "cette œuvre d'art est laide", c'est subjectif, une autre personne peut la trouver belle sans que ce soit faux.
Et attention, de nouveau, le logiciel peut faire de l'art: je peux choisir un logiciel parce que je le trouve beau. Mais de nouveau, le problème, c'est que je ne peux pas faire l'inverse avec l'art: tu peux peindre un tableau avec les mêmes proportions de couleur que la Joconde, mais jamais quelqu'un dire "j'aime bien la joconde, mais je peux la remplacer par le tableau de jyes, parce qu'un critère pour moi pour juger une œuvre d'art, c'est les proportions de couleur" (et de nouveau, quelqu'un peut choisir un tableau en fonction de ça, c'est techniquement possible, mais on ne parle plus d'art).