les œuvres d'art traduisent un message. Le "remix" crée un nouveau message, différent du premier, qui ne rend pas le premier "obsolète".
Oui, j’ai bien compris le message. D’ailleurs, même si mes formulations ne sont pas touts très heureuses dans ma première réponse je ne crois pas être complètement passé à côté du fond de l’article vers lequel tu pointes. Mais encore une fois, cet argument existe aussi pour le logiciel : combien de briques de bases sont partagées entre des logiciels aux finalités différentes, de forks qui coexistent sans rendre leur parent obsolète... en logiciel aussi le "remix" ne sert pas qu’à faire de l’amélioration selon un nombre de critère clairs possiblement optimisables comme le laisse entendre le texte que tu pointes. La différence entre logiciel et art qui y est faite montre surtout que c’est un texte rédigé par des artistes (ou des esthètes) convaincus de faire mieux que du logiciel.
le texte dit explicitement qu'on peut faire ça, et qu'on crée alors une nouvelle œuvre, différente de la première, qui ne remplace PAS la première
Oui mais quand on parle de licence, autoriser cela c’est utiliser une licence libre, pas du ND, pas du NC. Les licences libres par ailleurs n’autorisent pas à se réapproprier le travail d’autrui sans le citer ni indiquer que le travail a été modifié (ce second point n’est pas toujours formulé de manière très explicites, mais certaines licences y font particulièrement attention). Donc, tous ces passages du texte sont justes et me vont très bien, c’est juste qu’ils ne plaident pas du tout en faveur d’une distinction entre art et logiciel vis-à-vis de ce qui est qualifiable de libre ou non.
Les licences libres autorisent à modifier, réutiliser, distribuer. Elles ne distinguent pas un œuvre nouvelle d’une amélioration itérative. De toute façon, il faut les mêmes droits pour faire les deux. Et quand j’écris un patch refusé par les développeurs amont d’un logiciel, ma branche patchée est elle une amélioration itérative ou une nouvelle œuvre dérivée ? La différence est ténue et ne justifie donc pas de traiter les licences différemment.
les œuvres d'art n'ont pas de performances mesurables qui permettent de les classifier, et de définir entre X et Y laquelle est objectivement meilleur dans un contexte donné.
Et ? De Gnome ou de KDE, sur quel critère mesurable peut-on classer le meilleur et le moins bon ? Entre Vim et Emacs ? Et Nano ? Et Pico ? Et Atom ? Entre Epiphany et Kmail ? Entre Claws Mail et Sylpheed ? Ces deux derniers sont des forks. Qui ont coexistés longtemps profitant des avancées l’un de l’autre avant de diverger franchement. Tu les classes où ? L’un des auteurs a-t-il eu tort de continuer son développement si l’autre était meilleur selon des critères mesurables ?
[^] # Re: Bravo
Posté par jyes . En réponse au journal Un site libre pour de l’art libre : Un Renard en Corée. Évalué à 5.
Oui, j’ai bien compris le message. D’ailleurs, même si mes formulations ne sont pas touts très heureuses dans ma première réponse je ne crois pas être complètement passé à côté du fond de l’article vers lequel tu pointes. Mais encore une fois, cet argument existe aussi pour le logiciel : combien de briques de bases sont partagées entre des logiciels aux finalités différentes, de forks qui coexistent sans rendre leur parent obsolète... en logiciel aussi le "remix" ne sert pas qu’à faire de l’amélioration selon un nombre de critère clairs possiblement optimisables comme le laisse entendre le texte que tu pointes. La différence entre logiciel et art qui y est faite montre surtout que c’est un texte rédigé par des artistes (ou des esthètes) convaincus de faire mieux que du logiciel.
Oui mais quand on parle de licence, autoriser cela c’est utiliser une licence libre, pas du ND, pas du NC. Les licences libres par ailleurs n’autorisent pas à se réapproprier le travail d’autrui sans le citer ni indiquer que le travail a été modifié (ce second point n’est pas toujours formulé de manière très explicites, mais certaines licences y font particulièrement attention). Donc, tous ces passages du texte sont justes et me vont très bien, c’est juste qu’ils ne plaident pas du tout en faveur d’une distinction entre art et logiciel vis-à-vis de ce qui est qualifiable de libre ou non.
Les licences libres autorisent à modifier, réutiliser, distribuer. Elles ne distinguent pas un œuvre nouvelle d’une amélioration itérative. De toute façon, il faut les mêmes droits pour faire les deux. Et quand j’écris un patch refusé par les développeurs amont d’un logiciel, ma branche patchée est elle une amélioration itérative ou une nouvelle œuvre dérivée ? La différence est ténue et ne justifie donc pas de traiter les licences différemment.
Et ? De Gnome ou de KDE, sur quel critère mesurable peut-on classer le meilleur et le moins bon ? Entre Vim et Emacs ? Et Nano ? Et Pico ? Et Atom ? Entre Epiphany et Kmail ? Entre Claws Mail et Sylpheed ? Ces deux derniers sont des forks. Qui ont coexistés longtemps profitant des avancées l’un de l’autre avant de diverger franchement. Tu les classes où ? L’un des auteurs a-t-il eu tort de continuer son développement si l’autre était meilleur selon des critères mesurables ?