En l’occurrence, les arguments avancés dans le lien que tu donnes sont déjà balayés par le commentaire de Zenitram, car comme tu le soulignes, ils n’apportent rien de nouveau. Pour reprendre Zenitram :
les "raisons" contre l'art libre sont applicables au logiciel libre
et c’est exactement ce qu’on retrouve dans ton lien. Un long argumentaire peu convaincant pour expliquer que les œuvres esthétiques n’ont pas vocation à être modifiées. Ben ouais, une musique peut être une œuvre finie, mais ça n’empêche pas qu’on puisse vouloir en proposer un arrangement différent, ou l’utiliser dans la bande son d’un film. Un tableau peut servir de texture dans un jeu vidéo, etc... tout comme le logiciel libre ne se limite pas à la liberté de corriger des bogues ou implémenter une fonctionnalité à la marge. On peut faire des fusions tordues (et esthétiques) entre Doom et psutils, on peut reprendre du code source d’Abiword pour tout usage, pas seulement du traitement de texte.
Donc les arguments que ton lien amène n’ont rien de nouveau, ils ont déjà été utilisés contre le logiciel libre, et s’ils n’ont pas convaincus pour le logiciel, ils ne deviennent pas magiquement plus convaincants quand on parle d’art. Le raisonnement n’est pas « incohérent ou intellectuellement malhonnête » mais il n’est pas différent pour le logiciel et pour l’art. D’ailleurs, Zenitram le premier comprendra (mieux que moi) que l’on fasse du développement propriétaire (je parle un peu pour lui, sinon j’aurai écrit « privateur »). Donc personne ne demande que l’art soit forcément libre, mais la distinction libre/non-libre peut être faite comme pour le logiciel car les arguments pour justifier un choix ou un autre sont identiques et que libre diffusion tout comme sources partagées ne sont pas libres.
Et pour finir, gnagnagna, je me bouche les oreilles aussi.
[^] # Re: Bravo
Posté par jyes . En réponse au journal Un site libre pour de l’art libre : Un Renard en Corée. Évalué à 6. Dernière modification le 04 février 2020 à 16:17.
En l’occurrence, les arguments avancés dans le lien que tu donnes sont déjà balayés par le commentaire de Zenitram, car comme tu le soulignes, ils n’apportent rien de nouveau. Pour reprendre Zenitram :
et c’est exactement ce qu’on retrouve dans ton lien. Un long argumentaire peu convaincant pour expliquer que les œuvres esthétiques n’ont pas vocation à être modifiées. Ben ouais, une musique peut être une œuvre finie, mais ça n’empêche pas qu’on puisse vouloir en proposer un arrangement différent, ou l’utiliser dans la bande son d’un film. Un tableau peut servir de texture dans un jeu vidéo, etc... tout comme le logiciel libre ne se limite pas à la liberté de corriger des bogues ou implémenter une fonctionnalité à la marge. On peut faire des fusions tordues (et esthétiques) entre Doom et psutils, on peut reprendre du code source d’Abiword pour tout usage, pas seulement du traitement de texte.
Donc les arguments que ton lien amène n’ont rien de nouveau, ils ont déjà été utilisés contre le logiciel libre, et s’ils n’ont pas convaincus pour le logiciel, ils ne deviennent pas magiquement plus convaincants quand on parle d’art. Le raisonnement n’est pas « incohérent ou intellectuellement malhonnête » mais il n’est pas différent pour le logiciel et pour l’art. D’ailleurs, Zenitram le premier comprendra (mieux que moi) que l’on fasse du développement propriétaire (je parle un peu pour lui, sinon j’aurai écrit « privateur »). Donc personne ne demande que l’art soit forcément libre, mais la distinction libre/non-libre peut être faite comme pour le logiciel car les arguments pour justifier un choix ou un autre sont identiques et que libre diffusion tout comme sources partagées ne sont pas libres.
Et pour finir, gnagnagna, je me bouche les oreilles aussi.