La lecture des deux posts m'amène à présenter brièvement ici une relexion, pas forcément très originale sur l'évolution que pourrait représenter, pour les publications scientifiques comme pour d'ailleurs tous les domaines d'expression, l'usage de l'Internet.
Le système de publication scientifique est donc aux mains de quelques éditeurs reconnus qui exercent un monopole auquel les chercheurs sont contraints de se plier s'ils souhaîtent voir leurs travaux connus et reconnus.
Typiquement c'est sur ce modèle que s'est diffusé la connaissance (mais aussi la pornographie la litérature la presse) depuis l'invention de l'imprimerie dans un schémat de communication de quelques uns vers la masse.
Aujourd'hui le web permet à chacun de publier ce qu'il entend à travers diverses voies (pages persos, serveur web personnel, sites d'unviversité, ou revues en ligne pour l'occasion etc...) dans un axe de l'individu vers la collectivité.
Reste deux questions qui ne sont pas résolues de manières satisfaisantes encore.
La première: comment cette information même présente sur le web trouvera son lectorat...En l'état seules solutions: le bruit sur l'Internet qui fonctionne comme la rumeur avec aussi un taux de pertinence par nature limité et les moteurs de recherches qui se révèlent encore une foi une technologie stratégique...de leur progrès dépend l'efficacité du réseau comme vecteur de connaissance.
Comment les auteurs seront-ils rémunéré, j'entends ici non seulement une rémunération en espèces sonnantes et trébuchantes (ce n'est pas toujours la préoccupation essentielle de la recherche publique) mais plutôt en terme de notoriété? En premier lieu on peut penser qu'une information intéressante va être reprise, citée, discutée bien plus qu'une information terne et redondante. Dès lors une indexation des pages reprenant l'information sera un critère aussi de l'impact de la publication.
Voilà, il est donc assez facile, le dimanche soir depuis son fauteuil d'annoncer l'avénement d'une culture globale grace au réseau, et les revues scientifiques libres sont un pas de plus dans cette direction.
[^] # Re: Naissance de deux revues scientifiques gratuites et libres
Posté par Nitchevo (site web personnel) . En réponse à la dépêche Naissance de deux revues scientifiques gratuites et libres. Évalué à 4.
Le système de publication scientifique est donc aux mains de quelques éditeurs reconnus qui exercent un monopole auquel les chercheurs sont contraints de se plier s'ils souhaîtent voir leurs travaux connus et reconnus.
Typiquement c'est sur ce modèle que s'est diffusé la connaissance (mais aussi la pornographie la litérature la presse) depuis l'invention de l'imprimerie dans un schémat de communication de quelques uns vers la masse.
Aujourd'hui le web permet à chacun de publier ce qu'il entend à travers diverses voies (pages persos, serveur web personnel, sites d'unviversité, ou revues en ligne pour l'occasion etc...) dans un axe de l'individu vers la collectivité.
Reste deux questions qui ne sont pas résolues de manières satisfaisantes encore.
La première: comment cette information même présente sur le web trouvera son lectorat...En l'état seules solutions: le bruit sur l'Internet qui fonctionne comme la rumeur avec aussi un taux de pertinence par nature limité et les moteurs de recherches qui se révèlent encore une foi une technologie stratégique...de leur progrès dépend l'efficacité du réseau comme vecteur de connaissance.
Comment les auteurs seront-ils rémunéré, j'entends ici non seulement une rémunération en espèces sonnantes et trébuchantes (ce n'est pas toujours la préoccupation essentielle de la recherche publique) mais plutôt en terme de notoriété? En premier lieu on peut penser qu'une information intéressante va être reprise, citée, discutée bien plus qu'une information terne et redondante. Dès lors une indexation des pages reprenant l'information sera un critère aussi de l'impact de la publication.
Voilà, il est donc assez facile, le dimanche soir depuis son fauteuil d'annoncer l'avénement d'une culture globale grace au réseau, et les revues scientifiques libres sont un pas de plus dans cette direction.