Non, le but c'est de faire pression afin de forcer le patronat, le politique, une classe sociale ou tout autre instance administrative.
Oui, faire pression en arrêtant le travail (et éventuellement en manifestant). Pas en bloquant le pays ou les entreprises au delà du simple arrêt de son activité.
La grève est là pour établir un rapport de force. Si vous passez votre grève a manger des Mc Do le rapport de force est à zero et donc l'action inefficace peu importe le nombre, la rhétorique, etc
Si les conducteurs de la SNCF sont au McDo au lieu de travailler, le rapport de force sera là : les trains ne roulent pas. Tout employé qui arrête de travailler impactera l'activité de son entreprise (ou alors cela signifie que le boulot effectué par l'employé ne sert à rien). L'impact n'est pas toujours spectaculaire suivant le poste ou la durée de la grève, mais il reste réel.
La contestation sociale n'est pas un problème binaire que l'on peut résoudre à coups de "tel à raison et tel à tort". C'est de la confrontation.
Je ne parle pas d'avoir raison ou tort. Ici dans mon propos le gréviste peut avoir raison ou tort cela ne change rien.
La motivation du gréviste à faire grève est personnelle et propre. Elle est rarement universellement partagée par tous ces collègues. Pourquoi le gréviste aurait le droit de bloquer l'activité professionnelle des non grévistes ? Ou celui des clients ? Pourquoi ses idéaux politiques ou revendications professionnelles auraient plus d'importance que ceux des autres ?
Le rapport de force ne signifie pas qu'on peut faire tout et n'importe quoi. Et il me semble sain que ce genre d'actions se fasse en respectant les opinions des autres.
[^] # Re: Ce n'est pas de la grève
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien La grève façon numérique. Évalué à 7.
Oui, faire pression en arrêtant le travail (et éventuellement en manifestant). Pas en bloquant le pays ou les entreprises au delà du simple arrêt de son activité.
Si les conducteurs de la SNCF sont au McDo au lieu de travailler, le rapport de force sera là : les trains ne roulent pas. Tout employé qui arrête de travailler impactera l'activité de son entreprise (ou alors cela signifie que le boulot effectué par l'employé ne sert à rien). L'impact n'est pas toujours spectaculaire suivant le poste ou la durée de la grève, mais il reste réel.
Je ne parle pas d'avoir raison ou tort. Ici dans mon propos le gréviste peut avoir raison ou tort cela ne change rien.
La motivation du gréviste à faire grève est personnelle et propre. Elle est rarement universellement partagée par tous ces collègues. Pourquoi le gréviste aurait le droit de bloquer l'activité professionnelle des non grévistes ? Ou celui des clients ? Pourquoi ses idéaux politiques ou revendications professionnelles auraient plus d'importance que ceux des autres ?
Le rapport de force ne signifie pas qu'on peut faire tout et n'importe quoi. Et il me semble sain que ce genre d'actions se fasse en respectant les opinions des autres.