• [^] # Re: Sécurité hors de portée

    Posté par . En réponse au lien Réponse du Ministère des armées à la question écrite sur l'Open bar. Évalué à 5. Dernière modification le 15 janvier 2020 à 14:59.

    Quand on parle d'applications militaires,

    Un logiciel de traitement de texte n'est pas un logiciel spécifiquement militaire.

    je ne vois pas l'intérêt de n'auditer que des bouts par ci par là un peu au hasard.

    C'est une pratique très fréquente lors des audits. Il est impossible d'auditer de façon exhaustive donc on va prendre des morceaux choisis. C'est vrai pour du code mais aussi pour des processus de fabrication.

    Tu as des exemples?

    Non, c'était une opinion et, pourtant, je sais que le mieux est l'ennemi du bien. L'avantage que je vois c'est que le logiciel libre (ou open source) permet un audit sur la partie de code choisie par l'auditeur. Dans le cas d'un logiciel propriétaire, l'ouverture du code se ferait d'un commun accord (et peut être avec un dédommagement financier). C'est à dire que si l'auditeur veut auditer 2% du code, ou un autre morceau de code, l'auditeur est libre comme le code.

    Par contre, voici un extrait de la circulaire que j'ai mis en lien dans mon précédent message :

    Une règle simple à appliquer serait de réinjecter systématiquement de 5 à 10% des coûts de licences évités. Cela permet de contribuer de manière utile dans tous les cas, de ne pas mettre en risque le gain économique d'usage du libre, sans pour autant faire systématiquement une étude poussée de gain complet.

    En participant au développement d'un logiciel, une certain maitrise peut être acquise et les parties développées sont connues.

    je vois mal installer les paquets par défaut d'une distribution grand public sur un serveur militaire qui gère des informations critiques. Tu te fais ch... à auditer le code, tu veux être certain que c'est bien ce code qui tourne sur tes machines, non?

    Oui, tu as raison en ce qui concerne la compilation. En ce qui concerne la distribution, je n'ai pas idée mais la circulaire interministérielle contient le §3.3.1.2. "Un déploiement de logiciel sur une grande infrastructure" :

    Un exemple d'usage des logiciels libres dans un système d’information critique d’une direction ministérielle a permis de diviser par 10 les coûts de fonctionnement des applicatifs. Cette réduction nette des coûts a été obtenue en mettant en place un marché de maintenance dans des conditions très strictes (délais de 48h de résolution...) sur plus de 100 souches logicielles.
    Quand il s'agit de postes utilisateurs, le déploiement de nouvelles briques ou de mises à jours peut se faire de manière homogène sur l'ensemble du parc, sans coût particulier (pas de rachats de licences, pas d’achat de licence évolutive), ce qui facilite le maintien de l'homogénéité du parc et induit une baisse des coûts de support utilisateurs et une augmentation de la qualité.

    Un exemple ne pouvant servir de règle, il doit rester ce qu'il est : un exemple dont les détails nous sont inconnus.