• # Re: Musique et p2p : une autre vision

    Posté par . En réponse à la dépêche Musique et p2p : une autre vision. Évalué à 10.

    Je me permets de vous filer un lien en rapport avec l'article ;) Je suis auteur-compositeur de zik électronique depuis 1993.

    J'ai composé quelques morceaux, je dois avoir une 3 ou 4 k7, 4 mini disk, et 2 cd qui se baladent de la main à la main ;)

    Je diffuse librement ma musique sur le net depuis 1999. J'ai commencé par crée une petite page orange chez multimania, et ensuite j'ai fais un site plus complet hébergé chez percival.fr jusqu'en 2001.

    Malheureusement, suite à la fermeture impromptue de percival, j'ai perdu une trentaine de mes morceaux encodés au format mp3 (dont des lives que je n'ai pas en double), et aussi quelques personnes qui avaient suivi mon parcours jusqu'a là ;(

    Aujourd'hui je témoigne en tant qu'artiste (à mon niveau)...

    On peut distribuer de la musique sans rentrer dans le cercle vicieux des maisons de disque.

    On peut distribuer de la musique sans ambitions commerciales, sans pression du convenable, et ainsi se faire plaisir à soit meme, et à d'autres.

    On peut distribuer de la musique sans enregistrer ses morceaux à la Sacem, et qu'ils soient quand meme proteger par les droits d'auteurs.

    Mais faut il le faire ?

    La sacem est un organisme qui enregistre une date de dépot. Une lettre recommandé envoyé à soi meme par la poste fait la meme chose (cachet de la poste faisant foi). Mais la sacem fait plus que ça , elle ponctionne et controle les ayants droits. Contrairement aux autres pays, la Sacem est le seul organisme en France habilité à le faire ...

    Je voudrais réagir par rapport aux droits d'auteurs taxés sur les ventes de cd vierge, ou plutot d'un vol organisé convenu gracieusement, sans l'accord, ni l'avis des artistes..

    Aujourd'hui, je ne comprends pas, ma musique est en telechargement sous licence art libre, et c'est plus que probable qu'elle soit, ou est déjà été gravé sur un cd, écouté, ou diffusé, possible qu'elle est été même revendu...

    Bon , déjà je sais que certains de mes morceaux ont été joués en Belgique, à Paris, à Lyon, Geneve en boite, et en free party, dans des galas, et qu'il y a un de mes cd qui tournent dans les Alpes.

    Mais qu'en est il des mes droits d'auteurs provenant des cd vierges ?

    La sacem ne reverse rien aux artistes comme moi qui ne sont pas médiatisés, même s'ils sont diffusés en radio, en boutique, ou tout endroit publique.

    J'en arrive à ma question, a qui profite ces droits d'auteurs ? Pourquoi taxe t'on des droits d'auteurs systématiquement sur les cd sans savoir l'usage qu'il en sera fait, et a qu'il faudra les reverser ?

    J'essaie plus de développer une humeur, que de tomber dans la vulgarité portant le sujet à un vaste reglement de compte.

    J'ai fais quelques trucs sympas qui ont très largement inspiré des types de la zik tekno françaises-internationale et ont été revendu sous des noms comme L.G auteur compositeur (heureux ceux qui comprendront).

    Avec le recul, ma mentalité a évolué vers les licences libres, et aujourd'hui entendre mes morceaux joués, reinstrumentalisés, réarrangés dans des salles de concert, café, radio, ne me dérange plus.

    Au contraire, ça s'accorde avec ma philosophie musicale: l'exploitation commerciale ne doit pas brider, limiter la créativité artistique, ou la diffusion de la culture.

    Je dois vous l'avouer ça m'ennivre même plutot qu'autre chose, car ça a ajouté une autre dimession à ma musique, et à ma perception de la musique et du monde qui l'entoure.

    Je me dis que je n'aurais jamais réussi à atteindre ce résultat avec ma technique et mes moyens, ou explorer ces voies avec ma sensibilité.

    Pour vous faire comprendre, imaginez la différence sonore entre un instrument à 100 000 francs, et un à 5000. Entre une paire de roller à 100 balles, et une à 1000 ... J'ai toujours essayé de faire au mieux avec ce que j'avais, sans me trahir.

    Les droits d'auteurs sont malheureusement reversés à une minorité de gens bien exposés, et c'est aussi ces personnes qui défendent cette mascarade.

    Ca ne dérange donc pas cette minorité de piocher à droite à gauche des morceaux crée par d'autres, et de les déposer sous leurs noms et sous le couvert de la sacem.

    Maintenant, vous etes plus ou moins averti de ce qui pend au nez de chaque artiste qui diffuse sa musique librement, sans s'incarcerer dans l'organisme de restriction de la culture prévu à cet effet.

    Je vous donne donc le lien vers ma page, ou il y a 5 morceaux que je ne trouve pas representatif de ce que je fais, et que je n'apprecie pas particulierement (Sur 3 de ces morceaux j'ai été obligé d'utiliser un instrument que je n'aime pas -> le sampler ;( )

    Malheureusement, je n'ai plus de materiel pour repasser mes enregistrements en qualité convenable sur l'informatique.

    http://membres.lycos.fr/athome1/(...)

    Les licences artlibre sont peut etre veritablement un espoir dans le milieu musicale car elles permettent d'officialiser, et de défendre tout comme l'a fait la GPL, la créativité libre, ainsi que les droits d'auteurs avec une gestion plus souple de la representation, et de la diffusion.