Il y a donc bien deux monnaies, deux unités de compte différentes selon la définition classique d'Aristote. De plus l'une d'elle est fondante (l'absolue) et c'est celle dans laquelle la monnaie est thésaurisée. Le pouvoir d'achat du DU versé est compensé au fil du temps par la revalorisation en continue de la deuxième monnaie, celle des DU justement, mais ça n'empêche pas les actifs monétaires de fondre en "nombre de DU actualisés". Ceci rend toute finance ambitieuse difficile (y compris une finance plus éthique que la finance actuelle), et comme souligné toute politique de change difficile également, toutes les autres monnaies étant bien plus stables dans le temps et les réserves de change "fondant" comme neige au soleil.
PS : on peut arguer du fait que la stabilité des autres monnaies est excessive et j'en conviens. La cible d'inflation faisant consensus pour une circulation optimale de la monnaie étant de 2 points au-dessus du taux de croissance, on en est loin pour la plupart des monnaies à statut international actuellement. Le fait que les monnaies dominantes soient des monnaies de dette du fait du mécanisme des réserves fractionnaires est aussi un point tout à fait criticable du système actuel. Mais le caractère fondant de la TRM est excessif dans l'autre sens et à mon avis un handicap important pour cette monnaie.
[^] # Re: Quelques limites de la TRM
Posté par Papey . En réponse à la dépêche La Monnaie libre, outil alternatif d’échange. Évalué à 2.
Il y a donc bien deux monnaies, deux unités de compte différentes selon la définition classique d'Aristote. De plus l'une d'elle est fondante (l'absolue) et c'est celle dans laquelle la monnaie est thésaurisée. Le pouvoir d'achat du DU versé est compensé au fil du temps par la revalorisation en continue de la deuxième monnaie, celle des DU justement, mais ça n'empêche pas les actifs monétaires de fondre en "nombre de DU actualisés". Ceci rend toute finance ambitieuse difficile (y compris une finance plus éthique que la finance actuelle), et comme souligné toute politique de change difficile également, toutes les autres monnaies étant bien plus stables dans le temps et les réserves de change "fondant" comme neige au soleil.
PS : on peut arguer du fait que la stabilité des autres monnaies est excessive et j'en conviens. La cible d'inflation faisant consensus pour une circulation optimale de la monnaie étant de 2 points au-dessus du taux de croissance, on en est loin pour la plupart des monnaies à statut international actuellement. Le fait que les monnaies dominantes soient des monnaies de dette du fait du mécanisme des réserves fractionnaires est aussi un point tout à fait criticable du système actuel. Mais le caractère fondant de la TRM est excessif dans l'autre sens et à mon avis un handicap important pour cette monnaie.