• [^] # Re: comparaisons biaisées

    Posté par . En réponse au lien Mise en perspective des impacts écologiques du numérique. Évalué à 5.

    C'est biaisé surtout dans le fait que le graphique ne tient en compte que la dépense énergétique de l'utilisateur, oubliant la partie cachée de l'iceberg, c'est à dire l'énergie servant à faire circuler l'information, à faire tourner les data-centers qui stockent les données que consulte l'utilisateur, à produire les renseignements demandés par l'utilisateur, à faire tourner les serveurs web, etc. Et là on change d'échelle.

    C'est difficile, sinon impossible à chiffrer, mais on a des approximations, par exemple sur le coût d'une recherche google, dont certaines basées sur des chiffres de google :
    lemonde.fr
    consoglobe.com

    Voici d'autres constats moins optimistes que celui de l'article cité par le P.O. :
    alternatives-economiques.fr
    mrmondialisation.org

    De plus, ça ne s'arrange pas. On savait déjà que le clampin moyen tapait monsite dans google au lieu de taper monsite.fr dans la barre d'adresse, mais j'ai découvert récemment et à ma grande stupeur que dans android, si on ne change pas la config de base, on ne peut aller dans monsite.fr qu'en le tapant dans google (invite google sur le bureau vide), le clampin moyen ne sait même pas qu'il faut appeler le navigateur pour accéder à la barre d'adresse (et de toute façon ne le désire pas, une manip mieux que trois manips). Tout est fait de toute façon pour l'en dissuader.

    Même chose avec le streaming netflix, spotify, etc. Si on voit un film 3 fois, on le charge 3 fois, plus rien n'est stocké sur l'ordi de l'utilisateur de base. Pareil si on écoute une musique 20 fois (encore qu'il semble qu'on ait un paramètre pour la stocker localement, avec un DRM). Quand on regarde ou montre 4 fois les cinq photos crétines du cousin avec une grimace se voulant un sourire, de 6 mb chacune (!!!, 200 kb auraient suffi), on la charge à chaque fois du serveur de mail ou de FB (elle ne reste pas assez longtemps en cache pour éviter ça.)

    Donc, contrairement à ce que veut nous faire croire l'article, il y a le feu au lac, le coût énergétique de l'informatique (à moins que ça ne soit d'internet ? pire encore, dans ce cas) est classé juste après celui des transports aérien, à la différence que celui-ci augmente linéairement, alors que celui-là augmente exponentiellement.

    Disclaimer : Étant allergique au stupidphone et n'en possédant pas, je dis peut-être des bêtises en ce qui en concerne l'usage, mais c'est ce que j'ai remarqué chez des proches.