Curieux, parce que d'une part, des points, on en trouve dans les livres (et pas que à la fin des phrases, il suffit de voir que les gens écrivent "L.A." et pas "Los Angeles".
D'autre part, il y a des gens qui ont utilisés la forme avec point (médian ou pas) de l'écriture inclusive dans des livres, et ça n'a pas tuer le livre.
Le dernier exemple que j'ai vu, c'est "Sex and the Series", de Iris Brey. En regardant l'exemplaire que j'ai chez moi, il y a de l'écriture avec un point en page 210, 203, 190 (pour ne regarder que les passages du chapitre 4 que j'ai lu pour le moment). Son auteure a eu une interview dans le Monde y a pas si longtemps (https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/11/13/iris-brey-l-empecheuse-de-l-omerta-du-cinema-francais_6019007_4500055.html), donc l'hypothèse de "tuer le livre" me parait ne pas reposer sur des exemples concrets.
De surcroit, il semble que la seule étude sur le sujet, ou sur un sujet proche (évoqué dans https://www.ethique-et-tal.org/2018/01/20/ecriture-inclusive-et-point-median-et-si-lon-causait-science/) semble dire qu'on s'habitue assez vite à ce genre de forme. Le même article pointe le fait que c'est sans doute plus dur pour les personnes ayant des soucis de dyslexie, car il faut apprendre le mot. Et il conclut en disant que ceci va sans doute creuser l'écart entre les gens qui lisent beaucoup et ceux qui ne lisent pas beaucoup (chez les dyslexiques).
Sauf que l'apprentissage lexical se fait quand on rencontre le mot. Plus un mot est courant, plus ç'est facile. Donc le moyen de réduire l'écart, c'est de généraliser l'usage des formes inclusives, conclusion que l'article ne pointe pas.
D'ailleurs, l'article pointe aussi le cas des mots d'origine anglaise, comme people, et le fait de devoir passer par la voie lexicale pour leur apprentisage, donc soumis aux mêmes problèmes que les formes inclusives . C'est un point intéressant, car tout d'un coup, plus personne ne se préoccupe ni des lecteurs d'écrans, ni des personnes atteintes de dyslexie, vu l'usage immodéré de néologisme en francais, surtout dans le domaine informatique.
D'ailleurs, pour boucler sur wikipedia, c'était l'objet d'un sondage il y a 10 ans (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Sondage/Conventions_sur_les_titres_et_anglicismes), et la communauté a visiblement massivement voté pour ne pas suivre l'Académie française et la DGLFLF, et si j'en croit la conclusion de l'article que j'ai donné, ça inclue également le fait de dire merde à l’accessibilité.
[^] # Re: LEIA
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Écriture inclusive, féministes et Wikipédia. Évalué à -3.
Curieux, parce que d'une part, des points, on en trouve dans les livres (et pas que à la fin des phrases, il suffit de voir que les gens écrivent "L.A." et pas "Los Angeles".
D'autre part, il y a des gens qui ont utilisés la forme avec point (médian ou pas) de l'écriture inclusive dans des livres, et ça n'a pas tuer le livre.
Le dernier exemple que j'ai vu, c'est "Sex and the Series", de Iris Brey. En regardant l'exemplaire que j'ai chez moi, il y a de l'écriture avec un point en page 210, 203, 190 (pour ne regarder que les passages du chapitre 4 que j'ai lu pour le moment). Son auteure a eu une interview dans le Monde y a pas si longtemps (https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/11/13/iris-brey-l-empecheuse-de-l-omerta-du-cinema-francais_6019007_4500055.html), donc l'hypothèse de "tuer le livre" me parait ne pas reposer sur des exemples concrets.
De surcroit, il semble que la seule étude sur le sujet, ou sur un sujet proche (évoqué dans https://www.ethique-et-tal.org/2018/01/20/ecriture-inclusive-et-point-median-et-si-lon-causait-science/) semble dire qu'on s'habitue assez vite à ce genre de forme. Le même article pointe le fait que c'est sans doute plus dur pour les personnes ayant des soucis de dyslexie, car il faut apprendre le mot. Et il conclut en disant que ceci va sans doute creuser l'écart entre les gens qui lisent beaucoup et ceux qui ne lisent pas beaucoup (chez les dyslexiques).
Sauf que l'apprentissage lexical se fait quand on rencontre le mot. Plus un mot est courant, plus ç'est facile. Donc le moyen de réduire l'écart, c'est de généraliser l'usage des formes inclusives, conclusion que l'article ne pointe pas.
D'ailleurs, l'article pointe aussi le cas des mots d'origine anglaise, comme people, et le fait de devoir passer par la voie lexicale pour leur apprentisage, donc soumis aux mêmes problèmes que les formes inclusives . C'est un point intéressant, car tout d'un coup, plus personne ne se préoccupe ni des lecteurs d'écrans, ni des personnes atteintes de dyslexie, vu l'usage immodéré de néologisme en francais, surtout dans le domaine informatique.
D'ailleurs, pour boucler sur wikipedia, c'était l'objet d'un sondage il y a 10 ans (cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Sondage/Conventions_sur_les_titres_et_anglicismes), et la communauté a visiblement massivement voté pour ne pas suivre l'Académie française et la DGLFLF, et si j'en croit la conclusion de l'article que j'ai donné, ça inclue également le fait de dire merde à l’accessibilité.